Auteur/autrice : admin
Posted by: admin | on février 1, 2023
Le monument aux morts de carentoir
le monument aux morts de carentoir
la décision
La grande guerre emporta dans sa tourmente meurtrière un grand nombre de Carentoriens. Sur le monument aux Morts 174 noms sont inscrits. Une plaque se trouve aussi dans l’église du Temple sur laquelle sont inscrits les noms des soldats de la Paroisse du Temple morts pour la France.
Le conseil municipal dès 1919 évoqua le projet de réaliser un Monument aux Morts à la mémoire des Carentoriens morts pour la France. Dans sa séance du 23 mars 1919, le Maire de l’époque, M de la Bourdonnaye prononça un discours lors de l’ouverture de la séance du conseil de ce 23 mars.
Au cours de ce discours il évoqua la mémoire des disparus lors du conflit en particulier le décès de M Le Berh ancien maire. Il évoqua les souffrances endurées pas les soldats, remercia M Moïse qui a fait fonction de maire durant l’absence de M de la Bourdonnaye.
Au cours de son discours il dit : « Le jour n’est pas éloigné, je l’espère où nous pourrons leur élever un monument où seront inscrits en lettres d’or les noms de tous ces héros ».
C’est le lancement du projet d’érection d’un monument aux morts à Carentoir. En même temps, le conseil décide d’aménager un perron d’accès à l’église qui n’était terminée que depuis une trentaine d’années.
les trophées
Le maire sollicite que l’on attribue à la commune des trophées de guerre
« …des trophées dont la vue rappellera à ses défenseurs leurs jours d’épreuves et de gloire tout en ravissant (je pense qu’ils ont voulu mettre ravivant) dans leurs cœurs les sentiments patriotiques aux familles éprouvées le pieux souvenir de leurs morts et de disparus et fixera dans l’âme des enfants, cette histoire d’une période tragique où leurs pères ont donné les plus beaux exemples de toutes les …. ».
« les pièces intéressantes telles que le canon qui sont au parc d’artillerie de Laon… ».
Finalement devant le coût de l’acheminement de Laon à carentoir (par le train), le conseil dans une nouvelle délibération où le conseil décide de :
« demander seulement un canon de campagne ainsi que les 5 fusils, 5 baïonnettes, 3 sabres et deux casques. »
les INSCRIPTIONS
Sur le monument sont inscrits AUX MORTS POUR LA PATRIE du côté Sud avec en dessous une couronne sculptée PAX 1914-1918.
Au sommet du monument une médaille militaire est sculptée.
Enfin sur trois faces sont inscrits les noms des Carentoriens Morts pour la France.
Sur une des faces une urne contenant de la terre de Verdun a été installée.
la réalisation
Pour permettre de financer le projet, une subvention fut demandée au Conseil Général et une souscription fut lancée auprès des habitants. Celle-ci obtint un très grand succès. Quelle famille de carentoir n’avait pas été touchée de près ou de loin par la perte d’un frère, d’un mari, d’un père ? Chacun donna selon ses moyens.
Un dessin en perspective a été réalisé par l’architecte qui intègre le perron et la sortie de l’église il date de décembre 1919.
Le monument a la forme d’un obélisque comme un grand nombre de monuments aux morts réalisés à cette époque.
L’architecte qui a été retenu était M LIBERGE, architecte à Nantes. Il a été réalisé par M RIVIERE de Nantes et de M JOUVENCE de La Gacilly.
L’obélisque est en pierre de CHAUVIGNY d’un seul bloc avec une base en granit.
Les plans ont été présentés en novembre 1920 et ont été acceptés par le Préfet en février 1921.
le plan
lES INVITés à l'inauguration
De nombreuses personnalités étaient invitées à cette inauguration qui était pour la commune un moment fort et certainement un moment de communion entre tous les habitants.
Qui était invité ?
l’Evêque qui célébrait et a béni le monument, le Préfet, les Maires des communes environnantes, le Conseiller général, les députés des circonscriptions, les anciens combattants, les représentants de l’armée, le camp de Coëtquidan n’étant pas loin, les conseillers municipaux et tous les habitants de la commune. L’église était assez grande pour accueillir un nombre très important de fidèles.
l'inauguration
Elle eut lieu le Dimanche 22 Octobre 1922. Le programme était le suivant :
9 h réception des autorités à la Mairie
9 h 30 Cérémonie religieuse sous la Présidence de l’Evêque de Vannes Mgr Gouraud
10 h 30 Défilé devant le monument et inauguration après la bénédiction. A l’issue un vin d’honneur fut servi.
