Catégorie : Non classé
Posted by: admin | on février 11, 2023
Maires de Carentoir et Quelneuc
les maires à carentoir ET à quelneuc
maires de carentoir depuis la révolution
1793 (mai) 1800 Michel BRENUGAT Officier public
1802 (mai) – (sept) 1807 Joseph GAREL
1807 (sept) – (juillet) 1813 HOËO
1813 (juillet) – (janvier) 1816 BLANCHARD
1815 (sept) à (Octobre) 1815 APURIL Adjoint faisant fonction de Maire
1815 (Octobre) à (Janvier) 1816 LENOIR DE TOURNEMINE Adjoint faisant fonction de Maire
1816– 1831 Maire DE CARHEIL (Jean Marie)
1831 – 1841 ALAIN
1841 – 1846 APURIL Alex Christophe Capitaine d’infanterie
1846 – 1851 DE BEHR Ernest Auguste
1851 – 1853 BOUILLET
1853 – 1860 LENOIR DE TOURNEMINE
1860 – 1864 ROCHER Joseph
1864 – 1872 ORINEL Francis
1872 – 1875 DE CARHEIL
1875 – 1878 RICAUD Jean-Marie
1878 – 1888 DE CARHEIL Ernest
1888 – 1892 DE BEHR
1892 – 1896 DE BEHR
1896 – 1911 DE BEHR
1911 – 1914 DE CARHEIL Ernest
1914 – 1925 Victor de la BOURDONNAYE
1925 – 1929 Victor de la BOURDONNAYE
1929 – 1935 Victor de la BOURDONNAYE
1935 – 1943 Victor de la BOURDONNAYE
1944 – 1953 DE CARHEIL Alain
1953 – 1959 PIGUEL Jean
1959 – 1965 PIGUEL Jean
1965 – 1971 MENAND Alphonse (Médecin et conseiller général)
1971 – 1977 MENAND Alphonse (Médecin et conseiller général)
1977 – 1983 MENAND Alphonse (Médecin et conseiller général)
1983 – 1989 MENAND Alphonse (Médecin et conseiller général)
1989 – 1995 ROCHER Noël (Agriculteur et conseiller général)
1995 – 2001 ROCHER Noël (Agriculteur et conseiller général)
2001 – 2008 ROCHER Noël (Agriculteur et conseiller général)
2008 – 2014 LAMOUR Catherine
2014 – 2017 LAMOUR Catherine
Liste des Maires de Carentoir depuis 2017 et la fusion avec Quelneuc
2017 – 2020 LAMOUR Catherine
2020 – JOUEN Claude (Chef d’entreprise)
Des maires de Carentoir
maires de quelneuc depuis 1863
1863 Séparation de Quelneuc de la commune de Carentoir
1863-1870 François Rocher
1870-1881 Mathurin Joly
1881-1887 Pierre Leblanc
1887-1906 Henri de Talhouët
1906-1912 Jacques Prévert
1912-1959 François de Talhouët
1959 Georges Tessier
1959-1986 René Soulaine
1986-1995 Raymonde Larcher
1995-2014 René Leblanc
2014-2017 Loïc Hervy (Agriculteur)
2017 Fusion des communes de Carentoir et de Quelneuc
2017-2020 Catherine Lamour Maire délégué Loïc Hervy
2020- Claude Jouen
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Posted by: admin | on février 11, 2023
Carentoriens morts pour la France
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Posted by: admin | on février 9, 2023
Les ponts
les ponts
Les croix Les fours L’habitat Les portes linteaux de cheminées Les puits Les lavoirs Les villages Les pigeonniers Les moulins Les fontaines
Les innombrables ponts, ponceaux et gués de la Commune permettent en effet de franchir rivières, ruisseaux et rus. La plupart de ces ponts ne sont plus actuellement que des buses en béton.
On peut retenir trois ponts un peu particuliers : le pont Ogier et les ponts de Galny et de la Minardais.
Il se trouve à proximité d’un moulin à eau disparu. Il portait, sur le cadastre napoléonien, le nom de « pont du moulin Ogier ». Il fait la frontière entre Carentoir, Tréal, Réminiac et Monteneuf. Il est situé sur un chemin creux qui reprend le tracé de la voie romaine, la voie Ahès.
Sur les côtés du pont sont indiqués les noms des quatre communes dont il fait la limite.
