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Manoirs et maisons nobles

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manoirs et maisons nobles

  

  LES MANOIRS EXISTANTS

Ces manoirs ont bien souvent été remaniés au fil des siècles.

  • le manoir de Rollienne (XVe siècle)

  • le manoir du Bois Brassu (XIII ou XIVe siècle)

  • le manoir de Peccaduc (XVIe siècle)

  • le manoir de Lourmel (XVI ème siècle)

  • le manoir de la Cossaie  (XVe siècle)

  • le manoir de la Herblinaie (XVe siècle)

  • le manoir de la Touche Peschard (XVIIIe siècle)

  • le manoir de Launay (XVIe siècle)

  • le manoir de Quelneuc (XVIe siècle)

  • le manoir de la Chouhannière (XVII et XVIIIe siècles)

  • le manoir de Lanouan (XVIIIe siècle)

  • le manoir du Mur

 

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manoir de la Poupinaie aujourd'hui disparu

  

  AUTRES MANOIRS 

  (disparus ou délaissés)

 

  • Le manoir de Couëtu (XVe siècle)

  • Le manoir de la Grée Horlaye (XVe siècle)

  • le manoir de la Danaie ( XVe siècle)

  • le manoir de Clazeul ( XVe siècle)

  • le manoir du Bois By (XVe siècle)

  • le manoir de la Meule (XVIe siècle)

  • le manoir de Villenave (XVe siècle)

  • le manoir du Daranlo (XVIe siècle)

  • le manoir du Bois-Jumel (XVe siècle)

  • le manoir de la Poupinaie (XVe et XVIe  siècles)

  • le manoir de Maupas (XVe et XVIe siècles)

  

  LES MAISONS NOBLES

 

  • la Tronchaie

  • le Bois Guillaume

  • le Bot

  • la Boutinaie

  • la Gélinaie

  • la Gilardaie

  • le Bois Guillaume

  • la Touche-aux-Roux

  • la Mineraie

  • le Bourget

  • le Bourgneuf

 

Sources :  l’abbé Le Claire

            Guillotin de Corson 

Le château de la Ville Quéno

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le château de la ville quéno

Armoiries de la famille de Talhouet

Le château de la Ville Quéno est dès le XIVe siècle le siège d’une seigneurie appartenant successivement aux familles Couppu, Raguenel de Malestroit, Montejan, Thierry et Méhaud avant d’être acquise par François de Talhouet, gouverneur de Redon et Valence du Bois-Orhand à la fin du XVIe siècle.

 

En 1681, Louis Redon de Talhouet, gouverneur de Redon, décrit la terre de La Ville Quéno en ces termes: » La maison, manoir, terre et seigneurie de la Ville Quéno situés en la dite paroisse de Carentoir, consistant en un grand corps de logis contenant de face environ quatre-vingts pieds et de profondeur autres quatre-vingts pieds, avec un pavillon au bout vers le soleil levant, cabinets, écuries, cuisine, boulangerie, cellier, portail, première et basse-cour, jardins, vergers, prairies, bois de haute futaie et de décoration, garennes, colombier, mail et vignes. »

 

La seigneurie compte également à cette date une métairie située près de la propriété,  deux moulins, celui à eau de la Fosse et celui à vent du Vicomte. Plus tard viendra s’ajouter le moulin de Gouro.

 

Au XVIIIe siècle, La Ville Quéno devient le coeur d’un immense domaine constitué de petites seigneuries situées sur Carentoir et les communes limitrophes. La famille De Talhouet devient entre autres propriétaire des seigneuries du Bois-Orhand, de La Herviais, de Noyal et de Quelneuc.

 

 A ces acquisitions vont s’adjoindre progressivement les terres de La Gélinaie, du Bois-Brassu, du Boschet, le fief de Clazeul ainsi que les seigneuries de la Touche-Peschard et de la Touche-au-Roux.

 

La Ville Quéno reste la résidence principale  de la famille de Talhouet jusqu’à la fin du XVIIIe siècle.

En 1776, Mr le marquis de Talhouet devient président à mortier au parlement de Bretagne et décide de s’installer de manière plus permanente dans son hôtel à Rennes.

 

Durant la période révolutionnaire, le château est plus ou moins abandonné. Il est  la cible des révolutionnaires et subit quelques déprédations.

 

A la fin du XIXe siècle, Henri de  Talhouet épouse Marie Marthe  Roullet de la Bouillerie. Ils  décident d’investir dans la rénovation du château et font appel à un architecte très en vogue à cette époque, Auguste Beignet.  Celui-ci rénove profondément les bâtiments tout en s’appuyant sur l’existant. L’édifice une fois remanié, redevient la résidence privilégiée de la famille.

 

Ce château  est toujours la propriété de la famille de Talhouet.

Sources : « Fonds de la Ville Quéno »

La croix de Pérusson

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La croix de Pérusson

Seule au milieu des champs et des prairies, cette croix latine tout à fait simple attire le regard. Epargnée durant les travaux de remembrement, elle semble veiller sur la frairie de St Jacques et reste témoin de plusieurs siècles de mémoire.

 Située à la croisée de plusieurs chemins, elle servit durant des siècles de point de passage incontournable pour rejoindre les villages environnants. Selon l’abbé Le Claire, elle date de 1517.

