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L’ancienne mairie

L'ancienne mairie

    

    La construction de cette mairie fut une réalisation de longue haleine. Plusieurs municipalités successives mirent ce projet dans leur priorité mais pour des raisons budgétaires  il fut reporté plusieurs fois. Dans les années 1830, l’obligation de construire une maison école fut l’occasion de remettre cette idée à l’ordre du jour.

Une maison école

 

   Après la Révolution, une des  priorités des gouvernements successifs fut le développement de l’enseignement public. Dans de nombreuses communes dont Carentoir, des jurys d’instruction  furent mis en place pour alerter les municipalités et favoriser la création d’une maison école.

 

   Sollicité de nombreuses fois par Mr le Préfet pour la construction d’une maison école, en octobre 1837, le conseil municipal nomma une commission chargée de faire un rapport sur la faisabilité du projet, sur les ressources nécessaires à envisager, les devis et l’emplacement de la construction.

 

  Dans un premier temps, la municipalité envisagea la construction de cette maison  sur la place de l’église. Mais à la réflexion,  cette proposition se révéla peu pratique : elle réduisait considérablement la superficie de la seule place de la commune.

Le puits st Jacques avec la mairie et l'école à l'arrière-plan vers 1906

Une mairie école

 

   Le 3 février 1840, Le maire alerta à nouveau son conseil sur l’urgence de bâtir une maison servant d’école et accessoirement de mairie. Les élus acceptèrent à l’unanimité, d’autant que des plans et des devis avaient déjà été transmis à Mr le Préfet.

 

   Le 20 mai 1849, le conseil se réunit sous la présidence de Mr de Berh, maire de la commune, dans le but de choisir définitivement l’emplacement sur lequel devait être bâtie la mairie école. Un terrain situé à Bourrienne fut proposé et adopté à l’unanimité. Il avait de nombreux avantages ; il était vaste et permettait de se mettre en accord avec la loi en fournissant à l’instituteur un jardin et un préau qui permettrait de mieux surveiller les élèves.

 

 

La mairie et l'école vers 1960

    

L’inauguration de la Mairie Ecole

 

   L’an 1865, le lundi 3 juillet à midi, eut lieu l’inauguration de la Mairie Ecole. Cet évènement fut relaté dans le registre du conseil :

 

 

    « Le C.M de la commune de Carentoir présidé par François Orinel, faisant fonction de Maire, s’est réuni à l’effet de constater l’installation d’une maison commune Mairie Ecole nouvellement construite et a désiré que cette déclaration soit inscrite sur le registre des délibérations.

   La bénédiction de cet édifice a eu lieu le matin à neuf heures par Mr Anger, curé doyen de Carentoir.

  Etaient présents à cette cérémonie : Mr Orinel, premier adjoint, faisant fonction de Maire, Mrs Rocher, Héligon, Dupont, Enaud, Boudard, Payen, Réminiac, Duglué, Roblin, Payen, Simon, Geffroy, membres du Conseil.

   Parmi les invités, Mr de Carheil propriétaire du château de la Guichardaye, désigné par le Conseil pour surveiller les travaux de la construction, Mr Bouchet, médecin, Mr Lelièvre surveillant des travaux et Mr Burel entrepreneur. »

   Cette mairie a  accompagné les Carentoriens  dans leur vie quotidienne durant plus de 150 ans. Elle a fermé ses portes en  novembre 2019. Depuis, elle continue à rendre service à la population  en accueillant différentes activités (ADMR, bureaux, logements…)

    

Quelneuc pendant la Révolution

Quelneuc pendant la révolution

   Comme dans toutes les paroisses du royaume, un cahier de doléances fut constitué. Celui de Quelneuc n’apportait pas d’éléments extraordinaires. La prise de la Bastille ne touchait pas les Quelneucois, Paris c’était loin…

 

LA RÉVOLUTION

   Dans un premier temps, les seuls effets de la Révolution furent les modifications administratives (création des communes, des cantons et des départements).

   Vers 1790, la situation commença à évoluer. Des ligues révolutionnaires se créèrent et s’attaquèrent aux titres nobiliaires.   