Sur les tabliers sont inscrits deux noms de peuples gaulois qui habitaient la région : les Vénètes et les Coriosolites.
Deux d’entre eux sont formés de chaussées surélevées comprenant 3 ou 4 petits ponts formés de grands palis de schiste. Ils permettent tous le franchissement du Rahun.
Le pont de Galny a été restauré il y a quelques années. En effet, les piles de pierres sèches qui constituaient le soutien des palis, faisant fonction de tablier, étaient en très mauvais. Ce passage est toujours utilisé par les randonneurs et les vététistes. Il est le lien entre les communes de Carentoir et de La Gacilly dont il fait la limite.
Le pont de palis de Galny avant et après restauration.
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Posted by: admin | on février 8, 2023
Les fontaines
les fontaines
les fontaines
Certaines font d’ailleurs l’objet de véritables constructions monumentales. L’attachement qu’elles suscitent tient à la réputation de guérisons. Chaque fontaine a sa spécialité : contre les fièvres, les coliques des nourrissons…
La fontaine Saint-Louis, en contrebas de l’église du Temple, avait pour don de favoriser la venue de la pluie. En période de sécheresse, le dimanche après les vêpres, on partait donc de l’église en procession pour aller tremper le pied de la croix dans l’eau de la source de la fontaine.
On allait également en procession depuis la chapelle à la fontaine de Fondelienne. Ces pratiques entourées de symboles chrétiens tenaient parfois d’anciens rites païens !
On y puisait l’eau pour tous les besoins quotidiens (hommes, bêtes, linge, jardins…).
La fontaine Saint-Marcoul (Hôtellerie) possède une couverture à une pente.
Certaines sont porteuses d’histoires. Celle de Saint-Louis du Temple aurait été maçonnée, puisque qu’on raconte que pendant la Seconde Guerre mondiale, il fallut casser le muret pour en sortir une vache.
Les fontaines étaient appréciées pour ne jamais tarir, se reconstituer rapidement après utilisation (1 heure environ) et pour la température de leur eau moins froide que celle des ruisseaux
En période sèche, la fontaine Hulin voyait ainsi parfois plusieurs tonnes à eau attendre en file pour y venir puiser.
La fontaine restaurée de Sainte-Kerfeline est la plus élaborée, avec une couverture plate en palis et une niche abritant une statuette de bois datée de 1975.
La fontaine moderne de la Saude, desservant le château du Mur 40 mètres au-dessus, a d’abord été équipée d’un « bélier » (dispositif permettant de pomper l’eau sans autre énergie que l’eau elle-même) placé dans un petit abri rond, puis d’une machinerie protégée par un petit bâtiment.
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Posted by: admin | on février 6, 2023
LES FRAIRIES
LES FRAIRIES
Les frairies étaient une subdivision de la paroisse apparue au Moyen-Âge et qui a survécu jusqu’à la révolution. Elles étaient réparties un peu partout en France mais particulièrement en Bretagne. Selon certains historiens, elles remonteraient à l’époque post-féodale et seraient liées à la civilisation celte.
Chaque frairie correspondait à un certain nombre de villages groupés souvent autour d’une chapelle. Elle formait une communauté de travail et était représentée au conseil de fabrique de la paroisse.
Plusieurs fois dans l’année, des fêtes et processions telles que Les rogations étaient organisées. Les membres de la frairie sillonnaient les chemins de campagne derrière la bannière que l’on arborait fièrement. On s’arrêtait à chaque croix pour implorer le Seigneur afin d’obtenir des conditions favorables pour les récoltes.
Administrativement, les frairies ont disparu après la révolution mais, dans les faits, elles ont perduré jusqu’à nos jours. Dans de nombreuses paroisses, des frairies organisent toujours des pardons. Ceux-ci commencent par une messe suivie d’une procession avec la bannière et ils se terminent par une fête champêtre.
A Carentoir, 3 pardons sont toujours très suivis : le pardon de Notre Dame de Fondelienne, celui de St Jacques et de St Adrien. Sur Quelneuc, le pardon de Notre Dame du Ronceray rassemble aussi de nombreux fidèles.
