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Au fil du Rahun

Au fil du rahun

LE RAHUN

   Le Rahun prend sa source entre Monteneuf et Réminiac dans les landes de la Grée de Callac. Ses eaux limpides serpentent et vagabondent à travers la campagne sur 20 km. A la moindre crue, il sort de son  lit et se répand  sur les prairies environnantes. Son cours, d’abord étroit, s’élargit peu à peu pour atteindre près de 5 m. Ses rives bordées essentiellement de saules ont malheureusement tendance à s’effriter à cause des galeries creusées par les ragondins. Autrefois très poissonneux, il faisait le bonheur des pêcheurs et des braconniers. Mais ce temps est révolu. Mis à part quelques truites, les poissons se font rares.


Son Parcours

   Le Rahun traverse plusieurs communes. Il arrose d’abord Monteneuf et Réminiac. Arrivé au pont Ogier qui fait la limite séparative entre Réminiac, Tréal, Monteneuf et Carentoir, il bifurque vers le vieux bourg de Tréal et revient vers Carentoir où il paresse dans la campagne en passant au large de la Danais, La Minardaie, la Pételaie. A partir de Huno, jusqu’au Pont des Boussards, il sert de limite naturelle avec la Gacilly Puis il se dirige vers la Chapelle Gaceline et  se jette dans l’Aff au Lieuvy sur la commune de la Gacilly.

 

 

Le pont et le moulin de Galny.

  Ses  Affluents

   Sur son parcours il reçoit les eaux de ses deux affluents principaux

Le Caurel qui prend sa source près de Couétu. Après avoir traversé l’étang du Beauché et celui du Bois vert il se jette dans  le Rahun non loin de l’Abbaye aux Chevaux.

Le Siloret qui descend des buttes de la Ville Mariée et se jette dans le Rahun dans la vallée du Gray

 

Les Moulins

   Autrefois, tout le long de son cours, plusieurs moulins étaient en activité :

   les moulins : Ogier, du Val, du Gray, de Huno et de Galny

    On y fabriquait de la farine pour le pain et de la mouture (gaboret) pour les animaux.

 

 Les Ponts

   Plusieurs ponts l’enjambent :

    le pont Ogier, construit sur l’ancienne voie romaine.

   les ponts : Boire, la Bardais, la Minardaie, Huno et Galny

         

Pont Ogier

Séparation église état

séparation église-état

inventaire des biens de l'église à carentoir, le temple et quelneuc mars 1906

   Article paru le 17 mars 1906 après le passage des services de l’état (suite au vote de la séparation de l’église et de l’état) pour réaliser l’inventaire des biens de l’église.

  Pourquoi cet inventaire ? 

   Cet inventaire fait suite à la loi de séparation des églises et de l’état et au décret qui suivi. Celui-ci prévoyait un inventaire des biens des églises, essentiellement de l’église catholique, puisqu’à cette époque près de 95% de la population française est baptisée dans la religion catholique. Cette loi entraînait la disparition des établissements publics du culte et transmission des édifices religieux à des associations cultuelles à créer.

  Pour transmettre à ces associations cultuelles les 70 000 édifices religieux existant alors en France et pour qu’elles puissent gérer le culte, le gouvernement décide un « inventaire descriptif et estimatif » de tout ce qu’ils contiennent. Mais ces inventaires furent perçus comme un « préliminaire de spoliation ». En effet, après les troubles de la période révolutionnaire et de ses saccages, ce sont les fidèles qui ont pris en charge les frais de remise en état des bâtiments.

   Ce qui donna lieu à de nombreuses manifestations surtout dans l’ouest de la France, dans le Nord et une partie du Massif Central.

Souvenirs de Poilu

Souvenirs de poilus

un carentorien raconte sa guerre

   Joseph Josse est né à Loyat en 1892. Il s’est marié en 1938 et s’est installé au village de Gravot à Carentoir.

Il raconte :

   « Je suis parti soldat le 4 octobre 1913 au 65 ème régiment d’infanterie à Nantes. Le 1 er août, la guerre est déclarée. Le 3 août, on est parti pour le front en train direction les Ardennes. On est arrivé dans un petit village. Il n’y avait plus rien à boire. Quand on arriva, notre régiment se battait déjà. Le clairon sonnait la charge. J’en vis des blessés, quelques morts. Là, je compris ce que c’était la guerre. Je ne savais pas qu’on se tuait comme ça. C’était une boucherie.

   Le lendemain, tous les corps d’armée remontaient sur Sedan. C’était la retraite.