   Suite aux décrets de séparation de l’Eglise et de l’Etat qui imposaient aux prêtres de prêter serment à la nouvelle Constitution, de nombreux prêtres furent réfractaires et refusèrent de faire allégeance. Malgré la menace d’une arrestation, le vicaire de la Trève  de Quelneuc, François Peschoux montra l’exemple et continua d’exercer son ministère jusqu’en 1792. Recherché, il se cacha dans un chêne creux près du Val du Ronceray en Quelneuc. Finalement il fut capturé et déporté à Saint-Martin-de-Ré de 1796 à 1800. Le vitrail de la porte Nord de l’église du bourg de Quelneuc retrace l’épreuve de cet abbé courageux et fidèle à ses principes.

   Les troupes révolutionnaires accentuèrent leurs menaces. En l’absence de leurs propriétaires, plusieurs châteaux et manoirs de la région de Carentoir et de Quelneuc furent saccagés. Le château de la Ville-Quéno eut à subir un départ de feu.

   La situation s’aggrava en 1793 avec la conscription nécessitée par la coalition qui s’était formée contre la France. Des groupes de chouans se formèrent et vinrent contrer toutes les tentatives pour faire  appliquer les nouvelles lois républicaines. De nombreux prêtres refusèrent de prêter serment et les réfractaires furent pourchassés. En 1794 le chef chouan Chevalier fut pris et guillotiné à Carentoir.

  

Chouans et troupes révolutionnaires

  Les cinq années suivantes, la guerre de harcèlement se poursuivit entre les Chouans et les Républicains. Plusieurs habitants de Quelneuc s’engagèrent dans la Chouannerie dont Alexandre Apuril du manoir de la Poupinaie. Celui-ci joua un rôle important dans la guerre du blé due à une importante pénurie. Avec son bataillon, il harcela les convois et réquisitionna les céréales dans la région de Redon.   

  Dans son livre « Révolution et Chouannerie au Pays de Redon » le Comte de Gouyon cite Constant Cadio, qui, en mai 1795, à la tête de 25 chouans, attaqua la Chouannière et s’empara du grain entreposé ainsi que d’un canon.

  La situation redevint stable en 1800 et la Chouannerie disparut peu à peu de la région.

Le manoir de la Poupinaie

  Extrait du registre paroissial de Quelneuc 

 

   Pendant les mauvais jours de la Révolution, Quelneuc ne fut pas privé de prêtres. Mr François Peschoux, vicaire de Carentoir, se cacha dans la trève  jusqu’en 1796. Arrêté enfin, il fut conduit à l’île de Ré. Aujourd’hui encore, le nom de ce courageux ecclésiastique est en vénération dans le pays. Il paraît que plusieurs fois il fut sur le point d’être arrêté par les soldats. Une nuit surtout, il prenait un peu de repos dans une maison au Val du Ronceray, lorsque les Bleus débouchèrent subitement dans ce petit village. « Le calotin est ici, nous en sommes sûrs, ne cessaient-ils de dire. » Mr Peschoux recommandait son âme à Dieu lorsqu’on se mit à chanter à 200 ou 300 m au-dessus du Val  en  la direction de la Ville Autoüer. Aussitôt les Bleus coururent vers ce dernier point. Mr  Peschoux se leva et traversa la rivière en toute hâte. Il était temps.

    Quelneuc ne fut pas moins dévoué à ses nobles qu’à ses prêtres. Un jour quelques révolutionnaires du Temple et de Comblessac se rejoignaient à la Ville Quéno dans l’intention d’incendier le château. Ils amoncellent dans les caves des fagots de bois et ils vont y mettre le feu lorsque des habitants de la Trève se précipitent sur eux et les forcent à déguerpir.

  L’abbé Jéhanno recteur de Quelneuc de 1883 à 1907

 

Historique des lavoirs du bourg

HISTORIQUE DES LAVOIRS DU BOURG

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 LE LAVOIR MUNICIPAL DU PONT DE L’HÔTELLERIE

  Au début des années 1900 (nous en ignorons la date précise), notre bourg allait connaître une belle avancée par l’implantation d’un lavoir municipal.

  Moderne pour l’époque avec sa structure d’acier et son toit de tuiles, il prit place au-dessus du ruisseau du Boschet (dit Caurel autrefois) en s’adossant au  pont de l’Hôtellerie. Le fond de la petite rivière et ses berges, furent maçonnés et cet aménagement, complété par un système de vannes, permettant de maîtriser le niveau de l’eau et l’entretien du lavoir.

  Avant d’évoquer ce que fut le quotidien de nos lavandières et ménagères autour de ce lavoir, faisons ci-dessous, un petit retour sur une période antérieure !