 

Deux chemins rejoignaient la route de Carentoir les Fougerêts et les autres partaient vers le Tertre de Haut,  le bois des  Rochelles, l’Hôtel Orhan, la chapelle st Jacques et la Gélinaie.   

 

 Pour visualiser la campagne avant le remembrement, vous pouvez consulter le site  « remonter le temps ign »

Ces chemins creux particulièrement étroits, encadrés de talus et d’une végétation très touffue, étaient entretenus par le bétail et les nombreuses charrettes tirées généralement par des boeufs. En été ces tunnels de verdure formés par le feuillage des grands arbres de fûtaie étaient particulièrement plaisants.. Malheureusement, dès les premières pluies, ces chemins dégoulinaient de partout. Les pauvres bêtes qui les empruntaient n’étaient pas à la fête car des ornières très profondes rendaient le passage très périlleux. L’eau leur arrivait parfois jusqu’au poitrail.

Ces chemins sombres et mystérieux n’avaient pas toujours bonne réputation. A la tombée de la nuit, on les empruntait parfois avec appréhension tant l’atmosphère des lieux était lugubre. L’on se hâtait de rejoindre sa demeure de peur de faire quelques mauvaises rencontres.

Les rogations

 Le jour des rogations, la chapelle St Jacques était le point de ralliement des gens de la frairie. Ils arrivaient de partout à travers les chemins creux. Ce jour-là, même les enfants se devaient d’être présents. Le prêtre de service, arrivé en procession suivie par un certain nombre de fidèles,  était sur place, tôt le matin, pour célébrer la messe à la chapelle.

A l’issue de la cérémonie, l’assemblée se rendait en procession à la croix de Pérusson en empruntant un chemin creux souvent boueux. (bouillonnoux en gallo).

Devant la croix, le prêtre invitait les fidèles à prier pour obtenir des conditions favorables pour leurs récoltes.

Après une dernière bénédiction, chacun se signait et repartait confiant dans la bienveillance divine.

 

 

Le presbytère

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le presbytère

LE PRESBYTÈRE

Le presbytère, situé dans le domaine de Soual, daterait du XVIe siècle. Selon une tradition immémoriale, il fut donné par trois demoiselles de Soye. (dixit abbé Le Claire).

Cet édifice relativement imposant fut remanié plusieurs fois au fil des siècles.

Au début du XVIIe siècle, suite aux déprédations  effectuées durant les guerres de la Ligue, l’évêque  de Vannes sollicita le conseil de fabrique afin qu’il effectue sans délai les réparations.

Vers 1735, des travaux de consolidation des murailles et la réparation de quelques fenêtres furent entrepris.

Selon l’abbé Le Claire, en 1790, le presbytère se composait d’un grand corps de logis, d’une grande cour, d’une remise et d’une écurie qui servit autrefois de chapelle.

 

Durant la révolution, conformément à une loi de l’an 4 qui affectait les presbytères au logement de l’instituteur, le sieur Girard, instituteur, y résidait. Il y faisait la classe et bénéficiait du jardin.

Quelques années plus tard, conformément à la loi du 18 germinal (du 30 mars 1802), le presbytère fut rendu au clergé. Cependant, en raison des réparations, le curé ne put l’habiter qu’en 1807. Il dut pendant deux ans louer une maison dans le bourg. (cf le livre de Joseph Moisan  » la propriété ecclésiastique dans le Morbihan pendant la période révolutionnaire » édité en 1911)

 

Dépendances du presbytère en 1790

– la Chevée ou prairie à l’est

– le jardin du nord

– le terrain appelé ancien cimetière

– le Bois St James (à l’emplacement du cimetière actuel)

– le pré du doyen

Souvenirs de notre rue de Bourrienne

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Souvenirs de notre rue de Bourrienne

LA RUE DE BOURRIENNE AUTREFOIS

Comme en témoigne les anciennes cartes postales, cette rue d’entrée dans le bourg de Carentoir, fut mise en évidence dès le début du siècle dernier.

Bourrienne ressemblait alors à tous les hameaux de notre campagne, malgré ses quelques maisons à étages des années 1900 mais qui voisinaient avec d’humbles maisons basses, à l’unique pièce peu éclairée.

Les photographes de l’époque, n’eurent aucun mal à animer leurs clichés ! Les riverains se prêtaient aisément à de la figuration comme le démontrent certaines cartes de ces années lointaines !

La rue de Bourrienne, a longtemps été considérée comme un faubourg de Carentoir !

Dans mes jeunes années, quand on habitait Bourrienne, on usait du terme suivant :  « Monter au bourg, faire ses commissions » !

De même, les gens du bourg disaient « Descendre à Bourrienne », voire même « Dans le bas de Bourrienne »!

Notre vieille rue, s’étendait alors de l’actuel café « Le Calypso », à l’entrée du Boulevard Julien Gicquel. Au-delà, nous arrivions dans le quartier dit de la Gare, appellation  qui persistera plus de 30 ans après l’interruption, en 1937, de la ligne du petit chemin de fer, Redon-Guer.

 

 LA RUE DE BOURRIENNE DES ANNÉES 50 !

Les troupeaux de vaches des 3 fermes du quartier, sillonnaient la rue quasiment matin et soir et ne manquaient pas de signer leur passage sur la route, dès leur sortie des étables ! Parfois, les deux plus importants troupeaux prenaient la direction de l’Hôtellerie pour se rendre à « Galop » nom des prés et champs avant construction de l’étang du Beauché.