   Puis je fus affecté dans une section de mitrailleuses. J’ai été blessé le 24 octobre 1915 en Champagne Pouilleuse par un éclat d’obus de 75. On combattait avec les masques à gaz, mais on ne pouvait les tenir longtemps, on ne respirait pas facilement avec. Beaucoup de gars de ma section étaient gazés mais on tenait bon. Un jour nous étions restés toute la journée avec une mitrailleuse et je tirais sans arrêt. J’ai eu une citation ce jour-là car j’étais resté le seul de ma section jusqu’au bout. A cette époque j’étais costaud mais ça me faisait un mal terrible aux yeux.

   On était dans notre tranchée à attendre l’heure de l’attaque. Ce jour-là, on avait un peu d’avance, les autres bataillons n’étaient pas sortis de la tranchée. Malgré tout on avait pris facilement la première ligne allemande. Puis, notre artillerie pilonnait. Cela faisait un roulement de tambour. En général, cela démoralisait l’ennemi. Ils étaient obligés de mettre les bras en haut. 

   

   Plus tard, j’ai été blessé par une balle dans la région lombaire. On ne me l’a pas enlevée. Pour commencer, elle me faisait mal, mais maintenant, je ne la sens plus. Le médecin de Carentoir me dit : « Elle est sortie ». Sortie où ? Je l’aurais bien vu sortir.

   Dans la nuit du 10 au 11 août 1918, je fus toute la nuit sous les gaz de 22 h à 3 h du matin. C’est à la suite de cette intoxication à l’ypérite que j’ai eu la croix de guerre.

   Drôle d’armistice

   Le 11 novembre 1918, on était en Belgique. Les Allemands étaient dix kilomètres plus loin dans un petit village. Depuis le matin, on savait, par nos officiers, que l’armistice était signé. Pourtant, avant que le clairon ne sonne à onze heures, notre colonel nous a fait donner un dernier assaut pour déloger les Allemands du village qui était devant nous. On a eu un mort et deux blessés à cause de notre artillerie. Notre colonel avait oublié de la prévenir que nous avancions. Cà nous a fait un mort et deux blessés à quelques minutes de l’armistice.

   Un drôle d’armistice pour nous.

La météo

la météo à carentoir depuis 100 ans

   Le changement climatique est à l’ordre du jour et inquiète toutes les populations du monde. Mais qu’en était-il il y a 100 ans ? Regardons ce que le prêtre de Carentoir écrivait dans son livre de paroisse. Reprenons ses termes

   1893 L’année a été remarquable par son extrême sécheresse. De mémoire d’homme on ne se souvient pas d’en avoir vu de pareille. Elle a sévi de mars à septembre.

   12 novembre 1894 Une tempête extraordinaire s’est abattue sur la France les journaux parlent de deux cents le nombre de tués ou de blessés. A Carentoir, les lucarnes de la couverture de l’église sont envolées, du côté du midi sur 4 m de long et 1,50 m de large, les ardoises ont été emportées et l’eau entre dans l’église.

   1895 Les deux premiers mois de l’année se signalent par leur froid excessif. La neige est restée sur la terre de la mi-janvier jusqu’à la fin février. Ensuite, pluies torrentielles mais grâce à 6 semaines de beau les récoltes de blé noir et de pommes ont été excellentes.

   1896 Mauvaise année par suite de la sécheresse, blé noir et foin en baisse, récolte des pommes presque nulle, prix du grain descendu à un taux dérisoire. La gêne règne dans le pays.

   Hiver 1897 Hiver particulièrement doux, en février aussi beau qu’en mai. Le 12 mars 1897. Nous avons mangé des asperges.

   1897 Année de sécheresse. Les puits, sauf celui du presbytère, sont taris un peu partout de sorte que l’on manque d’eau. La récolte de pommes a manqué et comme les deux années précédentes avaient été mauvaises, presque toutes les maisons sont privées de cidre.

   1899 Encore une année de sécheresse surtout les 6 derniers mois. L’eau est devenue rare, les puits sont taris. La pompe de la place, habituellement très abondante ne donnait que 3 ou 4 fois par jour. Les habitants du bourg apportaient leurs seaux à l’avance et formaient une longue file.

   Février 1900 Tempête d’une extrême violence. La toiture de la grande nef de l’église a été enlevée sur plusieurs mètres.

   1904 Hiver très pluvieux, les sources jaillissent de partout, certains chemins sont impraticables. En revanche, le printemps a été superbe et il y aura une année d’abondance.

