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Posted by: admin | on janvier 28, 2023
La guillotine à Carentoir
La guillotine à carentoir
Ce 4 prairial de l’an Il (23 mai 1794) en pleine terreur (elle ne cessera officiellement que deux mois plus tard le 9 thermidor (27 juillet) avec l’arrestation et son exécution le lendemain du tyran Robespierre, l’émoi est considérable à Carentoir.
Sur la place de l’église La guillotine a été amenée de Rennes à grand renfort de publicité. Le lendemain le couperet tranche le cou de Pierre Chevalier, jeune chef chouan de Carentoir.
Désormais l’ignoble instrument inventé par le Docteur Louis et le mécanicien Schmidt, vulgarisé par le docteur Guillotin prendra dans ce pays le surnom de Perrine Chevalier.
Ceci en souvenir de Pierre Chevalier qui avait demandé avant de mourir une plume, de l’encre et une chemise blanche, voulant montrer par là que sa conscience était pure, qu’il mourait pour une noble cause. Une complainte célébra sa bravoure.
qui était pierre chevalier ?
Pierre Chevalier était né en la paroisse du Temple. Il avait épousé Jeanne Tourtal de la paroisse de Tréal. Il exerçait la profession de menuisier et, paraît-il était un fameux chouan. C’était un fort bel homme, aux larges épaules, à la figure douce et martiale.
Sa capture fut mise au prix de 100 écus. Mais il réussit à échapper à tous les nombreux pièges qu’on lui tendit, jusqu’au jour où traversant un clos dénommé le Clisson, il fut trahi par les jappements joyeux de son petit chien, aboyant de plaisir à la vue de son maître.
Les gendarmes postés en permanence près de là se précipitant sur les pas du fugitif réussirent à l’arrêter et à s’emparer de lui. Il fut jugé militairement et condamné à mort.
Le jour de son exécution il refusa le ministère du prêtre assermenté Rubault de La Gacilly. On dit qu’un prêtre fidèle, posté à un endroit convenu d’avance put lui donner l’absolution. Il fut exécuté le 24 mai 1794 sur les 5 heures du soir.
curiosité malsaine
Dans un faubourg de Carentoir, Bourienne, le jeune Mathurin Hersart, 14 ans, a du vague à l’âme. Il s’ennuie. Mais lorsqu’il apprend qu’une exécution capitale va avoir lieu sur la grande place du bourg, il n’a de cesse de faire partager son enthousiasme à son entourage.
Et quelle aubaine de pouvoir se distraire gratis ! Il en parle à son voisin, Joseph Garel, qui le dissuade d’aller assister à ce triste spectacle. (Garel restera caché durant trois jours tremblant d’effroi par peur de La guillotine). Rien n’y fait… Il ira malgré cet avertissement. Il sent qu’il a besoin d’émotions fortes. Il sera largement servi ! Son père Jean Hersart ne prend pas parti. Pour avoir acquis la maison de la Marmillière, bien national, il sera fusillé par les chouans de Savigne deux ans après.
Le gringalet se met en route persuadé d’assister à un beau et touchant spectacle. Bien placé près de l’échafaud, Mathurin ne bronche pas lorsqu’il voit la tête de Pierre Chevalier tomber dans le panier.
Le bourreau ou un membre du directoire, peut-être un agent national, on ne sait, l’a repéré et a remarqué sa bonne allure. Ce serait une excellente chose, se dit ce personnage, que ce soit un adolescent qui promène au bout d’une pique la tête toute ensanglantée du supplicié : bel exemple pour les jeunes de ce pays qui en ont tant besoin. Il est fort bon de montrer à la population que la jeunesse sait apprécier les bienfaits de la révolution, sauvée de l’obscurantisme prôné par les prêtres !
Le galopin est donc fermement prié de passer à l’exécution de ce projet. Voici donc notre Mathurin transformé en porteur d’une drôle de bannière, sous l’oeil goguenard de ses copains qui le brocardent en catimini. Le freluquet doit faire le tour de Carentoir exhibant au bout de sa pique la tête du martyr.