 Les charrettes partant à vide aux champs et le retour des charretées pleines marquaient les saisons, au pas lent de la paire de bœufs, ou du cheval plus dynamique!

La circulation automobile n’était pas un souci majeur dans ces années-là ! On traversait aisément la route sauf lors des fréquents passages de longs convois militaires !

Arrivant de Coëtquidan, ils transportaient les lourds matériels sur les lieux de manœuvres ! Suivaient les gradés en jeeps puis de gros camions, bâches latérales relevées où s’alignaient, de chaque côté, nos jeunes compatriotes, les appelés au Service Militaire !

En fin de semaine, ces mêmes camions acheminaient vers la Gare de Redon, les  permissionnaires en tenue de sortie !

 

 

LE PROGRÈS …

Comme partout ailleurs, les décennies passant, l’image de Bourrienne s’améliora… Les maisons basses ayant perdu leurs habitants, les héritiers les conservèrent quelques décennies et en firent des remises à bois et des celliers à cidre ! Au cours des années 80 et 90, ces maisons laissèrent place à des habitations au goût du jour. Quelques-unes furent réhabilitées en petits logements.

La circulation des voitures progressant, la mise en place des trottoirs s’imposa peu avant 1960.

Quant à l’eau courante, il fallut patienter jusqu’à l’été 1961 pour l’amener à Bourrienne sur les éviers ou les « dalles » ces longues pierres plates de schiste bleu, encastrées sous les fenêtres en guise d’évier. Une petite ouverture vers l’extérieur permettait l’évacuation des eaux usées en direct sur la rue !

Avant cela, à l’exception de 2 à 3 maisons disposant d’un puits et d’une installation privée, les passages quotidiens à la pompe communale, s’imposaient. Son emplacement se situait devant le 21, rue de Bourrienne. Brocs et seaux étaient remplis à la force des bras en actionnant son levier de haut en bas !

Nous partagions cette pompe avec les habitants du quartier de la Gare. Ces derniers, compte tenu de l’éloignement, étaient équipés pour la plupart, de petits chariots à deux roues leur permettant de plus amples réserves.

En début d’hiver, on «emmaillotait » cette pompe de paille, afin d’assurer son bon fonctionnement en cas de gel.

Au cours des étés très chauds, leur utilisation fut parfois rationnée à certaines heures de la journée. Ce fut le cas en 1949 et 1956 où l’eau manqua, obligeant les laveuses à se rendre au bord du ruisseau Fondelienne ou celui du Pont-Joy  pour y faire leur lessive dans de maigres trous d’eau !

Ces arrêts incontournables à la pompe, favorisaient, ô combien, le « lien social » dans ces années-là !  

 

LES CAFÉS DE BOURRIENNE

Les 2 cafés se situaient dans le haut de Bourrienne !

À l’emplacement partiel de l’actuel Calypso, s’ouvrit à la fin des années 40, le café-tabac Le Ven, annexé à la recette buraliste de Carentoir. Le Brestois, Monsieur René Le Ven était officiellement en charge de ce bureau, chargé de percevoir certaines contributions indirectes sur la distillation des cidres et leur transport.

Mr Le Ven et son épouse, après quelques années rue de Bourrienne, passèrent le relais à Madame Mélanie Frapsauce pour l’activité café-tabac. Un nouveau receveur buraliste, Monsieur Jean Jollu, originaire de Brénilis (29) fut nommé à Carentoir. Le bureau des « indirectes » changea donc d’adresse et se retrouva au n°3 de la rue noire (aujourd’hui rue de l’église).

Pour raison de santé, Monsieur Jollu et sa famille firent un bref passage à Carentoir. Suite à cela, c’est Madame Frapsauce qui fut officiellement nommée pour son remplacement et le bureau revint rue de Bourrienne.

D’autre part, Madame Frapsauce eut l’excellente idée, d’ouvrir au sein de son café-tabac, une petite épicerie qui fut en son temps très appréciée des ménagères et des enfants ! Sur le chemin de l’école, on y trouvait avec bonheur, toutes les sucreries de l’époque !

Depuis l’après-guerre, le dimanche à la belle saison, les messieurs du quartier et autres habitués, passaient l’après-midi à lancer « le palet » sur le bitume de la route de Fondelienne, face au café. En fin de journée, le bistrot  accueillait  « les tapeurs de cartons » pour des parties de belote et de coinchée, dans une ambiance, enfumée et bruyante !.

 

Un peu plus loin, de l’autre côté de la rue, se situait le petit café paisible de Madame Françoise Borgat.

L’alignée de tables « bistrot » et la cuisine de la famille se tenaient dans la même pièce, l’ensemble dans un ordre parfait. Des bolées à cidre en faïence blanche rayée de rouge, étaient joliment suspendues sous les marches d’un escalier. Madame Borgat, prenant de l’âge, c’est Simone, sa fille qui prit le relais dans le même décor. Au décès de sa maman, suite au partage de la succession, le petit bistrot déménagea dans la maison voisine jusqu’en 1992.

De tout temps, il fut fréquenté par les gens du quartier, les clients du garage évoqué ci-dessous ou du notaire qui trinquaient après une transaction .Parfois pour un vin d’honneur à l’issue d’un mariage ou autres, les familles ayant un lien amical avec Mme Borgat ou sa fille, descendaient à Bourrienne pour fêter l’évènement. 