Selon l’abbé Le Claire, avant la révolution, la paroisse comptait 16 frairies dont les plus importantes étaient :
la frairie de St Marcoul qui comprenait le bourg et 15 villages environnants
La frairie de Marsac avec 20 villages
La frairie de St Jacques avec 23 villages
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Posted by: admin | on février 3, 2023
Les moulins
les moulins
le moulin et le meunier
Ces moulins étaient autrefois utilisés pour moudre le blé, le blé noir (ou sarrasin, souvent retamisé chez soi avec un « sas »), et, quelquefois, l’avoine.
La farine produite servait pour le pain, le « gaboret » (résidus de mouture) et le son était réservé à l’alimentation des cochons. L’organisation de la mouture était bien rodée et adaptée aux conditions économiques de l’époque
Le meunier venait dans chaque ferme avec sa charrette tirée par des bœufs, des chevaux puis plus récemment en camion. Il emportait le blé et ramenait en même temps la farine moulue. Pour payer le service, pas de manipulation d’argent : on donnait un supplément de 12 livres par sac de 100 livres, part du meunier appelée « mouture ».
Certains moulins à eau ont été restaurés comme celui de Huno à la limite de Carentoir et de La Gacilly.
Moulin de huno
Moulin de bruère près de La Bourdonnaye
les moulins à carentoir
Il semble qu’il y ait eu 14 moulins à eau en tout sur le territoire actuel de Carentoir mais il n’en subsiste plus que 5. Ils ont servi jusqu’à la fin des années 60.
Les derniers moulins à eau en activité dans la région se sont arrêtés en 1999 à la Fosse (Quelneuc) et à Gouro (Chapelle-Gaceline) en 2003 et à Saint Nicolas du Tertre.
Les murs des plus anciens moulins semblent remonter au XVIIIe siècle.
Moulin de la Fosse
Personne ne peut témoigner actuellement avoir vu un moulin à vent en fonctionnement. La plupart des moulins sont désaffectés depuis longtemps. Seul celui de Launay semblerait avoir fonctionné jusqu’à la Première Guerre mondiale.
La tour située dans la forêt de la Bourdonnaye entre la Métairie de Bas et le Vieux Bourg de Tréal est signalée sur la carte de Cassini (1750) et sur le cadastre napoléonien (1825) comme « moulin ». Il est nommé « Moulin La Bruère ».
Vues les ruines subsistantes, il semblerait que la tour ait d’abord eu une vocation défensive avant d’être reconvertie en moulin.
Moulin de Launay
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Posted by: admin | on février 3, 2023
Carentoir dans la guerre
carentoir dans la guerre
la déclaration et la mobilisation
1er septembre 1939
1er septembre 1939, à 15h30, le tocsin retentit. Il annonce la mobilisation générale. Les gens ont le cœur serré, ils se souviennent, il y a 25 ans….
1940
A partir de mai 1940, le nord est envahi. La commune se prépare à recevoir des réfugiées. Les sièges de la salle paroissiale sont enlevés. On peut accueillir 100 personnes.
Le 24 mai, 80 réfugiés arrivent suivis par d’autres venant de l’Oise, du Pas de Calais et de la Somme. Peu à peu, ils se dispersent dans les logements libres du bourg et des villages. Les revers de l’armée française se succèdent et l’avance de l’ennemi s’accentue. Beaucoup de soldats carentoriens, ne donnent plus de leurs nouvelles et l’inquiétude des familles est grande. Des courriers annoncent que plusieurs sont fait prisonniers.
Un poste de guetteur, contre avions et parachutistes est établi sur la colline de Brambé.
Le 15 mai, l’ordre est donné de libérer les écoles et de les tenir à disposition.
Le 17 juin, la gare de Rennes est bombardée et sur la route de Guer à Redon, les voitures se succèdent avec matelas et colis. On fuit devant l’avance des Allemands.
Le 18 juin, des troupes évacuées de St jacques et de Coëtquidan, sans armes, ni chefs traversent le bourg.
Le 22 juin, un détachement de troupes allemandes arrive à Carentoir et cantonne au château de la Guichardaye. Le 24 ils repartent.
Quelques jours plus tard, 200 hommes occupent Carentoir. Ils cantonnent dans les écoles de Bourrienne et de Bel-Air. Une Kommandantur est installée à la Mairie. Un immense drapeau à croix gammée flotte au-dessus de la porte. La salle de musique est réquisitionnée pour la cuisine. Le verger est transformé en parc à camions. Les Allemands, saccagent tout (matériel scolaires, ravages dans les bois)22 juillet, les Allemands demandent de célébrer la messe dans l’église, le curé refuse et propose la salle paroissiale. Refus, il n’y aura pas de messe.