Sinistre mascarade ! Il ne se sent pas très malin dans cette posture. Il en sort tout déboussolé, guéri a jamais des affres de l’ennui. Le récit de sa « prouesse » est parvenu jusqu’à nous.
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Posted by: admin | on janvier 26, 2023
Les croix
Les croix
LES DIFFérentes croix
Qu’elles soient croix de chemin, de carrefour, de cimetière, ex-voto (remerciements), de rogations (demande), de mission (souvenir de périodes d’enseignement), croix hosannières (pèlerinage), en pierre, en fer, en ciment, en bois, calvaires (avec un Christ), Golgotha (Christ entouré des deux larrons), elles font partie de notre environnement et autrefois, elles protégeaient le passant qui se signait à son passage.
LES CROIX trilobées
Les deux seules croix trilobées ou tréflées (composées de trois lobes) du canton se trouvent à Carentoir : Le Gouta et Le Temple (derrière l’église).
le gouta ...................... le temple
CROIX redentées
Elles se distinguent des croix pattées par leur redent (ornement formé par trois arcs de cercle se coupant deux à deux) qui figure sur la croix mais aussi sur le fût. Elles sont toutes réparties sur le quart Nord-Est de la commune en relation directe avec l’influence de la commanderie du Temple. Deux sont certainement du même sculpteur.
Marsac : Datée de la fin du XVII ème siècle. On retrouve sur cette croix les 5 trous des croix templières.
La Chauvelaie : Datée de 1678. On peut remarquer à son sommet un écu en relief avec des inscriptions non identifiées ainsi qu’une rosace en creux sur le fût.
.............marsac........................la chauvelaie
CROIX latines
C’est le type le plus répandu dans la région. Neuf croix de ce type ancien ont été relevées sur Carentoir.
Croix de la Fontaine près de la Danais. Elle date de 1734. Sur son fût est gravé un cœur.
Croix de Couëtu, elle daterait de 1444. C’est une simple croix en schiste.
croix de Couétu 1444
La croix historiée
Gourmelan
C’est la seule sur la commune. Trois autres ont été repérées sur le canton. Sur la face ouest, un Christ efflanqué à la tête penchée et couronné de rayon est sculpté. Face est, une Vierge à l’enfant et sur les faces nord et sud un homme et une femme (La Vierge et Saint Jean?) sont représentés. .
CROIX recroisetée
Dérivée de la croix grecque, en ce sens que les branches sont égales mais constituées cette fois par des croix grecques ou latines.
Croix des Vignes
C’est un palis de schiste avec un soubassement contemporain sur lequel est sommairement sculpté en bas-relief un Christ et des symboles chrétiens.
croix de la fontaine la danais 1734
Quelques croix de CARENTOIR
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Posted by: admin | on janvier 26, 2023
provenance des matériaux
provenance des matériaux
Extrait du bulletin paroissial d’avril 1948
Le granit vient de St Jean la Poterie, d’Allaire, de Bains et même de Péaule. Le dallage de l’église est de Billio: on peut constater qu’il est de qualité très inférieure. Quand on songe à ce qu’étaient alors les modes de transport, les distances à parcourir, on se fait une idée et des difficultés et des fatigues d’un tel travail, et du mérite des charretiers.
Les pierres et moellons sont venus en grande partie de la carrière du Moulin-Rouho; d’autres d’une carrière de Sixt, près de la Gacilly, d’autres de Sigré, de Montvolet, terrain appartenant à Pierre Roland, de Bourrienne. On en prit aussi près de la Gourdelaie, entre la Danais et la Minardaie, non loin de l’Hôtel Portier.
Les gros et petits piliers, colonnettes et arcades, à l’intérieur de l’église sont en pierres blanches de Caen, amenés de Redon par entreprise et en gros blocs. Elles furent sciées et taillées sur l’emplacement de l’ancien cimetière, autour de la vieille église.
On s’étonnera peut-être en voyant que l’on a pris des pierres aux quatre coins de la paroisse. Cette diversité de carrières s’expliquent par la grande quantité de matériaux nécessaires pour entretenir les maçons ; à certains jours tous les quartiers donnaient à la fois. D’autre part, cela permettait de donner satisfaction à tous les villages dont les gens étaient heureux de fournir et de transporter des pierres de chez eux pour la construction de l’église.