 

ATELIERS AUTOS-VÉLOS

Paul Payen, propriétaire d’un garage à Bourrienne, partageait son activité de réparations de cycles avec le garagiste auto, Gabriel Lanöé et ce jusqu’en 1967, quand ce dernier s’installa dans le quartier de la Gare.

Il y avait toujours du mouvement autour de ce garage ! Les clients des 2 ou 4 roues  mais aussi les passants en quête de nouvelles ! Comme à la pompe, l’arrêt au garage ne manquait pas de convivialité et finissait parfois par le petit verre chez Françoise ou  Simone ! 

 

 

L’ORIGINALE FAÇADE DE LA MAISON D’ EUGÈNE LANOE

Puisque nous venons de citer notre garagiste Gabriel Lanoë, évoquons ici la maison de ses parents jouxtant le garage. Son père, Eugène Lanoë, maçon professionnel (et musicien de La Fondelienne) avait sans doute en lui un gêne d’artiste. En effet, il eut l’idée d’utiliser à des fins décoratives, de la vaisselle cassée. Souvenons-nous, de ces assiettes colorées, plates et creuses de nos jeunes années. Quand malmenées dans la dalle ou l’évier, échappées de main maladroites, elles finissaient en morceaux !

Dans un souci d’amélioration et d’embellissement des ouvertures de la maison de son enfance, Eugène réalisa ce parement en ciment qu’il agrémenta de tous ces éclats de faïence, soigneusement appliqués dans le ciment frais.

Couleurs et décors divers, attiraient les regards. Enfants, nous avons passé beaucoup de temps à contempler le travail harmonieux de ce monsieur que nous avions à peine connu.

En effet, Eugène et son épouse Marie-Ange, décédèrent la même année en 1954.

La maison au décor original fut rasée au cours des années 80 avant la construction d’une maison neuve, sise au 13, rue de Bourrienne.

 

 

FORGERONS – MARÉCHAUX-FERRANTS

Il y avait aussi deux forgerons-maréchaux-ferrants qui faisaient tinter l’enclume dès le matin et répandaient régulièrement l’odeur de corne brûlée, lors du ferrage des chevaux.

L’un d’eux, se situait 2, rue de Bourrienne, proche du Calypso. La grande maison de la famille Ayoul  disposait d’un vaste porche abritant l’ensemble de l’activité.

On trouvait le second au 19, rue de Bourrienne à proximité du garage. La forge Berthe était installée au rez-de-chaussée. Le ferrage des chevaux s’effectuait à l’extérieur.

Chez nos deux artisans, le fermier qui y amenait son cheval, était mis à contribution pour faciliter le déroulé de la remise en état des sabots de l’animal.

 

UNE DEMOISELLE DE BOURRIENNE  ÉTAIT MODISTE !

Reparlons de la maison de la famille Ayoul ! Jouxtant la forge de son père, le magasin de Thérèse sa fille, ouvrait sur la rue de Bourrienne.

C’était un bel espace doté d’un élégant escalier apparent et d’un superbe parquet ciré à petites lattes.

Au fond de la pièce, trônait un large comptoir en bois massif teinté, derrière lequel était suspendu un grand  miroir, l’indispensable accessoire de l’activité.

Sur le côté, un imposant meuble laissait voir dans sa partie supérieure les divers chapeaux ! À l’entrée, proche de la fenêtre, se trouvait le comptoir d’accueil, assorti aux meubles de métier. Avant de franchir la porte, un joli  petit meuble secrétaire (qu’un antiquaire n’aurait pas refusé), donnait la touche finale à ce spacieux magasin très apprécié de la clientèle en son temps.

À l’automne 1959, Thérèse quitta Bourrienne pour rejoindre l’élu de son cœur, Bernard rue de l’église où elle partagea son emploi du temps professionnel entre chapeaux et…. chaussures ! 

 

ETUDE NOTARIALE

Vers 1952, Maître Patard, notaire à Carentoir, délaissait son étude située dans l’ex-salon de coiffure Forlot, au 12, rue Général de Gaulle et s’installait dans la maison qu’il venait de faire construire 18, rue de Bourrienne

Depuis sa disparition, l’élégante maison d’après-guerre, a continué d’accueillir les notaires de notre commune. Nous, enfants de cette époque, avons ô combien admiré cette bâtisse avec son avancé et son élégant fronton « art-déco » en demi-cercle au dessus du balcon.

Les entrées et sorties des clercs et secrétaires, les allées et venues de la clientèle de l’étude, participaient également à l’animation de notre rue de Bourrienne. 

 

LES GALETTES DE BLÉ NOIR  D’ANGÈLE GAUTHIER

Chaque vendredi, au 33, face à l’école des filles, notre lavandière Angèle, assidue au lavoir de l’Hôtellerie les 3 premiers jours de la semaine, changeait radicalement d’activité en confectionnant de la galette de blé noir au-dessus d’un feu de bois dans sa petite cheminée. Les gens du bourg descendaient au bas de Bourrienne pour retirer leur commande hebdomadaire. D’autres, surtout les enfants, ayant apporté assiette et  morceau de beurre, dégustaient sur un coin de table, une à deux « graissées » cuites sur place par Angèle. Une saveur inoubliable et inégalée, si l’on en croit ceux et celles qui s’en délectèrent dans leur enfance !