   1910 Année marquée par d’effroyables inondations. Ici, les rivières débordaient, les pluies continues ne permettaient pas d’ensemencer les champs, beaucoup de caves étaient inondées. Cette inondation dura 8 jours. Un peu partout règne la malaisance et plus nombreux que jamais les pauvres viennent à la distribution du pain de St Antoine qui se fait les vendredis, de décembre à février.

   21 décembre 1911 Très forte tempête faisant de graves dégâts sur les toits des maisons. L’église a encore souffert au bas de la tour nord au-dessus de fonds baptismaux.

   1912 Pluies torrentielles.

   1934 Eté exceptionnellement chaud et sec. Les battages ont été avancés de 15 jours. Epuisement des sources obligeant les habitants de plusieurs villages à aller chercher l’eau fort loin.

   1938 Précédée de 2 jours de froid (-9°) la neige est tombée en abondance (29 cm) arrêtant toute circulation et bloquant les villages. Le dégel n’est intervenu que le 29 décembre. Les choux sont perdus, les pommes de terre et les betteraves ont beaucoup souffert du froid.

Le petit train Guer-Redon

Le petit train guer-redon

Le petit train guer-redon 1924-1937

  Le petit train qui reliait Guer à Redon a été mis en service en 1924. Son passage mettait un peu de vie et d’animation dans la campagne. Son panache de fumée blanche et le bruit de son sifflet strident ne passaient pas inaperçus. Tout le long du parcours, Il desservait un certain nombre de gares : La Telhaie, Comblessac, Carentoir, la Chapelle Gacelyne, Sixt sur Aff, La Gacilly, Cournon, Bains sur Oust et Redon .

 

  Il circulait sur une voie d’un mètre de largeur. Sa vitesse ne dépassait pas les 20 km/h. Et si la voie traversait des bourgs, la vitesse redescendait à 10 km/h. Les voyageurs devaient donc prendre leur mal en patience. Pour l’anecdote, on dit même qu’il fallait descendre dans les montées quand il était trop chargé.

  Les gares n’étaient pas très grandes. C’était souvent de simples baraques en bois peintes en rouge. Elles disposaient sur le devant d’un abri d’attente, d’un petit bureau pour le responsable de station et à l’arrière d’une halle à marchandises.

la gare de Carentoir

     Ses horaires étaient basés sur ceux des grandes lignes, ce qui permettait les correspondances et rendait service aux voyageurs. En attendant le départ, ceux-ci pouvaient patienter au café d’en face tenu par Mr Joseph Robert et son épouse Angélique Leblanc.

    Sur la carte ci-dessous qui date d’avant la guerre 39-45, on aperçoit le bouquet signalant un débit de boissons

  Malheureusement au fil du temps, les voyageurs se firent de plus en plus rares et le transport de marchandises devint insuffisant. L’exploitation de la ligne accusait chaque année un déficit important. La charge financière devenait trop lourde. La compagnie ferroviaire et le conseil général décidèrent donc de fermer cette ligne en 1937 .

 

 

Les linteaux

les linteaux

LES linteaux DE PORTE et de fenêtres

   Les linteaux se trouvent au-dessus des portes et des fenêtres. Ils sont des éléments de décoration.

   Les linteaux sont très divers. On en trouve de très simples faits de simples poutres de bois. D’autres utilisent un seul bloc de pierre de schiste (c’est la pierre la plus commune dans la région même si elle est délicate à travailler) taillé droit ou en arc et décoré. 

   On peut se poser la question dans de nombreux cas de réemploi du matériaux venant d’un autre édifice.

linteaux droits en schiste et en bois

   A certaines époques les linteaux ont pris des allures plus travaillés. Ils ont été chanfreinés (dont l’angle a été abattu, cassé) soit en accolade.

linteaux chanfreiné et en accolade

   A la fin du XIX et au début du XX ème, les blocs sont taillés de manière régulière et uniforme.

   Suivant les époques, on a voulu singulariser sa maison en ajoutant une date, des feuilles de décoration mais aussi un signe particulier (un calice dans le cas d’une habitation de prêtre, des ciseaux si le propriétaire était tailleur, une croix, le nom de celui aui habite ou une date).

LES linteaux DE cheminées

   Les cheminées constituaient, à l’intérieur des maisons, un élément important. Seule source de chaleur en hiver, c’était le lieu où se préparait le repas. Elles étaient largement ouvertes vers la pièce. Le foyer était le centre de la maison.