En dehors du sable de Loire, nécessaire pour le granit et la pierre de Caen, le sable de bâtisse provenait du Temple et d’une carrière située près du Moulin du Vicomte, appartenant à la veuve Bouchet, propriétaire à la Mineraye, qui l’offrit gratuitement, comme l’avait fait Mr de Carheil pour sa carrière du Temple.
Le bois débité par les ouvriers de Carentoir, au compte de Mr le Ray, fut amené de la forêt de la Bourdonnaye, le 10 novembre 1882, par les fermiers de Mr le Marquis. Le 27 novembre, l’architecte vint donner ses dernières instructions et l’on se mit au travail.
Les briques avaient été fabriquées à Langon. Elles arrivèrent à la Gacilly par voie d’eau, dans les premiers jours de 1883. Le 18 janvier, avis vint qu’elles étaient déchargées sur le quai. Un appel fut lancé pour les amener à pied d’oeuvre et le 22, par un froid intense, quatre-vingt charrettes se rendirent à la Gacilly. Le 23 au soir, tout était rendu sur le chantier.
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LA TOUR
L’église était consacrée. Il restait pour qu’elle fut complète, à la doter d’une tour. Celle-ci ne comprenait encore que la base s’élevant un peu au-dessus de la toiture: il lui manquait la chambre des cloches et de la flèche. A la démolition du vieux clocher, les cloches furent suspendues à un échafaudage situé près de la salle de musique actuelle : elles ne devaient pas remonter dans la nouvelle tour: un projet prévoyait un carillon neuf.
Grâce à la générosité de M. Joseph Rocher, de Marsac, on put quelques années après la consécration envisager l’achèvement de la tour. Par testament en date du 27 décembre 1888, Joseph Bouchet, léguait à la paroisse la somme de 20 000 francs à cet effet. En 1895, le conseil d’état reconnaissait le legs et en signait l’emploi. On se mit aussitôt au travail.
Le plan primitif de M. Maignen fut revu et modifié par M Régnault, architecte à Rennes. La préfecture ayant accordée les autorisations nécessaires, les travaux furent mis en adjudication, le 12 septembre 1895, et attribués à M. Richer entrepreneur à Redon. Le 23 mars 1896, on posa les premières assises. Le 1er mai, la chambre des cloches était terminée; le 6 juin les travaux de maçonnerie s’achevaient et le 9 la croix était hissée au sommet de la flèche.
« Gloire à Dieu, écrit M. Hillion, dans le cahier de la paroisse, aujourd’hui, pour la première fois, nous venons de voir briller la croix au sommet de la tour. C’est avec bonheur que nous l’avons saluée et que nous avons demandé de régner à jamais sur cette paroisse, du haut de son piédestal de granit, sur lequel l’ont élevée la foi et la générosité des fidèles de Carentoir ».
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Posted by: admin | on janvier 25, 2023
Chapelle Saint Jacques
chapelle saint-jacques
HISTORIQUE
Abritée sous son magnifique chêne pluri-centenaire, cette chapelle est dédiée à Jacques le Majeur—Jakez en Breton– l’un des plus importants saint et apôtre de la Chrétienté, vénéré à Compostelle en Espagne.
Une construction simple :
La chapelle daterait de la fin du XVI ème siècle, une messe, la première citée dans les sources, y étant « fondée » en 1578 d’après l’Abbé LE CLAIRE. L’étude architecturale du monument révélant une simplicité caractéristique de l’époque et la date de 1601 gravée sur une plaque insérée dans l’autel le confirment. Abbé LE CLAIRE, L’ancienne paroisse de Carentoir 1895.
Des agrandissements successifs
Depuis sa construction, la chapelle a fait l’objet de plusieurs remaniements. Le rejointoiement (1) des murs en 2000 a permis d’établir ces grandes étapes. Au XVIII ème s. la toiture de la chapelle primitive a été rehaussée à la suite de l’agrandissement du chœur. Le clocheton date peut-être de cette époque. A la fin du XX ème siècle, la chapelle a été rénovée (autel, vitrail du chœur…).