Pendant les vacances, à nous enfants du quartier, Angèle confiait la livraison de la commande de galettes du presbytère. Nous y allions de bon cœur !  Thérèse, la gentille gouvernante, portant coiffe du « Pays Vannetais », nous gratifiait d’un de ses biscuits qu’elle confectionnait  et que nous savourions sur le chemin du retour.  

 

L’ÉCOLE DES FILLES

5 jours de la semaine, à l’exception du jeudi et autres vacances, les rentrées et sorties des élèves de l’école des sœurs, rythmaient les journées.

Hormis les filles du bourg, il faut souligner le mérite qu’ont eu celles qui matin et soir devaient parcourir tant de kilomètres pour atteindre leur classe puis à l’heure de la sortie, reprendre la route de leurs villages, en toutes saisons, par tous les temps; tenant souvent par la main les plus jeunes pour qui, ces longues heures de marche, n’étaient pas adaptées à leur âge.

De plus, pour le repas de midi, maîtresses et la plupart des élèves quittaient Bourrienne à pied pour se rendre au couvent 20, rue Gratinière, résidence des religieuses.

À l’arrivée au couvent, la brave Lucie, au service des sœurs et de la cantine, avait préparé la soupe pour tout ce petit monde. Quelques élèves prenaient un repas complet confectionné également par Lucie. Les autres apportaient chaque jour de la maison, la suite de leur repas en complément du potage.

L’enseignement des Sœurs du Saint Esprit, à l’école de Bourrienne était d’un excellent niveau.

Toutefois, lorsque les Carentoriennes, seniors d’aujourd’hui, évoquent leur scolarité du temps des « bonnes sœurs », resurgit d’entrée, la manière rude avec laquelle les religieuses traitaient les élèves en difficulté.

Malgré cela, dans la cour de récréation, l’ambiance était bonne, les rondes s’improvisaient souvent et l’on chantait en chœur « Le fermier dans son pré » ou « La p’tite hirondelle et ses 3 grains de blé ». sans oublier le  « Passe, passera…. la dernière y restera ».

 

 

LES ANNONCES DU GARDE-CHAMPÊTRE

De temps à autre, une clochette retentissait dans la rue. Fenêtres et portes s’ouvraient sans tarder ! Le garde-champêtre était là, aux abords de la pompe, en tenue officielle et papier en main. À haute voix, il nous lisait d’une ton monocorde l’information de notre mairie. Sans autre commentaire, il enfourchait son vélo et s’en allait plus loin continuer sa mission.

 

 LE CAR DE LÉON

La liaison de car avec ses allers et  retours quotidiens pour Redon, était assurée par un brave homme nommé Léon. Ce dernier, au volant de son car bleu à galerie de toit, chantait tout au long du trajet. Outre ses arrêts imposés, Café Julien Gicquel, face au bureau de Poste de l’époque et la Bergerie route de Guer, Léon, ce chauffeur très courtois, n’hésitait pas à faire des arrêts personnalisés sur son parcours. Montant par cette petite échelle fixée à l’arrière de son car, il vous rendait avec le sourire vos bagages encombrants.

L’arrivée ou le départ de Redon, se faisait devant le café de la Renaissance, à quelques centaines de mètres de la Gare SNCF.

 

LES DIMANCHES ET JOURS DE FÊTES

Les 3 messes et les vêpres du dimanche à l’église Saint Marcoul, dites respectivement à 7h, 9h, 11h  15h, déplaçaient la quasi-totalité de la population. Sur le chemin de l’église, les paroissiens de Bourrienne faisaient route avec ceux venus des hameaux voisins.

À la campagne, en ce temps-là, les fermes abritaient souvent 3 générations et l’on se partageait les horaires de messes en fonction des contraintes de la matinée, notamment autour du bétail. 

De ce fait, avec ces va-et-vient lors de chaque office on peut reprendre l’expression favorite : « Ce jour-là, y’avait du monde dans l’bourg ! »

Les dames âgées portaient encore à cette époque la coiffe blanche, le long cotillon noir, sabots à brides avec chaussons de feutre à l’intérieur et le parapluie noir pour finir la tenue. La venue au bourg et le retour au village se faisaient à pied.

Pour le reste de la famille, hommes, femmes et enfants, certains restaient fidèles à la marche, d’autres arrivaient à vélo ou vélomoteurs, laissaient leurs « deux-roues » chez des gens de connaissance du bourg chez qui, bien souvent, on apportait la motte de beurre hebdomadaire. Les familles arrivant en voiture à la messe, étaient en petit nombre.

 

LES SOIRS D’ÉTÉ, ON PRENAIT LE FRAIS !

Avant que les programmes télé n’envahissent nos soirées, après de chaudes journées d’été, nos parents et voisins sortaient leurs chaises et profitaient de la fraîcheur du soir.

C’était un rituel très convivial jusqu’à la nuit tombante. Les adultes échangeaient entre eux et nous les enfants batifolions dans la rue jusqu’au rappel de nos parents. Parfois, des Parisiens en vacances dans le quartier, nous rejoignaient et nous aimions les entendre raconter leur vie dans la capitale !