 

Les lavandières : Agnès Touzé, Félicité Le Coq, Véronique Morin, épouse Pihéry

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 LE LAVOIR DE L’HOSPICE

   Le mois de mai 1866, vit l’ouverture à Carentoir d’un hospice pour hommes nécessiteux.

   Cette réalisation répondait à la demande de son bienfaiteur, l’Abbé Pierre Hoëo de La Vallière qui légua en 1860 à la commune et à la paroisse de Carentoir, sa maison, terres et autres biens du Bois-Jumel.

  Pour le bon fonctionnement de cet « Hospice communal », un lavoir fut implanté sur un terrain lui appartenant, se situant à l’emplacement actuel du parking de l’Hôtellerie, proche de la fontaine St Marcoul, à sa droite.

   On peut supposer que déjà, cet endroit présentait un point d’eau en surface (un doué ou en doueu en gallo) qu’utilisaient les riverains de l’Hôtellerie et Belle-Pile !

  (Malgré son aménagement en lavoir couvert, cette appellation de « doueu » lui était restée.  L’évoquant récemment, un octogénaire carentorien l’a spontanément appelé « le doueu » et non pas lavoir pour le désigner !).   

  Le trop-plein de la fontaine l’alimentait mais à certaines périodes de l’année, elle n’y parvenait pas ou pas assez ! Peu à peu, son utilisation déclina et l’Hospice de Carentoir se tourna vers le lavoir municipal pour l’entretien de son linge en ce début du 20ème siècle.

  Cependant, dans les années 50, lors d’hivers particulièrement rudes, les eaux du Boschet sous le pont, glaçaient si fort qu’on  renonçait à s’y installer. On avait alors recours au lavoir de l’Hospice dans lequel la glace cédait plus facilement et dont l’eau de fontaine s’avérait moins froide.

  Le vieux lavoir délaissé resta debout jusqu’au milieu des années 60 ! Abandonné aux lentilles d’eau (mi-de-cane en gallo) qui couvraient sa surface, il continua de surplomber, le ruisseau et ses prairies humides appelées localement « les prés du bourg ».

 Vers 1966, le lavoir de l’autre siècle disparut du paysage, « les prés du bourg » aussi, laissant ainsi une belle percée sur le futur plan d’eau du Bois-vert qui ne tarda pas à se remplir au cours des années suivantes.

 

La fontaine Saint Marcoul

La lessive avant l’arrivée de l’eau courante

La lessive avant l'arrivée de l'eau courante

LA LESSIVE  AVANT L’ARRIVÉE DE L’EAU COURANTE

 

Dès le lundi, nos lavandières allaient au pont…

(Selon l’expression carentorienne) !

   Le fils d’une lavandière, se souvient que sa très chère mère, fut fidèle de longues années à notre lavoir du pont de l’Hôtellerie. Et d’évoquer avec grande émotion, ce gagne-pain pénible chaque semaine, en toutes saisons, sous tous les temps pour y blanchir le linge de ses nombreux clients, pour la plupart, commerçants du bourg.

  Elles n’étaient pas très nombreuses nos lavandières ! Il y avait des dames de l’Hôtellerie, Marthe, Marie-Louise, Marie, Armandine, une autre Marie de la Madeleine puis Aurélie du Pressoir, Antoinette de la rue Gratinière et Angèle du bas de Bourrienne.

  Les matins de lessive, les maris ou les fils quand ils étaient en âge, étaient mis à contribution pour acheminer la brouette et son lourd chargement, du domicile jusqu’à l’Hôtellerie. Lorsqu’on habitait Bourrienne, la route était longue pour arriver jusqu’au bas du bourg ! Quand malheureusement, chez certaines d’entre elles, il n’y avait plus d’hommes à la maison, les clients eux-mêmes assuraient l’acheminement sur place, du ballot de linge et de tout le nécessaire pour la journée ! Les plus éloignées du lavoir, remisaient leur matériel encombrant chez des riverains de l’Hôtellerie pour alléger la « brouettée » !

   Les lessives hebdomadaires confiées à nos lavandières, se déroulaient généralement sur les 3 premiers jours de la semaine. Chacune y avait sa place attitrée, selon qu’elle demeurait côté bourg ou côté Hôtellerie, Belle-Pile et la Madeleine ! Les ménagères qui assuraient elles-mêmes l’entretien de leur linge, savaient que durant ces 3 jours, il fallait éviter de prendre place autour du lavoir, au risque de se faire houspiller par la lavandière en chef !