   On retrouve la même structureque pour les portes et les fenêtres (linteau et jambages). Le linteau est généralement constitué d’une seule pierre souvent décorée.

   Il repose sur des corbeaux qui peuvent eux être sculptés (tête). Les jambages, eux aussi, peuvent recevoir une décoration particulière.

   Certaines cheminées ne possédaient qu’une poutre de bois en guise de linteau.

Les portes

les portes

les portes parlent

   Les encadrements de portes et de fenêtres et les portes elles-mêmes parfois, font souvent l’objet d’un soin particulier.

   Le ciseau du sculpteur a quelquefois transcrit un peu de l’histoire de la maison dans la pierre. Dans la porte on distingue deux parties le linteau qui est le haut de l’ouverture et les jambages qui sont les côtés.

   Les jambages sont constitués de gros blocs de pierre de schiste taillés parfois grossièrement, d’autres fois très travaillés. Certains sont même sculptés.

   Certaines portes sont très particulières comme celles qui sont arrondies en creux en leur milieu. Tout simplement pour permettre le passage des fûts de cidre.

   Le plus fréquemment, les portes sont en deux parties : ce sont des portes « à huissé » (venant de huis : porte extérieure). Chaque partie était indépendante. On pouvait ouvrir la partie haute en laissant celle du bas fermée. La lumière pouvait pénétrer dans la maisons mais l’accès de la maison était interdite aux animaux.

portes à deux battants porte à huissé

Tréhandin
le Val porte 1792
Abbaye de Bonnais

Evolution de l’habitat

évolution de l'habitat

la maison au début du XX ème siècle

   Depuis le début du XX ème siècle, l’habitat rural s’est énormément transformé. Après des siècles sans grandes évolutions, les 100 dernières années ont vu la structure de l’habitat changer.

   Comme le montrent certaines photos, le plan type de la maison rurale était : une fenêtre, une porte et au-dessus de la porte une ouverture qui donnait accès au grenier, la gerbière. Cela permettait de rentrer le foin ou tout autre récolte. La porte d’entrée était en deux parties. La partie du haut et celle d’en bas étaient indépendantes permettant d’ouvrir l’une sans l’autre. Le haut ouvert permettait à la lumière de rentrer et le bas empêchait les animaux de pénétrer et protégeait ainsi les enfants.

   En face la fenêtre était un évier taillé dans une pierre de schiste avec une évacuation directe dehors (il n’y avait pas de services d’eau ni d’assainissement). Dans beaucoup de cas il n’y avait qu’une seule pièce qui servait de cuisine, de salle à manger et de chambre, les lits étant installés contre le mur nord sans fenêtre et séparés par une armoire. 

   Au centre de la cuisine, la table. Cette table avait de multiples fonctions, bien sûr pour manger, mais aussi comme « armoire ». En effet, à chaque extrémité il y avait un grand tiroir. Dans l’un on mettait le pain (une grande boule qui pouvait peser ………….et que l’on faisait tous les ……..), dans l’autre on rangeait les assiettes.

   De chaque côté de la table, deux bancs pour s’asseoir. Dans un angle de la pièce le garde-manger (le frigidaire) qui était grillagé et dans lequel on mettait le beurre et les aliments qui ne devaient pas être à la portée des animaux.

   La cheminée (dans un des pignons de la maison dont on voyait souvent l’arrière sortir les pierres de schiste qui supportaient le manteau de la cheminée) est un élément important dans la demeure. 

   En général elle était grande, large et haute. Elle permettait de cuisiner avant l’introduction de la cuisinière. Elle était importante pour se chauffer et les soirs d’hiver la famille se rassemblait de chaque côté. Il y avait deux « chaires de coin » une de chaque côté. Ces chaires étaient comme des coffres dans lesquels on mettait des pots de lait avec la crème récupérée pour faire le beurre. Car bien sûr, le beurre était réalisé en général par la fermière dans une « baratte ». (Voir fabrication du beurre).

   Les bêtes n’étaient pas loin, soit dans un bâtiment attenant, soit dans certains cas séparés de la pièce de vie par une simple cloison. Dans ce type de configuration, il y une cheminée dans la partie habitation mais pas dans la partie de l’étable.

l'évolution

   Petit à petit la partie réservée aux bêtes va s’éloigner de la partie habitation même si elle reste proche et le contact avec les animaux est constant.