Le mobilier intérieur date, lui, pour une part du XVII ème s. (bénitier puis barrière d’autel), et pour une autre de la fin du XIX ème s. (statues cf page suivante).
Les rénovations récentes :
Pendant la seconde guerre mondiale un bombardement proche aurait ébranlé la chapelle que l’on a d’abord consolidé en plaçant des tirants (2). Il y a une trentaine d’années le vitrail du chœur a été restauré. La toiture, le clocheton et les gouttières ont fait l’objet d’une restauration un peu plus tard.
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SAINT JACQUES
Jacques, dit « le Majeur », était pêcheur sur le lac de Tibériade. Après la mort de Jésus dont il était un des apôtres, il part évangéliser l’Espagne. A son retour en Palestine, il est décapité à Jérusalem vers 44 après J-C. Selon une légende, ses disciples placent alors son corps dans une barque qui vient s’échouer sur les côtes de Galice, après avoir traversé la Méditerranée et franchit le détroit de Gibraltar. Les historiens, eux, pensent plutôt que sa dépouille a été rapportée en Espagne pas ses disciples.
Quelques huit siècles plus tard, en 810 ou 814, son tombeau est retrouvé par un ermite et un évêque qu’une lueur dans le ciel aurait guidé vers un « campus stellae », un « champ d’étoiles », d’où proviendrait le nom de Compostelle. Ce miracle est une occasion pour les souverains espagnols de lancer la « Reconquista » visant à chasser les Maures du sol ibérique. La dévotion populaire ( sous forme de pèlerinage entre autre) se développe immédiatement, se poursuivant du Moyen-Age jusqu’à nos jours.
Saint Jacques et un saint très vénéré en Europe depuis le Moyen-Age et les pèlerins qui se rendent à Compostelle se comptent par milliers. La France et notamment la Bretagne, restée très pieuse à travers les âges, est profondément marquée par cette dévotion. La chapelle Saint-Jacques est un hommage à ce grand saint de la Chrétienté.
Chaque année, les habitants des localités voisines viennent y célébrer l’apôtre à l’occasion d’un pardon qui se tient le dimanche le plus proche de la Saint Jacques.
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Posted by: admin | on janvier 25, 2023
La chapelle de Fondelienne
la chapelle notre-dame de fondelienne
son histoire
L’origine de la chapelle Notre-Dame des Vertus de Fondelienne est incertaine.
L’Abbé Le Claire, qui fut l’historien de Carentoir à la fin du XIX ème siècle, cite, dans son livre sur l’ancienne paroisse de Carentoir, les quelques informations disponibles sur le sujet.
Un lieu, source de légendes :
L’Abbé cite un premier souvenir qui touche à l’histoire de l’ordre, militaire et religieux, de la Milice du Temple.
En 1307, le roi de France Philippe IV dit le Bel, endetté et jaloux de leurs richesses, ordonna l’arrestation des Templiers. A travers tout le royaume de nombreuses exécutions de Templiers eurent lieu. A Carentoir, plus ancienne Commanderie templière de Bretagne et l’une des quatre plus importantes, ce fut également le cas.
Selon la tradition, les fameux moines rouges du Temple de Carentoir furent tous massacrés au pied d’un gros chêne, tout près de la chapelle de Fondelienne. Existait-il déjà une chapelle en ce lieu au XIV ème siècle ou s’agit d’un anachronisme, ou encore n’a-t-on pas confondu templiers et hospitaliers, qui eux, restèrent à Carentoir jusqu’en 1790.
L’ecclésiastique parle ensuite d’une légende locale selon laquelle des Huguenots (1), au XV e siècle, voulurent brûler une statue de Notre-Dame placée dans un chêne où on venait la vénérer. A trois reprises ils la jetèrent dans un four chauffé à blanc, sans jamais pouvoir réussir à la détruire. La statue en est tout de même restée noircie. Pour abriter plus convenablement la statue miraculeuse, on bâtit alors la chapelle connue sous le nom de Notre-Dame de Fondelienne.