  Cette dernière, la plus aguerrie de nos bonnes dames, se chargeait de la manipulation des vannes afin d’assurer la propreté du lavoir et un niveau d’eau suffisant avant de se mettre à l’ouvrage.

 

La laborieuse journée commençait par le tri du linge !

  – D’un côté, « le linge de maison » qu’il fallait rendre, bien blanc et lavé de toutes tâches, après un décrassage à la main et rinçage puis des heures dans l’eau bouillonnante d’une lessiveuse, dernier coup de brosse et enfin d’un dernier rinçage à l’eau claire !

   – De l’autre « le linge de couleur », celui qui ne passerait qu’entre les mains expertes de la  lavandière, sans avoir à transiter par la lessiveuse.

(Dans le jargon du lavoir de Carentoir, paraît-il, on l’appelait « linge noir » ! Aujourd’hui on parle plutôt de « couleurs » !)

Trempage du « linge de couleur »

   En début de journée, ces couleurs, « étaient mises à tremper » dans une eau froide pendant plusieurs heures dans le but « d’attendrir » le linge et de faciliter son brossage ultérieur.

 

Préparation du « linge blanc » avant l’étape « lessiveuse »

   On s’employait ensuite au décrassage du linge de maison et aussi à celui, certes plus ingrat, des bouchers et charcutiers !

   Agenouillées dans leurs inconfortables caisses de bois, nos lavandières répétaient inlassablement avec des gestes précis, le prélavage de chaque pièce de linge. Cubes de savon, brosses de chiendent et battoirs de bois allaient bon train ! Les draps de métis ou de lin, tellement plus épais que nos parures de lit d’aujourd’hui, n’étaient pas les plus aisés à manier ! Ce brossage terminé, toutes les pièces de linge étaient rincées à l’eau claire !

 

Préparation du feu de bois et remplissage de la lessiveuse

   Venait ensuite la préparation du feu de bois !  Après le bon départ du brasier, on y installait le trépied sur lequel reposerait la lessiveuse remplie d’eau additionnée des produits de lavage.

 (Produits qui s’améliorèrent au fil des années mais la guerre 39-45 obligea à un retour à des méthodes très artisanales, d’une autre époque. Dans notre contrée, la résine de pin se substitua un temps, aux cristaux de soude et à la lessive Lacroix ! ).

   Au milieu de la matinée, en attendant que l’eau soit à bonne température, tout en surveillant le feu, nos lavandières s’octroyaient une pause réconfortante.

 « Bon ! Ce n’est pas le tout ! » comme disait Angèle autrefois, revenons à notre linge !

   Plongé dans cette eau maintenue très chaude durant plusieurs heures, il était soumis à un arrosage permanent par l’eau montant du tube central de la lessiveuse et déversée via son champignon à petits trous.

   Selon la quantité de linge blanc à traiter dans la journée, plusieurs autres lessiveuses pouvaient ainsi s’aligner à l’arrière du lavoir, en cours de matinée, pour un même client du bourg.

 

Linge bouilli, stérilisé, place au rinçage

   Quand nos lavandières jugeaient que leur linge avait suffisamment bouilli, restait à le sortir encore brûlant de cette eau plus très claire. Un bâton de bois dur, était le plus souvent utilisé pour le hisser avec précaution hors de la lessiveuse et le déposer au bord du lavoir.

   Quelques coups de brosse et de battoir venaient à bout de tâches rebelles qui avaient résisté à l’eau chaude et libéraient le linge de l’eau de lessive.

(Ce qu’on appelait dans notre parler local « le lessis »).

   Restait alors à rincer soigneusement, en effectuant quelques va-et-vient de chaque pièce dans l’eau claire. Le battoir faisait office d’essoreuse. Pour les grosses pièces telles que les draps, les lavandières s’entraidaient pour les essorer à deux par des torsions énergiques de part et d’autre.

 

 

 

  La touche finale et sa « boule de bleu »

   Dans un bac d’eau claire, une petite boule « bleu outre-mer », enfermée dans un petit linge, diffusait sa belle couleur azurée. Quand on jugeait la coloration de l’eau suffisante, on en ôtait la boule. C’est alors que l’on plongeait le « linge de maison » propre dans ce bac d’eau devenue bleue, en le remuant afin que les fibres du linge s’en imprègnent. Cette immersion faisait effet sur le linge en renforçant sa blancheur. 