12 h 30 Banquet de plus de 100 personnes.
Durant l’inauguration un avion passa au-dessus de l’assemblée et une pluie de fleurs s’abattit sur le monument.
les traces dans la presse de l'époque
La presse de l’époque relata cet évènement. Durant la cérémonie, le nom de chaque Carentorien mort pout le France fut appelé et à cet appel fut répondu « Mort pour la France ».
Ce qui est à remarquer dans les articles écrits à cette occasion c’est le style des commentaires, style « grandiloquent » plein de termes qui ont complètement disparu du vocabulaire journalistique actuel. C’était une autre époque.
A retenir quelques passages de ces articles.
« Mg l’Evêque de Vannes qui s’est arraché aujourd’hui à son dur labeur eux préoccupations de son si zélé ministère… »
« … M de la Bourdonnaye, maire incomparable, les élus du Département, celui du canton, le dévoué et sympathique conseiller général… »
« …un long cortège se forme. Il est composé des enfants des écoles, de groupes gracieux de fillettes portant des palmes et des bouquets, des mutilés, des anciens combattants, des orphelins et veuves de guerre, du patronage, des autorités, du clergé. »
« Sa grandeur, Mgr Gouraud………prend la parole, comme celle-ci sort de son cœur de pasteur et de père, elle trouve un écho ému dans celui de tous les assistants… »
« M le Comte J. de Gouyon, conseiller Général, émeut profondément l’assistance en évoquant un souvenir personnel. C’était le 11 novembre 1918……..les cloches réveillées dans les clochers, se renvoyaient l’écho de la bonne nouvelle par-dessus les côteaux et les vallées, il suivait un sentier rocailleux tapissé de bruyère et gravissant rapidement un monticule……..il aperçoit dans la solitude de la campagne, une femme à genoux qui pleurait et qui priait : la nouvelle joyeuse ……..la comblait de joie. Un de ses fils allait revenir. Mais deux autres avaient été tuées….Ah ! L’atroce guerre où, même au milieu de la joie, vient se mêler l’amertume des regrets inconsolables ! »
Voir les Carentoriens morts pour la France.
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Posted by: admin | on janvier 30, 2023
Les traces des Templiers à Carentoir
les traces des templiers à carentoir
Disparus depuis 700 ans, aorès avoir occupé les lieux durant un peu plus de 100 ans, les Templiers ont laissé un souvenir plus important que les Hospitaliers qui y sont restés de 1314 à 1790.
Quelles traces trouve-t-on des moines rouges comme ils étaient appelés dans la région ?
– Le village ou plutôt le bourg où se trouvait la commanderie s’appelle « Le Temple ».
– Le café qui se trouve en face de l’église du Temple s’appelle « Le Templier ».
– De nombreuses rues du bourg du Temple ont un nom en rapport avec les Templiers (place du commandeur, rue des croisés, ruelle des Templiers).
– Dans le bourg de Carentoir, il y avait un commerce qui s’appelait « l’Etal des Templiers ».
– Le parc animalier de la Ferme du Monde » organise pour les groupes les « ripailles des Templiers ».
Donc, le Temple reste très présent à Carentoir, autant dans la géographie (nom d’un village et d’une paroisse) que dans la mémoire collective.
700 ans après leur disparition, ils imprègnent encore Carentoir, alors que les chevaliers de l’ordre des Hospitaliers (qui eux sont restés de 1314 à 1790) ne sont jamais évoqués.
Pourquoi ont-ils autant imprégné la mémoire collective de Carentoir ?
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Posted by: admin | on janvier 30, 2023
Histoire ou légende
histoire ou légende
Au début du XIV ème siècle,les Templiers de la commanderie du Temple auraient été massacrés au pied d’un gros chêne appelé le chêne de la sauvegarde.
Histoire ou légende ? Mystère…
Le "miracle de huguenots"
La construction de la chapelle ferait suite à la guerre de la Ligue (fin du XV ème siècle), au cours de laquelle se produisit un miracle.
Des « Huguenots » de Cateneuc voulurent brûler une statue en bois de la Vierge vénérée et abritée dans un vieux chêne (peut-être le même que celui des Templiers ?).