N-D de fondelienne avant la construction du clocher
la chapelle, importante pour les carentoriens
La chapelle de Fondelienne a toujours eu un rôle fondamental à travers les âges. Au XVII e siècle elle est même devenue, durant une courte période, l’église paroissiale.
Elle fait partie intégrante de la mémoire des carentoriens, paroissiens ou pas. C’est ainsi que les clubs sportifs de la commune ont adopté le nom de cette chapelle, pour devenir la Fondelienne de Carentoir.
Chaque 15 août, comme le veut la tradition, un pardon s’y déroule. Une messe y est célébrée le premier samedi de chaque mois.
Un cantique en l’honneur de Notre-Dame de Fondelienne est également chanté à l’issue du pardon.
Une association s’occupe d’entretenir la chapelle et ses abords.
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Dans la chapelle se trouve une chaire du XV è siècle, dit-on, sur laquelle on remarque un écusson sculpté dans le bois. Les armoiries sont celles d’un couple de seigneurs de la région qui vivaient au moment de la Réforme (2) et de la construction de la chapelle. Cette indication plus précise fixerait la date de la construction de la chapelle vers le milieu du XVI e siècle.
la chaire
Ce dont on est sûr c’est de l’importance indubitable qu’avait la chapelle de Fondelienne dans la paroisse. Elle jouait même le rôle d’église de substitution. C’est ainsi qu’ne 1683, elle servit d’église paroissiale pendant tout le mois de juin, à cause de l’interdit dont avait été frappée l’église du bourg de Carentoir.
La chapelle était propriété des paroissiens et un trésorier était chargé d’en gérer les comptes pour l’évêque. Mais le sieur de la Meule, lieu-dit à 300 m à l’ouest de la chapelle, exerçait une forte influence sur la chapellenie de Fondelienne.
Au début du XXe siècle, une chambre, avec cheminée, se voyait au-dessus de la sacrifié ; c’est là que logeait le chapelain qui desservait la chapelle.
La simple observation des murs de la chapelle permet d’en déduire une évolution entre la chapelle primitive et celle que l’on connaît. En effet, la façade actuelle a été rajoutée par la suite et le toit rehaussé. Le clocheton est récent. Ajoutons aussi que la sacristie est postérieure à 1825 puisqu’elle n’apparaît pas sur le cadastre de cette même année.
le mobilier
Au dessus du maître-autel se trouve le retable, qui, selon l’Abbé Le Claire, aurait été placé par le trésorier de la chapelle en 1736. on y voit un tableau figurant l’Assomption. La Vierge y est peinte d’anges et s’élevant dans les nuées sous son pied gauche on remarque un croissant de lune, caractéristique de ce type de représentation, qui réfère souvent à l’Immaculée Conception.
Au-dessus, un bas-relief représente Dieu le Père, lui aussi entouré d’anges et tenant un globe.
la croix de fondelienne
A l’extérieur se trouve une croix de type néo-templière installée dans le cadre de la mission de 1911. en effet, les missionnaires ont voulu marquer les esprits en produisant des supports iconographiques qu’ils léguaient aux fidèles et en laissant des marques dans des matériaux plus durables. Ils ont ainsi fait ériger, solennellement, des croix destinées à perpétrer le souvenir de la mission.
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Posted by: admin | on janvier 25, 2023
Eglise de Quelneuc
église de quelneuc
Les églises de quelneuc
Avant l’église actuelle qui se trouve dans le centre du bourg de Quelneuc, il existait une église plus ancienne sous le patronage de Saint Nicolas. Elle se situait au bas de l’actuel cimetière et était du 15 ème siècle.
Dotée de fonts baptismaux, elle devint chapelle tréviale en 1612. Il semblerait que la dévotion à Saint Nicolas serait liée à la famille de Talhouët et serait une importation des croisades. On connaît les noms des 20 prêtres qui ont desserrvi la trève de 1618 à 1792.