 

La pause-déjeuner

   Certaines lavandières prenaient leur repas de midi chez leurs clients, d’autres le prenaient sur place tout en surveillant les dernières lessiveuses sur le feu. Comme en cours de matinée, une courte pause se faisait  également dans l’après-midi. 

 

L’après-midi et son « linge de couleur »

   C’était la règle chez toutes les lavandières, le « linge de couleur » après le trempage du début de matinée, se traitait l’après-midi !

   Dans cette catégorie, il se trouvait des vêtements variés, à laver sans peine mais aussi des vêtements de travail lourds à manipuler et tellement plus pénibles à décrasser !

   On usait encore avec ardeur, du cube de savon de la brosse et du battoir pour y parvenir.

 

 La journée s’achève…mais on reviendra demain !

   L’après-midi s’avançait, le linge mouillé, était chargé dans la brouette. On attendait l’arrivée du mari ou du fils pour la remonter à la maison car encore plus lourde que le matin !

   De retour, tout ce linge qui les avait occupées ce lundi, exigeait encore un peu d’énergie ! Selon le temps, il s’alignait sur les fils d’étendage du jardin, d’un grenier ou d’une remise, voire devant la cheminée pour les pièces les plus rebelles au séchage! Le client attendait sa livraison, il fallait faire au plus vite ! 

 

Les étés de sécheresse (dont 1956 entre autres…)

   Avant de clore ce récit, il faut rappeler ces étés particulièrement secs dans les années 50.

  Le ruisseau du Boschet (autrefois Caurel) ne remplissait plus le lavoir…La grande prairie du Pont-Joy, traversée par ce ruisseau coulant du village des Vignes, présentait un trou d’eau qui permettait d’y laver, tant bien que mal !

   Si la chaleur persistait, il fallait choisir une autre direction et recourir au ruisseau de Fondelienne. Ce ruisseau, issu d’une fontaine proche du Bois-Faux, coulait à deux pas de la chapelle. À droite du petit pont, dans une vaste prairie, nos lavandières trouvaient de l’eau claire ! Aux dires des villageois du Bois-Faux, cette fontaine ne tarissait jamais.

  Toutefois, ces déplacements obligés avec linge et matériel, dans des lieux non aménagés, s’ajoutaient à la pénibilité de la journée.   

 

 

 

  Les longues heures agenouillées dans la caisse de bois, courbées sur leur ouvrage dans l’humidité ambiante en toutes saisons, nous rappellent le dur métier de ces valeureuses lavandières.

  Vers le milieu des années 70, le lave-linge les amena doucement à une retraite bien méritée mais qui, hélas, n’en fit pas des centenaires…

  Nous décrivons dans ces lignes, le quotidien des femmes que les aînés de Carentoir ont connu. Dans un passé plus lointain, d’autres les ont précédées, simples ménagères ou lavandières de métier. Leurs conditions de travail, furent sans conteste encore plus rudes.

 

Les lavandières : Agnès Touzé et Félicité Le Coq

M.GB

Avec la participation de Mr Louis Le Coq

   La vidéo ci-dessous a été réalisée le 12 juin 2021 par les infos du Pays Gallo avec la participation de Mr Jouen, Maire de Carentoir, Mr Bayon, conseiller municipal, Mme Boudard, les lavandières : Mme Jouen  et Mme Corduan et un groupe d’élèves de l’école St Stanislas.

  Ci-dessous, le poème « Hommage aux lavandières » lu à la fin de la vidéo.

HOMMAGE AUX LAVANDIÈRES

 

 

  Combien de ces valeureuses femmes, fidèles et dévouées,

  Gagnèrent leur pain durement sous ce toit

  Surmontant courants d’air et rigueur des saisons,

  Quand une eau glacée, s’attaquait à leurs doigts !

 

  Mais été comme hiver, et quel que fût le temps,

  Nos laveuses agenouillées dans la caisse de bois,

  Maniaient en cadence, brosses et battoirs,

  Surveillant le feu, sous la lessiveuse noire.

  Quand l’eau commençait à chanter,

  On y plongeait ce linge si lourdement mouillé !

  Et on pourrait continuer… car la journée de nos bonnes dames, était loin d’être achevée.

 

  Notre rivière Beauché, n’appréciait guère les étés brûlants !