 

EN JANVIER ARRIVAIT LE TEMPS DES CAFÉS DE BONNE ANNÉE !

Les longues soirées d’hiver entre voisins en début d’année, étaient incontournables ! Dans chaque maison, on lançait une invitation à l’entourage et l’on se retrouvait dans une ambiance amicale autour d’une table bien garnie de gâteaux secs. Tour à tour les verres se remplissaient parfois de cidre pour commencer puis de vin qu’on disait « supérieur » pour la circonstance avant d’arriver au café bien tassé, voire même « arrosé » pour les messieurs ! Arrivait ensuite le traditionnel « bocal » de la maîtresse de maison, où macéraient de longue date dans l’eau-de-vie, pruneaux, cerises, cassis ou encore le traditionnel 44 et ses 4 quartiers d’orange piqués de 44 grains de café, attendu pendant au moins 44 jours avant dégustation.

Généralement, 2 liqueurs étaient proposées afin de satisfaire les goûts de chacun ! Après une généreuse tournée du fameux « bocal », les uns et les autres n’hésitaient pas à prolonger la soirée en poussant la chansonnette !

 

ON PARLAIT GALLO À BOURRIENNE

À Bourrienne, contrairement aux villages de la commune, la vieille langue gallèse, appelée à tort le patois, se mélangeait au français.

Les personnes âgées du quartier, ne parlaient que le gallo et ont participé à nous l’inculquer sans difficulté.

Quelques exemples, souvenirs de jeunesse ci-dessous:

Les feurluches copeaux du menuisier pour allumer le feu.

La seyée d’ève , le seau d’eau.

Te v’là éboguée , te voilà réveillée.

V’là qu’ça crassine, voilà qu’il commence à pleuvoir.

 

Enfin cette remarque d’Ernest du quartier de la Gare à la maman d’une fillette de 2 ou 3ans en 1952:

-A né pas ben hauwte la p’tite là,  mé a d’vise ben

-Elle n’est pas bien grande cette fillette mais elle devise bien, soit plus simplement elle parle bien »

Et l’on pourrait continuer ainsi sur ce parler d’antan qu’on veut aujourd’hui sortir de l’oubli. Des passionnés y travaillent, à en juger par la sortie en librairie de nombreux « motiers », entendez dictionnaire « gallo-français »

Beaucoup de gens ayant pratiqué le gallo dans leur enfance, disent avoir des difficultés à comprendre les articles rédigés dans ce parler local.

Pour certains, c’est un langage dont ils ne gardent pas un bon souvenir.

D’autres, vous diront qu’ils ont plaisir à parler ou à écrire en gallo avec des amis et que le gallo amène une certaine touche d’humour et de gaîté par ses tournures souvent très imagées !

 

 Et c’est ici que s’achève ce long bavardage sur Bourrienne d’autrefois ! 




 MGB 

La rue de Bourrienne. son origine ?

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la rue de bourrienne - son origine ?

ORIGINE DU NOM DE CETTE RUE ? BOURRIENNE OU BOURIENNE ?  

Bourrienne ! D’où nous vient le nom attribué à cette rue de Carentoir ?

Certains prétendaient, il y a quelques années, que Louis Antoine Fauvelet de Bourrienne (1764-1834), général de Napoléon, de passage dans notre pays, s’y serait arrêté et citaient même une maison où il aurait été hébergé pour la nuit !

 

Mais, le livre « L’ancienne paroisse de Carentoir » par l’Abbé Le Claire, (édité en 1895 par la librairie Lafoyle de Vannes), nous donne une tout autre et précieuse information et surtout très antérieure à l’époque napoléonienne évoquée ci-dessus. 

Dans son chapître « Les frairies » page 104, l’Abbé Le Claire écrivait ceci :  

« Le bourg se divisait primitivement, en trois rues principales, les rues de Bourienne, Tayouse et Gratigné. La première est marquée dans le minu (acte notarié en vieux français), présenté par Vincent Galivier au sieur de la Roche-Gestin le 27 avril 1409. »

L’Association du Patrimoine de La Gacilly, dans ses recherches sur la seigneurie de la Roche-Gestin, confirme  très largement ce qui précède sur son site, en reprenant des actes notariés de 1409 mettant en évidence la rue de Bourienne.

 

Serait-ce la « supposée étape » de ce proche de l’empereur, qui aurait suscité l’ajout d’un second R comme chacun peut le voir sur nos listes ou panneaux de rue et ce depuis des décennies.

 

Le plus compliqué à présent c’est de trouver l’origine de cette appellation ou son étymologie.

 

Des communes des Côtes d’Armor, Uzel, Langueux et d’Ille et Vilaine, Bazouges-la Pérouse, Saint Médard sur l’Ille, Pipriac etc, ont actuellement dans leurs communes, une rue ou un lieu-dit de Bourienne orthographiés avec un seul R comme nous l’indique également l’Abbé Le Claire.

À ce jour, les mairies interrogées, n’ont pas su nous en donner l’origine.

Dans des documents de patrimoine de certaines de ces communes, le terme « Fief de Bourienne », apparait à plusieurs reprises et laisse supposer des lieux de fermes ou de métairies.

Ci-dessous quelques recherches attesteraient ce qui précède :

 L’étymologie du mot BOURIENNE serait relatif à une ferme ou une métairie.