22 juillet, des rumeurs courent comme quoi, ils vont partir.
23 juillet ils préparent leur départ.
25 juillet, ils sont partis, le curé va constater les dégâts après leur passage dans les écoles et envoie un rapport à la Kommandantur de vannes afin d’obtenir des dommages ?…
2 août deux agents de la Gestapo viennent arrêter le Dr Gaïgni, sujet britannique.
1941
12 février 500 Allemands cantonnent à Carentoir pour la nuit.
1942
4 avril un groupe de 40 sous-officiers arrivent à Carentoir, pour un stage semble-t-il. Ils logent chez l’habitant. Aucun incident.
Courant avril, un groupe arrive. Ils occupent les écoles mais cela ne dure pas
Périodiquement, il arrive des groupes de soldats qui occupent les lieux. Un de ceux-là reste 4 mois jusqu’à la mi-novembre. Ils avaient installé autour de la place des baraquements où ils logeaient tanks et camions, ils pensaient passer l’hiver là. Les évènements de Russie ont précipité leur départ. Leur dernier travail a été de badigeonner chars et voitures avec de la chaux. Il était temps qu’ils s’en aillent. La jeunesse féminine se laissait prendre aux charmes « teutons ».
1943
Nuit du 4 au 5 janvier et du 11 au 12 passage de troupes qui cantonnent toujours aux mêmes endroits : écoles, salle paroissiale. A Bourrienne, ils ont l’heureuse idée de mettre les chevaux dans les classes !
28 janvier Suite aux bombardements contre Lorient, une quarantaine de réfugiés sont reçus à Carentoir chez l’habitant.
13 février arrivée d’une compagnie occupant une classe. Les enfants ayant classe dans l’atelier de M Morice, ébéniste à Bourrienne.
28 février Gros bombardements à St Nazaire et Lorient. Les avions passent au-dessus de Carentoir. Une bombe incendiaire tombe sur la place récupérée par les Allemands. Une autre atteint la maison du jardinier de la Bourdonnaye, plusieurs autres tombent dans la campagne sans dégâts.
29 février les Allemands camouflent leurs voitures derrière le presbytère avec une centaine de fagots.
28 mars raid contre St Nazaire. Un avion, passant au-dessus de Carentoir, en difficulté laisse tomber une bombe qui éclate au milieu d’une petit bois entre Mauffray, Le Guélan et Bourboussé. L’explosion a brisé des vitres du bourg.
21 août réquisition de la Feldkomandantur des écoles, salle paroissiale, maisons d’habitation des sœurs et des frères ainsi que de la salle de musique.
23 septembre un avion américain, suite à un combat aérien, tombe dans un champ à Couëtu. L’aviateur carbonisé git sous l’appareil en flammes.
1944
Première quinzaine de janvier nouvelle arrivée des Allemands et occupation des mêmes lieux.
Les classes 42 et 43 sont appelées au service du travail. Elles ne répondent pas à cet appel. Les Allemands menacent de faire des rafles.
6 juin c’est le débarquement. On entend le bruit de la canonnade au loin. Le ciel est sillonné par des escadrilles d’avions. Chaque jour, les bombardements se rapprochent.
11 juin bombardement sur le camp de Coëtquidan.
12 juin les bombes tombent sur Ploërmel.
13 juin 18h30 une escadrille, pour une raison inconnue, laisse tomber son chargement de torpilles (une centaine d’engins) entre les bois de la Ville Orion et ceux du château du Boschet. La Lande David, La Ville Chapet et Galny sont encadrés par les bombes. Deux enfants sont tués. (voir fiche)
LA LIBERATION
Jeudi 3 août à 16 heures, rafales de mitraillettes du côté du calvaire. Les Allemands évacuant le camp de Coëtquidan on crut que c’étaient eux. En fait une colonne motorisée américaine arrivait à Carentoir.
La foule s’amasse, applaudissant, criant, chantant, jetant des fleurs. Les cloches sonnent, les drapeaux apparaissent aux fenêtres. C’est du délire pendant 2 heures. Blindés, camions défilent avec les soldats qui sourient aux acclamations. C’est la liberté retrouvée.
Le corps d’un Allemand tué près de la Guichardaye est déposé à la chapelle du cimetière et enterré le lendemain.