  Le lavoir et ses vannes, asséchés

  Charge à nos lavandières de trouver remplacement !

  Bravement, on chargeait la brouette direction le Pont-Joie

  Ou le ruisseau de Fondelienne, quand l’été 56 les y obligea.

 

  En 61, venue de Siloret, l’eau s’installa au bord de nos éviers

  Puis arrivèrent au nom du progrès, les machines à laver !

  Privées de leur ouvrage, nos fières blanchisseuses,

  Les unes après les autres, désertèrent le lieu !

 

  Esseulé, le lavoir du Pont, ayant traversé,

  En bonne compagnie, de si longues années,

  Laissa tomber ses tuiles, comme des larmes,

  Tout autour de lui…

 

  Dévasté, le lavoir en détresse, remua les consciences !

  Ne devait-on pas plus tard se souvenir du lieu ?

  On appela des mains expertes pour lui rendre jeunesse !

  Quelques semaines de labeur d’une équipe motivée,

  Lui redonnèrent allure, comme à sa première heure ! 

 

 

  Depuis sa renaissance, acceptant sa retraite, il se laisse admirer ! 

  Chaque saison le flatte en fleurissant ses bords. 

  Les promeneurs s’y arrêtent,

  Se ressourçant du charme de ce coin du Bois-Vert

  MGB

 

 

la révolution à carentoir

la révolution à carentoir

 

LES DÉBUTS DE LA RÉVOLUTION

 

   De 1788 à 1792, La Révolution est accueillie favorablement dans notre commune. Dès 1790, des patrouilles patriotiques se forment à la Gacilly puis plus timidement  à Carentoir. Issues du peuple, elles seront souvent à l’origine d’exactions et de pillages dans les châteaux de la région. Les titres nobiliaires et autres  paperasseries sont particulièrement recherchés pour être détruits. A Carentoir, le château de la Bourdonnaye est attaqué et pillé.

   Une partie de la bourgeoisie va rallier la Révolution. Il s’agit souvent d’hommes de loi, de notables, de commerçants, de petits bourgeois qui renient la Monarchie qui les a pourtant bien enrichis. A Carentoir, on peut citer Jean-Marie Leblanc, juge de paix de Carentoir, Seguin ex procureur du Marquisat de la Bourdonnaye et bien d’autres moins connus.

  Début avril 1789, le Général de la paroisse se réunit dans la sacristie afin de rédiger les cahiers de doléances. Y participent le curé doyen, Gobrien le Cerf et un certain nombre de personnes issues de la bourgeoisie locale. Malheureusement, les petites gens des campagnes ont du mal à se faire entendre car souvent ils ne savent ni lire ni écrire. Parmi les signataires, on retrouve des noms encore familiers de nos jours à Carentoir : Bellamy, Orhand, Cheval, Coyac …

   Différents titres sont donnés à ces cahiers. Carentoir intitule le sien » cahier de doléances, plaintes et remontrances. »

  Septembre 1789, le conseil de paroisse augmenté d’un grand nombre de citoyens et notables actifs (en tout 44 votants) choisit comme Maire le sieur Hoéo-Boigestin, connu pour ses idées révolutionnaires.

les signataires des cahiers de doléances

DES DÉCRETS MAL ACCEPTÉS

 

   La Révolution aurait pu se dérouler sans incident notoire mais malheureusement le gouvernement révolutionnaire va promulguer un certain nombre de décrets qui vont contribuer au mécontentement de la population rurale.

  27 novembre 1790, un décret rendu par l’Assemblée Nationale met en demeure tous les ecclésiastiques de prêter serment à la nouvelle constitution civile du Clergé .

   A Carentoir, 11 prêtres sur 12 refusent de faire allégeance. Sur le canton, seul le prêtre Rubault, en poste à la Gacilly, est le seul assermenté.

   Le curé doyen de Carentoir, Gobrien Le Cerf ne veut  pas abandonner ses paroissiens. Il reste dans la paroisse jusqu’en 1792. A partir de cette date, il entre dans la clandestinité et se cache chez les paroissiens. Malheureusement, sans doute sur dénonciation, il est arrêté et emprisonné à Vannes..