Dans l’historique de la commune de Bazouges-la-Pérouse on peut lire ceci :

« Le prieur avait droit de Basse Justice dans les fiefs de Bourienne et du Chastelet.

Une prairie sise au-dessus de la ville appelée le Pré-au-Prieur contenant près de 9 journaux et dont le foin doit être fané par les tenanciers du fief du Chastelet et par ceux de Bourienne. »

 

Cet article rentre dans « Les Sillons de la mémoire » avec beaucoup de réserves ! 

D’autres informations ou recherches de ses lecteurs seront les bienvenues.

 

MGB

 

 

NB : À contrario, la création du récent espace commercial de Carentoir rue de Bourrienne semble vouloir renouer avec la 1ère orthographe en s’intitulant « Espace Bourienne » ! 

Etienne de Carheil

Étienne de carheil

  En 1534, Jacques Cartier, explorateur français basé à St Malo, découvre Terre Neuve et la vallée du St Laurent dans la province actuelle du Québec. Après plusieurs voyages, Il établit des relations avec les peuples autochtones, notamment les Iroquois. La découverte de ces nouvelles terres va susciter un engouement parmi les aventuriers, les négociants et les migrants de tous bords. Des congrégations religieuses, particulièrement des jésuites, vont fonder des missions dans le but d’évangéliser les autochtones. C’est dans ce contexte qu’un carentorien, Etienne de Carheil, prêtre jésuite, part en mission à Québec en 1666.

 

  Etienne de CARHEIL est né au château de la Guichardaye en Carentoir le 18 novembre 1633. Il entra au noviciat des Jésuites à Paris le 30 août 1653. Il fut professeur de grammaire, d’humanité et de rhétorique dans des collèges à Amiens, Rouen et Tours.

  Après son ordination en 1666, il partit pour le Canada et passa 2 ans à Québec pour s’initier à sa vie de missionnaire.

 En 1668, il rejoignit la mission St Joseph et consacra 15 ans de sa vie à la conversion des Iroquois. Malheureusement, peu réceptifs à son enseignement, ceux-ci l’expulsèrent de leur communauté. Il revint donc à Québec où il se consacra à l’enseignement du français.

  En 1686, il fut envoyé à la mission de Saint-Ignace, située près du détroit de Mackinac, comme missionnaire chez les Outaouais et les Hurons.

  Comme il bénéficiait d’une certaine influence sur les peuples autochtones, les autorités françaises le sollicitèrent souvent pour éviter les conflits entre les différentes nations. Sa connaissance parfaite de la langue huronne et iroquoise, facilitait les négociations.

  Malheureusement, la situation se détériora en 1690, date à laquelle le fort Buade fut construit par les Français non loin de la mission. Les soldats de la garnison établirent des relations étroites avec les autochtones et instaurèrent peu à peu un trafic d’eau de vie. Etienne de Carheil protesta auprès de la Mothe Cadillac, commandant de la garnison, afin de le faire cesser. Sa protestation eut peu d’effet car celui-ci détestait les jésuites. Les autochtones se détournèrent de la mission et s’établirent de plus en plus près du fort des français. La mission de St Ignace dut fermer définitivement en 1702.

  Quelques années plus tard, les jésuites fondèrent une nouvelle mission, mais Etienne de Carheil, trop âgé, n’en fit pas partie.

  Il se retira à Québec et consacra les dernières années sa vie au service des fidèles et à l’écriture de deux manuscrits intitulés « Racines Huronnes ». Il mourut le 27 juillet 1726.

  Ses contemporains le considéraient comme un érudit  doué de grands talents.

Sources: dictionnaire biographique du Canada

la fête de la musique

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la fête de la musique

Depuis de nombreuses années, presque sans interruption, Carentoir organise la fête de la musique. Celle-ci, vu la multiplication des fêtes dans de nombreuses communes, n’a plus la même ampleur qu’autrefois.

 

A Carentoir et dans les communes avoisinantes, on se souvient encore de la fête de la musique. Elle drainait, au plus fort de son succès, des milliers de gens.

 

Dans les années 90, à l’initiative de l’association « bleu nuit », une première fête fut organisée. Ouverte à tous, elle mobilisa tous les gens intéressés par la musique : chorale des enfants et des adultes, harmonie fanfare de la Fondelienne, musiciens de Carentoir et quelques groupes de professionnels.

Le succès fut immédiat.

Par la suite, la fête grandit d’année en année. L’équipe organisatrice soutenue par la mairie fédéra autour d’elle d’autres associations. Franck Margerin, auteur de BD à succès, accepta de réaliser l’affiche. Le slogan « faites de la musique » devint incontournable. Les scènes  se multiplièrent autour des cafés et sur la place. Le public venu par milliers avait accès à tous les styles de musique: rock, jazz, blues, musique  bretonne…La fête se poursuivait tard dans la nuit, toujours dans une ambiance festive et bon enfant.

 

Ci-dessous, quelques photos qui illustrent le succès de cette fête.

 

 Cliquez sur la photo pour l’agrandir.

Début des années 90, l'harmonie fanfare de la Fondelienne de Carentoir avait le privilège d'ouvrir les festivités.

Les enfants de l'école Stanislas se produisaient les premiers. Sous la direction de Catherine Aubert, intervenante de l'école de musique de Ploërmel, ils interprétaient, parfois avec la chorale des adultes, des chants polyphoniques.