L’église Saint Nicolas et le culte de ce saint ont été vénéré officiellement à Quelneuc jusqu’en 1877, lorsque l’église du cimetière fut abandonnée.
La nouvelle église.
7 août 1842, Quelneuc devient paroisse autonome. M. Pierre Morin (ancien vicaire de Carentoir) devient le premier curé. Pendant un certain temps, Saint Marcoul, patron de Carentoir, reste le saint protecteur de la nouvelle paroisse alors que cela aurait dû être Saint Nicolas. Petit à petit, la dévotion à Saint Marcoul diminue et lorsque Quelneuc accède à l’autonomie municipale (1863), Saint Marcoul disparaît complètement.
Le 12 avril 1874, le conseil de fabrique de la paroisse de Quelneuc décide de la reconstruction de l’église, l’ancienne, l’église Saint Nicolas, tombant en ruines. Le projet fut confié à M Maigné, architecte du département. L’entreprise qui assura les travaux fut l’entreprise Gombaut de Guer.
28 août 1877 bénédiction solennelle de l’église par le curé de Carentoir.
28 avril 1887 Saint François de Sales devient le protecteur officiel de la paroisse. Le patronage de Saint Marcoul rappelait aux Quelneucois, leur dépendance fiscale vis-à-vis du clergé de Carentoir.
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un prêtre réfractaire à quelneuc
1790 C’est la Révolution. Douze prêtres exercent leur ministère dans la paroisse de Carentoir. La grande majorité refuse de prêter serment à la constitution civile du clergé.
Parmi ces prêtres réfractaires, l’abbé Deschant, était servant de la trêve de Quelneuc. Malgré les poursuites dont les prêtres réfractaires faisaient l’objet, l’abbé Deschant restait sur place, caché chez les uns et les autres.
Un jour, recherché par les Républicains (appelés les Bleus) du Temple parce qu’il continuait à célébrer la messe, l’abbé fuit pendant que les fidèles dansent autour d’un feu pour attirer les révolutionnaires et faire diversion.
Malgré tout, l’abbé Deschant est capturé et déporté à l’île de Ré.
Il revient à Carentoir en 1800 et meurt curé-doyen en 1805.
Il semblerait que dans l’église un vitrail nord retracerait l’histoire de ce prêtre.
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Posted by: admin | on janvier 24, 2023
Construction de l’école privée des garçons
construction de l'école privee des garçons
En 1888, les écoles communales eurent l’obligation de devenir laïques et de fonctionner avec des enseignants laïcs. L’école communale de Carentoir tenue par les frères de Lamennais dut malgré elle se conformer à cette nouvelle loi.
Mr Le Doyen de la paroisse de Carentoir réagit immédiatement et se mit en devoir de créer un comité chargé d’aviser les meilleurs moyens de construire sans tarder une école libre. Celui-ci était composé des principaux notables de la paroisse : Mr de la Bourdonnaye, de Carheil, de Bruc, de Berh …
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Le financement des travaux fut rapidement trouvé. Mr le Marquis de la Bourdonnaye en finança une grande partie mais quelques notables de la paroisse y apportèrent largement leur contribution. Cependant une souscription fut organisée pour faire appel à la générosité des paroissiens. La somme récoltée dépassa toutes les espérances et permit d’envisager rapidement la construction de l’école.
Le comité se mit immédiatement à la recherche d’un terrain. Après plusieurs pourparlers avec quelques propriétaires, on se mit d’accord sur un terrain situé sur les hauts de Bel Air.
Une fois les plans réalisés par le père Martial de Ploermel, les travaux commencèrent. Les fondations furent creusées en quelques jours. L’adjudication des travaux fournie aux différentes entreprises, une carrière fut ouverte à la Grésette à la sortie du bourg. Les parents se chargèrent du charroi des pierres et des différents matériaux.
La construction avança rapidement et les travaux furent terminés à la fin de l’année suivante.
Placée sous le vocable de Saint Stanislas-Kortha, l’école fut bénite le 12 janvier 1890 par Mr le Doyen.
Cette école dirigée par les Frères de Lamennais (Ploërmel) jusqu’en 1975 devint mixte en 1976. Selon un bulletin paroissial d’octobre 1947, elle compta jusqu’à 150 élèves.
