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les costumes traditionnels de carentoir et quelneuc

Les costumes traditionnels font partie intégrante de notre patrimoine. Ils témoignent de notre histoire, de nos coutumes et de notre savoir faire transmis de génération en génération.  Si, au premier regard, dans notre Morbihan gallo, ils semblent très semblables, ils présentent suivant les circonstances ( fête, mariage, baptême, deuil …) de nombreuses variantes d’une commune à l’autre. Les différences se manifestent notamment dans les coiffes, les jupes, les châles, les tabliers…

Passionné d’histoire locale, Michel Rocher nous propose une description détaillée des costumes traditionnels féminins de Carentoir et de Quelneuc, mettant en lumière leurs caractéristiques et leurs spécificités.

Il convient de souligner que les costumes masculins, contrairement à ceux des communes situées plus à l’ouest, ne présentent pas ici de particularités locales.

 

LA TAILLE

Elle est confectionnée avec des petits plis verticaux à l’avant et à l’arrière, parfois horizontaux à l’encolure.

 

Son col devenu officier à la fin du XIXe sera supprimé début XXe. L’encolure agrandie laissera apparaître à dépasser une guimpe (genre de plastron), en tulle noir, également avec col officier. Cette guimpe pour les mariées et demoiselles d’honneur sera généralement blanche, et placée le plus souvent souvent sur la taille. Elle commencera à être supprimée au début des années 30, l’encolure laissée telle quelle pouvait être agrémentée d’une dentelle.

 

Contrairement aux communes plus à l’ouest comme Saint-Martin et Peillac où les manches étaient larges, ici elles étaient serrées aux poignets. La bande de velours qui ornait le bas des manches disparaîtra avec la nouvelle génération au tout début du XXe, remplacée le plus souvent par de la guipure (dentelle épaisse ici réalisée couramment mécaniquement), ou parfois par de la broderie faite main; la plupart du temps, à dépasser des poignets, une dentelle noire sera cousue, blanche pour les mariées et demoiselles d’honneur.

 
costume de petite sortie avec pèlerine
costume de Carentoir et Quelneuc début années 1900

 

LA JUPE

En fonction de l’époque et la localisation, elle est plate devant, froncée ou à gros plis à l’arrière, elle commencera à raccourcir à la fin des années 20.

 

LE TABLIER

Suivant les circonstances il pouvait être de couleur avant la grande guerre. Par la suite, il s’assombrira ou deviendra beaucoup plus souvent noir. Et apparaîtront sous la bavette, en remplacement des fronces, une série de petits plis. Ils étaient pour les cérémonies confectionnés dans de beaux tissus, brochés, moirés, brocarts, satins, soies… Ils pouvaient être brodés, avec parfois de discrètes broderies ajourées de style Richelieu.

A l’est du territoire comme à Quelneuc, de la même façon qu’à Bruc-sur-Aff et Sixt-sur-Aff, influencée par la mode rennaise, sa bavette diminuera fortement ou disparaîtra, une ceinture en tissu pouvait la remplacer. Ce nouveau tablier pouvait être arrondi en bas, réalisé aussi en différents tissus, ou en guipure.

 

LE CHÂLE

Souvent en couleur avant la grande guerre, taillé dans différentes matières comme de la laine mérinos, du velours, soies, satins, dentelles.. Il y avait aussi au XIXe provenant le plus souvent de Lyon, des châles aux motifs cachemire, et d’autres en soies damassées, le plus souvent à dominance violet, aux motifs fleuris.

Par la suite, toujours dans des matières différentes, ils deviendront noirs, brodés ou non, ou en guipure..et sans obligation,  blancs pour les mariés.
Pour le grand deuil, c’est juste un triangle de tissus, ou un carré plié en deux.

Le demi-deuil, accepte du tissu crêpe ou une bordure festonnée.
Lors de petites sorties, Ie châle pouvait être remplacé par une pèlerine, qui était portée avec un tablier sans bavette.

 Modèles de châles

Modèles de tabliers

LA COIFFE

Elle était portée dans plus de vingt anciennes communes, avec suivant l’endroit, quelques petites différences dans la pose.

Confectionnée généralement en filet, elle le fut aussi en tulle et plus anciennement en linon (tissu en lin très fin)..

 

Elle est composée en deux parties : La coiffe proprement dite, ailes et fond, et le bonnet (ou sous-coiffe).
Les ailes sont parfois enjolivées d’une dentelle sur la partie arrière, et le filet brodé de motifs simples. Le fond (ou cuve) n’est jamais ouvragé afin qu’à travers reste apparent le bonnet, un mince ruban blanc fait le tour de ce fond et se termine par un petit nœud plat à l’arrière.

 

Les ailes sont épinglées sur le haut, formant deux petites boucles.
Cette coiffe est posée sur le bonnet, qui lui, est appliqué sur une résille et un ruban de velours. Les mentonnières ont été supprimées à partir du début des années vingt.
Une grande diversité de technique était employée pour la réalisation de ces bonnets : crochet, filet d’art, tulle brodé et ajouré..

 

Pour le grand deuil, les ailes sont laissées pendantes, et sont habituellement confectionnées en tulle, avec juste des fils qui passent en ligne dans les mailles. Le bonnet n’a aucune fioriture.

 

Le demi-deuil accepte quelques motifs élémentaires de broderie, sur les ailes et la sous-coiffe, comme de simples points.
Il était d’usage que les ailes soient pendantes à la messe, pratique abandonnée en fin de mode.
Les mariées aussi avaient le plus souvent les ailes laissées libres, ce qui est aussi plus adapté pour porter une couronne.

                

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