Ils la jetèrent par trois fois dans un four chauffé à blanc sans parvenir à la détruire. Il paraît que la statue est restée noire.
une pierre particulière
Enfin, une pierre située au dos de l’autel Notre-Dame avait, dit-on, la vertu de guérir les maux de dents.
un lieu de pélerinage
Les paroissiens sont venus de tout temps et viennent toujours prier la Vierge d’exaucer un voeu ou pour la remercier, et particulièrement lors du pardon organisé tous les 15 août et au cours duquel un cantine spécialement composé est chanté.
On s’y réunissait également le 8 septembre, jour de la nativité de la Vierge.
On s’y mariait aussi autrefois. La chapelle a même servi en 1683 d’église paroissiale, l’ancienne de Carentoir, située sur la place actuelle étant devenue dangereuse.
Les Carentoriens sont attachés à l’édifice, plusieurs associations sportives et autres portant son nom ainsi qu’une rue de la commune.
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Posted by: admin | on janvier 30, 2023
Les villages
les villages
les villages à carentoir
La commune étant très étendue, le nombre de villages est lui aussi très important. On compte villages sur Carentoir et sur le territoire de Quelneuc. Carentoir et Quelneuc ne forment plus qu’une seule et même commune depuis 2016.
On pourrait diviser la commune en grandes zones avec plus ou moins de villages : les bourgs (Carentoir, Quelneuc, Le Temple), quelques gros villages (Marsac, la Danais, la Pételaie), beaucoup de villages dispersés entre ces zones.
On trouve une plus grande concentration en allant vers le sud de la commune tourné vers La Gacilly, une zone moins peuplée avec des villages très dispersés (zone de La Bourdonnaye et sa forêt).
Dans une commune, des villages se créaient (moins maintenant) et disparaissaient.
En comparant les cartes de Cassini de Rennes en 1750, le cadastre napoléonien de 1825, le cadastre actuel et les données du terrain on peut en déduire un certain nombre de constatations.
Pour la commune de Carentoir
En 1750, il y avait 121 villages mentionnés
En 1825 on cite 155 noms. Entre 1750 et 1825, 2 villages ont disparu (Les Vignes -sous les Landes et La Villeville – au-dessus du Bois-Faux). Par contre 36 fermes ou villages apparaissent.
On compte actuellement 175 lieux habités. 3 anciens villages cités entre 1750 et 1825 disparaissent (La Rue d’Aval, la Cariais, l’Hôtel Fournier) 7 se créent puis disparaissent (La Ville Martin, Le Pâtis de Huno, La Brûlerie, La Grée d’à haut, Métaierie de la Roche, Métairie de Teyat, Métairie du Chêne Tort).
Mais par contre 30 villages sont créés plus récemment (Beauséjour, Hayard, La Bergerie, La Mare du Bois, La Roche Guinebert, La Saude, Le Chê,e Helleuc, Le Cormier, Le Gouta, La Petit Vallon, Le Poteau, Le Riga, La Lande du Temple, Les Gardes, Les Landes Menues, L’Espérance, Montvollet, Sigré, Métairie de Trélo….).
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Posted by: admin | on janvier 29, 2023
Cahiers de doléances Carentoir originaux
originaux des cahiers de doléances de carentoir
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Posted by: admin | on janvier 29, 2023
Habitat traditionnel
l'habitat traditionnel
les maisons de village
Les villages comportent un ou plusieurs alignements, toujours hétérogènes et irréguliers (tantôt parallèles ou perpendiculaires à la route suivant la pente). Dans la campagne, les maisons sont généralement orientées vers le sud de manière à profiter du soleil. Au nord pas ou peu d’ouverture (parfois une porte donnant accès au jardin qui pouvait se trouver à l’arrière (le courtil).
Les alignements réunissent de petites maisons basses, avec grenier à l’étage, accessible avec des gerbières (la gerbière est une ouverture pratiquée dans le toit, sans faîtage, pour permettre l’accès au grenier).
Ces alignements de maisons s’appellent des longères et dans une longère il pouvait y avoir plusieurs foyers.
Malgré les différentes époques de construction, ces maisons présentent une grande similitude de matériaux, de volume et de toiture.
Demeures très modestes, elles possèdent une unique salle à usage multiple. (Voir évolution de l’habitat rural)
les matériaux
Une des particularismes de l’architecture locale était l’utilisation des palis de schiste comme matériau pour la construction des murs. (surtout pour les remises et les écuries accolées à la maison d’habitation).