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Posted by: admin | on janvier 24, 2023
Ecole privée des filles
école privée des filles
Construction de l’école des filles
L’école des filles, bien qu’elle soit communale, était dirigée par les religieuses du St Esprit. Mais la promulgation des lois de Jules Ferry qui instaurait la laïcisation de l’école, mit fin à leur enseignement en 1902. Tous les enseignants devaient être des laïcs
Devant cet état de fait, Le curé doyen de l’époque réagit et consacra toute son énergie à la construction d’une nouvelle école des filles. Il mobilisa l’ensemble des paroissiens et organisa une souscription. Ce fut un véritable succès.
Le financement trouvé, Il fallait trouver un terrain non loin du bourg. Par chance, une parcelle, près de Bourrienne, était à vendre. L’abbé Rubeaux, originaire de Carentoir, l’acheta et devint ainsi le propriétaire de la nouvelle école.
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Les travaux de construction commencèrent en septembre 1903. Les paroissiens furent mis à contribution. Pleins de bonne volonté, ils participèrent au charroi des pierres et autres matériaux. Ils allaient chercher la chaux à la gare de Guer, les pierres de granit à Bains, la pierre de moellon à Tréhandin et le sable au Temple. Après deux années et demi de travaux, l’école fut enfin achevée.
Le 6 mai 1906, celle-ci fut officiellement ouverte.
Le dimanche 8 mai, eut lieu la bénédiction de l’école, en présence de Mr le Baron de Berh, Maire de la commune. Le curé doyen remercia chaleureusement les paroissiens et les assura de sa reconnaissance pour tous les services rendus.
En septembre 1911, Mr le curé Doyen, fit, par sécurité, entourer l’école d’un mur en pierres.
Cette école, devenue mixte en 1976, a fonctionné jusqu’en juillet 2000, date à laquelle les maternelles ont rejoint leur nouvelle école à Bel Air.
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Posted by: admin | on janvier 23, 2023
Les statues
Le statuaire
la piéta
Une « piéta ». Le thème de la Vierge de Pitié apparaît à la fin du Moyen Age. Guerres, épidémies, disettes ont rudement éprouvé les populations. On représente donc beaucoup plus le Christ souffrant que triomphant. Les fidèles se tournent de plus en plus vers la Vierge, symbole de réconfort. Le culte marial prend alors le pas sur toutes les autres dévotions. Il ne faut donc pas s’étonner de retrouver la disproportion ici présente entre le corps de la Vierge et celui du Christ..
La « piéta » du Temple représente Marie, de face, en position assise, vêtue d’une longue robe rouge ornée d’une rose et d’une ceinture travaillée à l’or. Elle porte sur ses genoux le Christ mort, descendu de la Croix. Elle le soutient de son bras droit et tient son bras gauche avec sa main gauche. Le visage de la Vierge est travaillé avec une grande finesse, assurant une grande expressivité à l’ensemble.
Elle a été restaurée en 1981.
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la poutre de gloire
Elle provient d’une ancienne Poutre de Gloire. Traditionnellement, la Poutre de Gloire rappelle la mise à mort du Christ au Mont Golgotha à Jérusalem le Vendredi Saint. Le Christ agonisant est entouré par sa mère et par St Jean l’évangéliste.
Ici, le Christ, barbu, cheveux longs, couronné est sur la Croix. Il a les yeux fermés et la tête penchée sur la droite. La sculpture pourrait datée de la fin du 17e siècle.
A droite du Christ, on reconnaît saint Jean L’Évangéliste, de face, jeune, imberbe, tenant dans sa main gauche le livre fermé de l’Évangile.
A gauche du Christ, la Vierge Marie, de face, les bras croisés sur sa poitrine, en position de prière. Le style de ces deux statues oriente vers une datation antérieure à celle du Christ.
Le tout est installé sur une traverse de bois sculpté en écaille, présentant une tête de mort et deux tibias, symbolisant le Mont Golgotha, là où le Christ est mort.