   Bientôt la maison va changer et la configuration d’une seule pièce va évoluer et on va commencer à voir des maisons avec une porte d’entrée au milieu du bâtiment donnant sur un couloir qui dessert une cuisine et une chambre. Mais ce sont toujours des maisons sans étage avec un grenier et souvent une porte à l’arrière qui donnait sur le cellier où l’on stockait le cidre (au nord pour la fraîcheur de l’été).

   Autour des années 50, un nouveau type de maison apparaît. Les rendements s’améliorent, les gens ont une plus grande aisance et le modèle des maisons de bourg tend à se généraliser. On va trouver des maisons à étage avec la partie de vie (cuisine, salle à manger, cellier ou cave) en bas et en haut on va avoir les chambres. Les premiers WC et les premières salles d’eau apparaissent.

   L’étable est construite dans un bâtiment spécial mais jamais très loin de l’habitation. Il faut être près de bêtes au cas où….

   Après les années 60, les trente glorieuses permettant un grand développement du milieu agricole, les maisons vont encore évoluer et la modernité va s’installer dans l’habitat (style néo breton avec tout le confort) et ressembler à toutes les maisons modèle pavillon de banlieue.

   Les exploitations s’agrandissent, les bâtiments de la ferme évoluent eux aussi. Ils s’éloignent de l’habitation, parfois très loin, dissociant le travail et la vie familiale.

La chapelle Saint Marc

la chapelle saint-marc

   La Chapelle Saint Marc se trouve entre le bourg du Temple et La Chapelle Gaceline, non loin du village de Lanouan.

   Seule  au bord de la route au milieu des champs, elle attend que le passant la regarde, mais il passe indifférent à son histoire. A côté d’elle, veille une croix comme il en existe beaucoup sur la commune.

  Discrète, elle n’attire pas les regards par une architecture remarquable mais elle est le témoin d’une époque où les paysans des environs venaient y trouver réconfort.

  Elle daterait du XVIII ème siècle. Le clocheton est en bulbe. On assure que Saint Marc protégerait la frairie contre la grêle.       

  A la messe des Rogations (période de prières se situant durant les trois jours avant l’Ascension), les semences que chacun apportait étaient bénies mélangées avec les semences qui devaient servir dans l’année.

le tableau de saint marc

   Un tableau représentant Saint Marc s’y trouvait, il était en très mauvais état. Restauré, il est actuellement dans l’église paroissiale.

   Le tableau porte les armes de la famille Guériff de Lanouan.

La chapelle St Adrien

la chapelle saint adrien

ce que l'on sait de son histoire

   La chapelle Saint Adrien était située près de l’étang du Val. Seul un chemin permet d’y accéder. Elle était construite au milieu des bois.

   La date de sa construction n’est pas connue mais elle est signalée dans un acte de la frairie de la Provotaye en 1562. (d’après l’abbé Le Claire).

   On sait que plusieurs mariages y furent célébrés et qu’un prêtre (Vincent Bouchet) y a été enterré.

   Actuellement, la chapelle n’existe plus. il n’y a qu’un muret qui a été construit sur les fondations de la chapelle. L’autel a été replacé contre un des murs orienté au nord. Ne subsiste que l’autel, quelques pierres et le bénitier qui est à sa place.

   Tous les ans, un pardon est organisé autour des restes de la chapelle. Il regroupe les habitants des villages aux alentours. Il est l’un des trois pardons de la paroisse.

Témoignage

   D’après André Sérazin (né au village du Val proche de la chapelle de St Adrien) l’église était dédiée à St Julien et le changement de nom serait intervenu dans les années 1700 mais on ne sait pourquoi il y eut cette modification de nom.

   L’autel actuel est vraiment l’autel d’origine. On y voit la plaque centrale où le prêtre posait le calice. Par contre, le dessous pourrait être le haut d’une ouverture de cette église ???

   André Sérazin raconte que « durant la guerre une cagnotte avait été organisée par les habitants des villages desservis par la chapelle. Si les militaires des environs partis à la guerre 14-18 revenaient vivants la cagnotte servirait à refaire la toiture de la chapelle. L’argent, à la fin de la guerre aurait été remise à la cure mais…… pas de réparation de la toiture ».

Vestiges de la chapelle St Adrien

   André Sérazin confie aussi que « lorsque je venais dans ma jeunesse dans la chapelle, au milieu de celle-ci, il y avait un endroit où, lorsqu’on tapait du pied, on entendait que cela sonnait creux. On raconte qu’un prêtre, habitant la Provotaie village voisin, aurait été enterré dans la chapelle » comme cela se faisait souvent durant l’Ancien Régime.

   Quant à l’étang, il daterait des années 1721. Sous toute réserve.