Mise en œuvre mixte à la Grée Fichet avec palis au rez-de-chaussée et remplissage en torchis (argile +chaux + paille) sur lattis (lattes de bois reliées entre elles).
Certaines portes de maison ont forme particulière comme celle de la photo au-dessus. La porte est plus large au milieu. En fait, cela permettait de rentrer les fûts.
Il existe des maisons aux portes et fenêtres très symétriques.
Le matériau dominant est le moëllon (pierre de construction facilement utilisable) de schiste avec différentes textures et couleurs (bleu et vert) mélangé avec des pierres de champ (quartz et grès).
Le tout est assemblé avec de la terre argileuse.
les maisons du bourg
Les maisons du bourg sont différentes de celles de la campagne. Elles ont souvent un étage et une cave. Elles sont sont serrées les unes contre les autres. Les propriétaires qui sont plus aisés peuvent les décorer au niveau des lucarnes par quelques sculptures mais assez rares dans la commune.
C’est dans le bourg que se trouvent les services : les commerces, la mairie, le presbytère, la maison des religieuses, l’école (même si des écoles de hameaux existaient comme l’école du Temple et celle de la Haute-Bouëxière trop éloignées du bourg), le notaire, le médecin au début du XX ème siècle.
Ajoutez votre titre ici
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différentes maisons traditionnelles
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Posted by: admin | on janvier 29, 2023
Les pigeonniers
les pigeonniers
les pigeonniers
En Bretagne, la «Très Ancienne Coutume de Bretagne» permettait à des non nobles d’avoir un colombier. La seule condition était d’avoir une superficie suffisante pour les nourrir.
A la veille de la Révolution, seuls les nobles avaient conservé ce droit. Le pigeonnier deviendra objet de haine des paysans et nombreux seront les cahiers de doléances qui en feront état à la veille de la Révolution et le privilège de colombier sera aboli dans la nuit du 4 août 1789.
pourquoi élever des pigeons ?
Premier intérêt: la nourriture. On avait sous la main une viande toujours fraîche et un taux de reproduction rapide.
La deuxième raison était la production de la fiente. (colombine –riche en azote et en acide phosphorique – nécessaire pour les cultures du chanvre, du lin et pour les jardins).
la construction
Les murs étaient épais et faits en pierres du pays. Le toit pouvait être en pierres ou en ardoises. La porte était une partie relativement élaborée. Elle était souvent petite (empêchant les pigeons de s’échapper durant les périodes d’enfermement).
Elle était souvent tournée vers le château ou le manoir pour faciliter la surveillance. Le mobilier se composait d’une échelle pivotant sur un axe pour ramasser les œufs, les pigeonneaux et nettoyer.
Il y avait aussi la « pierre à grain » sur laquelle on déposait la nourriture quand les pigeons ne sortaient pas.
les pigeonniers en façade
Ils se trouvent généralement sur des manoirs, ou leurs dépendances (granges, chapelles…)
Sans doute, il s’agissait de seigneuries qui n’avaient pas assez de terres pour posséder un colombier indépendant. On trouve aussi des boulins sur les maisons des prêtres et sur certaines demeures non nobles pour montrer une certaine richesse.
le pigeonnier tour
Il est constitué d’une tour avec des boulins de la base au sommet. (Les boulins sont des trous dans les murs où les pigeons couvent et dorment. Chaque boulin à la forme d’un L. Ils peuvent être disposés en alternance ou en quinconce. Leur nombre dépend de la surface de terre du propriétaire).
Il est situé un peu à l’écart du manoir. Il est souvent cylindrique. Il peut abriter plusieurs milliers de pigeons.
Au vu du cadastre de 1825, il est possible qu’il y en ait eu un au manoir du Bois-Brassu et un à Trélo, de même dimension que celui de Clazeul et à l’écart de la demeure.
Clazeul
Ce pigeonnier, datable de la fin du XVIII ème siècle (présent sur le cadastre de 1825) avait environ 400 niches.
Il possédait une large fenêtre par laquelle s’envolaient les oiseaux.
Lanouan
Peut-être daté du XVIII ème siècle, bien qu’il n’apparaisse pas clairement sur l’ancien cadastre, il pourrait reprendre le tracé d’antiques tours dont on distingue les fondations alentour.