D’après le livre de paroisse
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Posted by: admin | on février 1, 2023
Drame à Galny
drame à galny
bombardement à galny
Cet évènement tragique restera à jamais gravé dans la mémoire des Carentoriens et des habitants des communes environnantes. Pourtant ce mardi 13 juin 1944 semblait tout à fait ordinaire. Chacun vaquait à ses occupations. Certains travaillaient dans les champs. Des femmes revenaient de faire leur lessive, d’autres ramenaient du pain frais cuit dans le four de la Gélinaie. Dans les villages bordant le Rahun retentissaient les cris et les rires insouciants des enfants. Des escadrilles d’avions venant du Nord attiraient l’attention des riverains mais pas encore de panique car elles volaient très haut .
Soudain en fin d’après midi vers 18h45, heure allemande, le drame ! Plusieurs avions piquèrent directement vers les villages bordant le Rahun : Huno, l’Hôtelaie, la Lande David, Galny, l’Hôtel Séro et jusqu’à Tréblanc…Ils larguèrent dans un bruit assourdissant plusieurs centaines de bombes. Des gerbes de terre et de poussière obscurcirent le ciel. Des cratères de plus de trois mètres obstruèrent le Rahun et labourèrent les prés environnants. Tout se déroula en moins d’une minute.
Quelle désolation ! Les dégâts étaient considérables. Deux victimes étaient à déplorer. Des enfants venus se réfugier chez leurs grands-parents à Galny et à l’Hôtel Séro : Pierre Renard et Monique Pelloquet ; celle-ci, soufflée par l’explosion, ne fut retrouvée que le lendemain. D’autres plus ou moins blessés se retrouvèrent ensevelis sous la terre parfois jusqu’au cou comme Marthe Jolivet de la Lande David.
Pour quelles raisons ces avions américains ont-ils largué leurs bombes à cet endroit ? Nul ne le sait vraiment. Pourtant deux hypothèses restent plausibles : soit un délestage ou plus vraisemblable une erreur de cible. En effet une escouade de soldats allemands avait été aperçue près du château du Boschet. Peut-être aurait-on confondu ce château avec celui de la Ville Orion ?
Ce bombardement causa un vif émoi dans la commune. Le conseil municipal se réunit et vota une subvention pour venir en aide aux victimes et à leur famille.
Temoignage
Marthe Jolivet, née Epaillard, avait 16 ans à l’époque et demeurait chez ses parents à la Lande David. « En arrivant dans le champ qui se trouvait derrière chez moi avec le troupeau de vaches, j’ai entendu le mitraillage d’avions qui tournoyaient dans le ciel. Malgré cela, je me suis assise et j’ai pris mon tricot. »
Cinq minutes plus tard, ma soeur (âgée de 9 ans) installée à côté de moi m’a dit : « Marthe, couche-toi, il y a des bombes qui tombent. » Je lui ai dit : « Tu es folle, les avions sont rendus sur Galny. » Ce qui était vrai d’ailleurs car les bombes dégringolaient en biais, touchant de ce fait notre village. Je suis restée assise, ne me rendant compte de rien. Quant à ma soeur, elle s’était couchée.
Une seconde plus tard, ma soeur m’a retrouvé ensevelie jusqu’au cou, la tête seule dépassant de terre. Elle m’a vite secourue, croyant toutefois que j’étais morte. Elle est allée chercher mon père qui lui aussi, avait été commotionnée par une bombe tombée près de l’écurie. Il est quand même arrivé aussi vite que possible.
Il m’a dégagée de terre et m’a ensuite roulée et frictionnée. C’est ainsi que j’ai vomi et repris connaissance. Entre deux personnes, je suis rentrée chez moi. Le toit de notre maison ayant été soufflé et l’intérieur détruit, j’ai été adossée à une échelle le long du mur extérieur. je suis restée calme, attendant le docteur Menant qui était au mariage de Julien Bayon et Louise Mousset au village de la Rosaie en Carentoir. Rapidement, le docteur est venu me consulter. Voyant que je ne me portais pas si mal, il est reparti là où l’on entendait crier.