Le public était au rendez-vous. Le maire de la commune, Noël Rocher, (à droite sur la photo) ne manquait pas de participer à la fête.

En prélude à la fête, un char dans lequel avaient pris place les organisateurs, défilait dans les rues.

Au plus fort de la fête, les rues étaient noires de monde. On se massait devant les nombreuses scènes disséminées dans le bourg.

Un groupe de Carentoir en plein récital. On reconnaît Diégo Chatellier à l'accordéon et Jean-Pierre Fablet à la batterie

La famille Cornu en pleine représentation. Au centre, Pierre à l'harmonica et son fils Didier à la guitare.

Autre groupe carentorien emmené par Dominique Joly

Tard dans la nuit, le public toujours aussi nombreux restait fasciné par la prestation des musiciens.

la place de l’étoile au fil du temps

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la place de l'étoile au fil du temps

 Durant des siècles, la place actuelle fut occupée en grande partie par l’église St Marcoult. Ce n’est qu’en 1888, au moment de sa démolition, que celle-ci prit l’espace qu’elle occupe aujourd’hui. Par la suite, au fil du temps et des évènements, elle fut plusieurs fois aménagée et réaménagée. Les cartes postales ci-dessous, donnent un aperçu de ces transformations successives.

 

 

 

 

 

 

 LA PLACE 

 

EN 1905

 

 

 

 

 

 

LA PLACE

en 1915

 

 

 

LA PLACE

VERS 1920

Au premier plan, le pont-bascule installé en 1917 (archives de la mairie). A l’arrière, l’ancienne maison Leblanc.

 

 

 

 

 

LA PLACE DU CHAMP DE FOIRE 

ENTRE LES 2 GUERRES

 
 
 
 

  

 

 

 

 

 

LE HAUT DE LA PLACE

DANS LES ANNÉES 50-60

 

Au premier plan, l’un des véhicules de la charcuterie Saloux, entreprise très prospère à cette époque.

 

 

 

 

 

 

FIN DES ANNÉES 60

La  municipalité présidée par la Dr Menant entreprend la rénovation de la place. Elle devient alors

LA PLACE DE L’ÉTOILE

 

 

 

 

DANS LES ANNÉES 80

le conseil municipal présidé par le maire Noël Rocher vote pour  une rénovation en profondeur.

La place change totalement de visage.

La nouvelle place inaugurée le 20 juin 2025

Mr MAHIEUX, un destin hors norme

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pierre mahieux, un destin hors norme

  Pierre Mahieux est né le 3 mai 1879 au Tertre de Haut à Carentoir. Il était le fils unique de Marie Hersard et Pierre Mahieux.  

  Venu au monde sans bras, ni jambes, on lui accordait peu de longévité. Mais, contre toute attente, il vécut jusqu’à 73 ans.

  Malgré ce lourd handicap, ses parents ne ne l’ont jamais caché au voisinage. Il vivait apparemment comme les enfants de son âge sauf qu’il n’allait pas à l’école.

  Sa maman, Marie Hersard, était à ses petits soins. Elle veillait sur lui au quotidien. Couturière de métier, elle  lui confectionnait tous ses habits sur mesure.

  D’un naturel gai et optimiste, il acceptait son handicap sans jamais se plaindre.

 

  Naturellement, son état d’homme-tronc suscitait la curiosité du village et des environs. Et bientôt la presse s’empara de son histoire. En 1932, un journaliste de l’Ouest-Eclair vint le rencontrer dans son village et publia l’article  ci-dessous.

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 Après le décès de sa mère en 1938, son père continua à  subvenir à ses besoins sans jamais se plaindre. 

Durant la seconde guerre mondiale, ils furent hébergés chez Mme Rénimel, rue Gratinière. En 1947, des cousins, Mr et Mme Hersard, les accueillirent tous les deux dans leur maison rue de Bourienne. 

Il continua à fabriquer des objets en bois en s’aidant de ses dents.

Un journaliste de Ouest-France vint le rencontrer en décembre 1946. Ci-contre un extrait de son article.

 Pierre Mahieux et son père

  La notoriété de Pierre Mahieux, l’homme-tronc, suscita la curiosité du cirque Bouglione, de passage dans la région. On lui fit miroiter un contrat des plus avantageux.

  Bien qu’âgé de 69 ans, sur les conseils de sa famille, il accepta cette proposition et partit pour deux ans en tournée.

  Il commença ainsi une carrière dite artistique sous le nom de « l’homme-buste ». Accompagné de ses cousins, Pierre Hersard et son épouse Angèle, il sillonna pendant deux ans les routes de France.

  Durant tout ce temps, sa situation matérielle s’améliora mais il eut à subir quotidiennement les quolibets, les rires narquois et les commentaires désobligeants du public.

  La production du cirque exploita au maximum le côté sensationnel et voyeuriste de cette attraction.

  On lui proposa même de faire une tournée aux Etats-Unis.  Consciente d’être exploitée, sa famille s’opposa à ce voyage et tout le monde revint définitivement rue de Bourienne en 1950.

  Deux ans plus tard, il mourut paisiblement, le 17 août 1952.

  Ses obsèques eurent lieu dans l’église de Carentoir en présence d’une nombreuse assistance. Mr le curé doyen, assisté de ses vicaires, présida la cérémonie.