Il pouvait abriter jusqu’à mille pigeons qui ravageaient les cultures. Excédés, les habitants de la Vériglaie les empoisonnèrent. Les seigneurs de Gueriff voulant se venger, s’en prirent à une vieille femme et la tuèrent. Les gens de la Vériglaie tendirent alors un piège au plus jeune des Gueriff, le tuèrent et le laissèrent dans la fontaine du village.
les tours fuies
Ces pigeonniers couronnaient une tour faisant partie du manoir. Cette structure a été abandonnée à la fin du Moyen-âge. La présence des pigeons amenait bruit, odeurs et parfois maladie.
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Posted by: admin | on janvier 28, 2023
Les lavoirs
les lavoirs
lavoir de l'hôtellerie (tuiles des anciennes halles de La Gacilly)
Les lavoirs étaient des lieux de travail et de sociabilité exclusivement réservés aux femmes et leur implantation à la campagne dépendait de l’approvisionnement en eau.
Les plus sommaires, appelés « dué » ou « doué » en patois gallo, n’étaient que simples trous remplis d’eau situés sur une source.
Des lavoirs étaient également établis le long des ruisseaux. Celui de l’Hôtellerie (construit par la commune) équipé d’une vanne et abrité par une toiture était le plus élaboré de tous.
Les seuls lavoirs préservés sont ceux qui ont été associés aux fontaines.
Ces derniers étaient légèrement en contrebas, souvent éloignés de quelques mètres pour éviter les contaminations et reliés à la fontaine par une petite rigole protégée. Un système de trop-plein permettait l’alimentation en eau du lavoir, tandis qu’un autre en maintenait le niveau.
Jusqu’au début des années 1960, les femmes amenaient donc dans une brouette souvent réservée à cet usage leur linge et leur matériel :
la boîte à laver remplie de paille pour s’agenouiller au sec, le bassinet pour le petit linge, la brosse à crins durs,
le battoir (« battouo ») pour essorer, la lessive et des « boules de bleu », utilisées au rinçage pour rendre le linge bien blanc.
Les lessiveuses pour la « buée » restaient sur place dans le cas de lavoirs privés ; il fallait simplement les approvisionner en fagots.
Mais dans le cas de lavoirs collectifs, il fallait amener tout ce matériel (trépied, lessiveuse, bois), en plus du linge et de l’outillage habituel.
C’était alors l’occasion de discussions animées entre les lavandières.
On utilisait le battoir pour que le savon pénètre dans le linge (veston, pantalon, drap et sacs de jute). Puis, une fois frotté et tordu, on utilisait de nouveau le battoir pour en faire sortir la « crasse » et terminer l’essorage.
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Posted by: admin | on janvier 28, 2023
Les puits
les puits
le puits, importance capitale
Quelques puits ont cependant été refaits ces dernières années, pour des raisons de sécurité, de problèmes pratiques (installation de pompes électriques) ou par simple souci esthétique. Des barrières, grilles, planches de tous types ont été ajoutées pour éviter tout accident.
La grande majorité des puits est relativement récente (une centaine d’années)
Quelques uns cependant paraissent plus anciens, notamment celui de Rolienne, que l’on peut dater du XVIIIe s. Une trentaine d’entre eux sont communs au village ou appartiennent à la Commune. On pouvait aussi bien trouver l’eau à 1 m qu’à 48 m (le Bois By). Rares sont les puits qui tarissaient en saison sèche.
Il faut signaler que certains sont affublés d’une légende qui veut que leur fond soit tellement large qu’on peut y manœuvrer une charrette et ses bœufs ! (Le Tertre de Haut, Lannouan…).
Le puits était évidemment vital pour tous, hommes et bêtes. Il faut imaginer les difficultés d’approvisionnement : afin de préparer la toilette et le petit-déjeuner, la première tâche de la journée était souvent de ramener de l’eau du puits, au moyen de 2 seaux en bois maintenus écartés par un cerceau.
les objets spécifiques des puits
Le treuil (« travouillet » en gallo), sorte de rondin de bois autour duquel s’enroule la chaîne ou la corde, tractée grâce à 2 bâtons entrecroisés fichés dans le rondin. Tout le système est situé à l’intérieur des maçonneries. C’est pratiquement l’unique mode de traction.
La poulie est l’exception (fixation entre 2 palis).
La chaîne et le mousqueton.