Marthe Jolivet se souvient aussi d’un fait qui aurait pu connaître un dénouement dramatique : « Ma mère s’était rendue au four à pain à la Gélinaie. En revenant avec sa brouette de pains, elle s’est arrêtée pour discuter avec des gens de rencontre. La discussion portait sur les avions dans le ciel. Tout à coup des jeunes lui ont dit de se coucher, ce qu’elle fit aussitôt. Heureusement, car lorsqu’elle s’est relevée, sa brouette n’avait plus qu’un seul brancard. «
Sources : Article infos 1985 La Gacilly
(Il est possible d’avoir plus de détails et de témoignages sur cet évènement dans les chroniques 1939-1945 éditées par l’association du Patrimoine de la Gacilly)
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Posted by: admin | on février 1, 2023
Origine de Quelneuc
origine de quelneuc
Au fil du temps les écritures de Quelneuc ont varié : Kelenec, Quelanec, Quelnec pour enfin se fixer à Quelneuc.
On a retrouvé des traces de l’implantation de l’homme sur le territoire à l’époque néolithique, comme dans toute la région : découverte de haches de pierre polie et pointes de lances à douilles.
Après la victoire de César sur les Vénètes, les romains apportent à la région la « Pax Romana ». Une voie romaine traverse la commune ainsi que le nord de Carentoir. Cette voie appelée « Voie Ahès » reliait Angers à Carhaix.
Cette voie évitait les agglomérations et suivait les chemins de crêtes. Entre le 1er et le 2ème siècle une construction fut édifiée sur la butte de Marsac. Mais les vestiges romains sont très peu nombreux.
Une seconde voie moins importante reliait Rieux à Corseul dans les Côtes d’Armor. Cette voie passerait par le Temple avant de rejoindre Sixt et traverser l’Aff au Pont Mabon.
L’empire romain disparu, les Bretons prennent possession de l’espace. Ils s’installent et fondent des villages « Plou » qui deviendront les paroisses primitives (Carentoir sera l’une d’elles). Dans la toponymie la seule trace du passage des Bretons à Quelneuc est au village de Trémeleuc.
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Posted by: admin | on février 1, 2023
Origine des Monuments aux morts
origine des monuments aux morts
rapide historique
Les monuments aux morts n’existent quasiment pas avant le XIXe siècle. Le premier exemple français de monument portant les noms de combattants morts est le cas de la porte Désilles à Nancy, édifiée entre 1782 et 1784 pour commémorer l’indépendance de l’Amérique et qui rend également hommage aux Nancéiens morts durant la bataille de Yorktown.
Des monuments sont également érigés pour commémorer les soldats morts lors des guerres de la guerre franco-prussienne de 1870 et des guerres coloniales.
La Première Guerre mondiale qui se déroula de 1914 à 1918 est la principale guerre commémorée par les monuments aux morts. Cette guerre a mis en jeu plus de soldats, provoqué plus de décès et causé plus de destructions matérielles que toute guerre antérieure. Plus de 60 millions de soldats y ont pris part. Pendant cette guerre, environ 9 millions de personnes sont décédées et environ 8 millions sont devenues invalides. Le deuil de la Grande Guerre a déterminé les communes à rendre hommage à leurs morts pour la Patrie.
La période principale de construction est cependant les années 1920, dans les pays occidentaux : 30 000 de 1918 à 1925 en France, soit quinze inaugurations par jour les trois premières années d’après-guerre.
Quelques petites communes se dotent d’un monument aux morts seulement dans les années 1990.
LA FORME DES MONUMENTS
Inspirés de stéréotypes architecturaux, les premiers monuments aux morts réemploient les mêmes dispositifs en France.
L’une des formes privilégiée est l’obélisque. Elle concerne essentiellement les monuments communaux, placés au centre de l’espace public (sur la place principale) ou dans des lieux symboliques : près de la mairie, de l’école, de l’église ou du cimetière.
Ces monuments sont subventionnés par l’état, en partie financés par les municipalités mais le plus souvent une souscription publique représente une partie importante de la somme nécessaire à l’élévation du monument.
les ornements
En France, les ornements les plus courants sont la couronne de feuilles de chêne (symbole des vertus civiques et de la gloire), la couronne de feuilles de laurier (symbole des vertus militaires, la palme, la croix de guerre 14-18, l’urne funéraire, le coq gaulois, le casque du poli.
le poilu peut être représenté en buste ou en taille réelle. Peuvent figurer aussi des civils (tels qu’une femme veuve et un(e) enfant penché(e)s sur une tombe ou tenant un bouquet.
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