Statue dite de saint louis
L’incertitude autour de cette statue en bois polychrome du 17e siècle réside dans sa dénomination.
Le personnage est de face, debout. Il est vêtu d’une chasuble bleue, ornée d’hermines de couleur or. Des fleurs de lys sont peintes sur les épaules. Il est imberbe, porte la mitre (ou la couronne pour saint Louis) et tend sa main droite vers le ciel (symbole de justice pour saint Louis). Sa main gauche est repliée vers sa poitrine et devait tenir une crosse (ou un sceptre) aujourd’hui disparue.
Cette statue, primitivement un évêque a dû être transformée afin de représenter un saint Louis rendant la justice, thème courant en Bretagne.
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Posted by: admin | on janvier 23, 2023
Les tableaux
les tableaux
le baptême du christ
Depuis le 17e siècle, un grand tableau du Baptême du Christ par saint Jean-Baptiste orne le centre du retable. La présente huile est plus sûrement la copie d’une toile de l’école italienne du 17e siècle, réalisée au 19e siècle.
Jésus est de face, nimbé, barbu, cheveux longs, en prière. Il est sorti du Jourdain et reçoit le baptême de Jean qui lui verse l’eau sur la tête avec une coquille. Jean est de profil, nimbé, barbu et cheveux longs.
sainte catherine
Sainte Catherine de Sienne est représentée de face. Elle porte l’habit du tiers ordre des Dominicains, auquel elle appartenait. Elle regarde l’angelot à sa droite, qui semble lui présenter quelque chose. Sa lèvre inférieure présente des coulures du sang provenant des plaies des pestiférés qu’elle soulageait.
saint dominique
Saint Dominique est représenté de face. Il porte barbe et moustache.
Il est revêtu de l’habit des Frères Prêcheurs ou Dominicains. De sa main droite, il désigne le haut du tableau.
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l'annonciation
Ce tableau est une œuvre curieuse. Si le thème est classique, la réalisation semble parfois archaïsante ou maladroite.
La scène se déroule dans un intérieur de chambre. Marie, de face, agenouillée, les bras grands ouverts, avec le livre posé sur un banc se laisse surprendre par la venue de l’Ange Gabriel. Celui-ci est de profil. Il tient une branche à trois fleurs de lys (symbole de la virginité de Marie) dans la main gauche. De la main droite tendue vers le ciel, il désigne l’Esprit Saint figuré par la colombe au centre de la composition. Les deux personnages principaux sont assistés par des anges ailés. Dieu le Père, de face, en buste, main droite tendue, au centre d’une mandorle (gloire qui entoure le visage du Christ en majesté) de têtes humaines domine la scène.
Selon la tradition, l’archange annonce à Marie qu’elle va mettre au monde un fils, Jésus, qui « sera appelé fils du Très Haut ». Marie demande :
« Comment cela pourrait-il se faire puisque je suis vierge ? ». Gabriel lui répond : « l’Esprit Saint viendra sur toi […] voilà pourquoi celui qui va naître sera saint et sera appelé Fils de Dieu. ».
On notera la présence parmi les anges d’une femme, vêtue sobrement comme au 18e siècle. Il s’agit sans doute de la donatrice de ce tableau. On ne sait pas de qui il s’agit. Néanmoins, l’étude des archives, conservées aux archives départementales de la Vienne, montre, qu’au début du 18e siècle et jusqu’en 1737, une femme, Françoise du Masle, dame de la Villerolland, tient la seigneurie du Bois Brassu. Il s’agit peut être d’elle.
Le tableau est signé et daté : « FAIT PAR MOY FRAVAL PEINT 1718 ».
On connaît très mal le peintre Fraval. Il semble avoir travaillé dans la région dans la première moitié du 18e siècle.
On le retrouve à la chapelle Notre Dame d’O à Bréhardec (Questembert).
En 1728, il travaille ou habite dans la région de Questembert.
tableau de 1935
Ce tableau peint en 1935 avant les modifications importantes qui avaient été réalisées, montre le mur de séparation entre les deux parties de l’église ainsi que l’arc roman qui n’a pas été refait lors de la restauration.
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