Le crochet en bois de 2 m de long environ destiné à puiser l’eau avec le seau quand le niveau était à portée de la main.
les différentes sortes de puits
les puits en fer à cheval
Ces sont des puits qui ont la forme d’un fer à cheval. Ils reprennent souvent les caractéristiques des puits carrés (matériau, margelle…)
La toiture, constituée de palis est difficile à conserver et plusieurs ont maintenant un toit d’ardoises ou de tôle.
les puits typiques carrés
Ce sont des puits de plan carré et construit en schiste pour la très grande majorité, avec margelle et 2 repose-seaux.
Le toit est généralement formé d’un toit à une pente en plaques de schiste (3 à 5), rarement plat et exceptionnellement en ardoises à 2 pentes.
les puits particuliers
Un des plus anciens semble être celui de Rolienne (XVII ou XVIIIème siècle). Ce puits de plan carré a pour particularité d’avoir une couverture en appareillage de pierres simplement voûtée. Il possédait autrefois, dit-on, 2 pierres de part et d’autre gravées d’un alpha et d’un omega. Celui de Couëtu, de création tardive (XXe), est équipé d’une poulie.
Puits ronds
Le puits St Jacques (aujourd’hui disparu) était situé face au Crédit agricole.
Caractéristiques : C’était un puits rond. Une poulie installée sur un support en fer remplaçait le « travouillet » traditionnel. Autre puits rond à La Barrière (près du Château de la Bouronnaye).
Enfin, puits collé au pignon d’une maison à Maupas.
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Posted by: admin | on janvier 28, 2023
Les Fours
les fours
les fours avant la révolution
A Carentoir, il y aurait 110 fours, grands ou petits, actifs ou ruinés.
Pendant des siècles, les fours étaient banaux c’est-à-dire qu’ils appartenaient au Seigneur. Pour faire leurs pains, les paysans étaient contraints de les utiliser moyennant une redevance généralement en nature (farine ou pain).
Après la révolution de 1789 et l’abolition des privilèges par la Convention en 1793, les fours banaux deviennent communaux. Alors chacun pourra construire son four.
Les plus anciens remonteraient au XVIII ème siècle avec leur voûte en pierre. Les plus grands auraient été édifiés au XIX ème et au début du XX ème. Leur voûte est en brique, innovation du XIX. Les plus petits sont les plus récents.
Chaque village avait au moins un four. Ils étaient le symbole de la vie rurale.
Si, autrefois, plusieurs étaient la propriété du village, ceux-ci font aujourd’hui figure d’exception. Quand le four était privé, les voisins venaient quand même y faire cuire en échange de menus services. Quelques fours sont toujours utilisés épisodiquement à l’occasion de fêtes de quartier ou de famille, mais les derniers se sont arrêtés de fonctionner dans les années 1960.
Les habitants évoquent la taille de leur four en fonction du nombre de fagots ou de pains que l’on pouvait y enfourner.
les fours boules
C’est un four circulaire (diamètre : 3 m environ), type relativement ancien (XVIII ème siècle pour les plus vieux), voûte en pierre, une couverture en dôme de terre et une gueule en encorbellement (partie en surplomb) sans porte ni cheminée.
le matériel
Une « jeude » (ou « jade », maintenant : paneton), corbeille ronde pour mettre la pâte, en paille entrelacée avec des ronces fendues dans le sens de la longueur et couverte d’un torchon au fond, que l’on fabriquait lors des longues soirées d’hiver.
Un ou une « nippe » de four (ou « nib »). C’était un vieux tissu humide attaché au bout d’un long manche en bois pour nettoyer le four de sa cendre
Une « pale » à pain, pelle plate en bois pour enfourner les pains
les fours avec boulangerie
C’est un four en fer à cheval ou carré avec une couverture de la chambre de chauffe en dôme de terre.
Il peut être précédé d’une cabane ou d’une boulangerie et parfois surmonté d’un grenier.
les fours isolés
Ils ont une couverture à une ou deux pentes.
les voûtes
Il fallait des spécialistes pour fabriquer les fours car la voûte demandait un savoir-faire particulier.
la cuisson
La chauffe d’un four était une opération longue et précise.
Il fallait environ 1 h 30 à 2 h de cuisson pour une fournée de 4, 6 voire 8 pains de 12 livres (4/5 kg) en même temps.
On cuisait les pains pour 8/10 jours.
Lors de grands mariages, 2 fours pouvaient être allumés pour les 250 à 300 invités. Des pâtés, des rôtis, des volailles voire des pâtisseries y étaient cuits sous l’œil vigilant d’un ancien qui avait auparavant chauffé le four.
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