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   En mars 1792, les biens de l’Eglise sont confisqués  et vendus comme biens nationaux : ordre est donné d’enlever des églises tous les ornements et objets de culte tels que croix, calices… Outrés, les fidèles prennent le parti du clergé et s’organisent pour éviter les saisies. De nombreux prêtres sont arrêtés, très souvent suite à des dénonciations. Les autres  vivent dans la clandestinité et se cachent dans la campagne. Ils bénéficient de l’aide de la population locale et profitent des nombreuses cachettes bien dissimulées comme à Maupas, Brangolo, l’Hôtel Portier, Tréhandin …

   Le 25 février 1793, la conscription est rendue obligatoire. La plupart des jeunes refusent de s’enrôler dans l’armée républicaine. Pourchassés, ils doivent vivre dans la clandestinité. A Carentoir 14 d’entre eux sont arrêtés et emprisonnés sous la garde d’Hoéo-Boigestin. Dans la nuit des chouans dirigés par Montméjean viennent les libérer. Plusieurs rejoignent les chouans.

 

LA CHOUANNERIE

 

   Toutes ces mesures vexatoires et injustes provoquent la colère de la population rurale. Une partie de la noblesse, le clergé et les paysans comprennent qu’ils ont été bernés. C’est le début de la Chouannerie.

   Léopold de Cacqueray, gentilhomme manceau de 22 ans en prend le commandement  et établit son quartier général au château de la Bourdonnaye. Plusieurs Carentoriens, dont Pierre Chevalier et le chevalier de Montméjean, viennent le seconder. Ce dernier n’est pas né dans la région  mais il est marié avec Anne-Gaëlle le Roy de la Danais.

   Pour financer leurs actions  et désorganiser l’administration du gouvernement révolutionnaire, les Chouans  transforment l’une des tours en atelier de fausse monnaie.

Tour du château de la Bourdonnaye

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   Le 16 mars 1793, les Chouans mettent à sac  Rochefort en terre chef-lieu de district et fief des bleus. Une soixantaine de personnes de Carentoir y participent sous les ordres du chevalier de Montméjean et de Pierre Chevalier. Du côté des Bleus, sont présents à Rochefort, Hoéo-Boigestin et Jean-Marie Hurel de Serre.

   Suite à ce coup d’éclat, la tête du Chevalier de Montméjean est mise à prix. Il est arrêté l’été 1793 et guillotiné quelques jours plus tard. Ses terres et sa maison  de la Danais considérées  comme biens nationaux sont vendues. Le prêtre Rubault de la Gacilly en fait l’acquisition.

   Mai 1794, le chouan Pierre Chevalier, traqué de toute part, est arrêté. Condamné à mort, il est guillotiné sur la place de Carentoir.

   En 1795, Léopold de Cacqueray est tué lors d’un accrochage avec les bleus, sans doute victime d’une trahison.

   Par la suite, Louis Sol De Grisolles prend le commandement des Chouans  et poursuit la guerre de harcèlement. Les années qui suivent sont une succession de conflits ininterrompus entre les Bleus et les Chouans.

  Après toutes ces années sombres, vers 1800, la situation va enfin se stabiliser. La Chouannerie va s’essouffler et disparaître.

 

 

 

 

 

la petite boutique de St Jacques

LA PETITE BOUTIQUE DE SAINT JACQUES

   De nombreux habitants du quartier de St Jacques et des villages environnants se souviennent avec un peu de nostalgie de la petite épicerie tenue par la famille Ollivier. Sa simple évocation réveille en eux des anecdotes, des odeurs d’antan si particulières, des parfums entremêlés.

 

Les débuts de l’épicerie

  Elle fut construite en 1907 par Pierre Brien, entrepreneur demeurant à la Croix Elven, commune de la Gacilly, à la demande de Jean-Marie Ollivier et de son épouse Jeanne-Marie Poirier, demeurant à Coët-Morel. Cette maison située en pleine campagne servait à la fois de maison d’habitation et de commerce.

   Appelée « la petite boutique » ou encore « la petite épicerie », on y entrait  par le pignon donnant sur la route allant du Palis Percé au bourg de Carentoir. A l’opposé se trouvait une pièce avec une cheminée ; elle servait de cuisine, de salle à manger et abritait aussi plusieurs lits pour coucher la famille. Entre les deux, un escalier permettait d’accéder au grenier.

   Tandis que Jean-Marie Ollivier continuait son métier de cultivateur, son épouse s’occupait du commerce.

    En 1923, âgé de 14 ans, leur fils Joseph commence à travailler à l’épicerie. Il débute ses tournées à cheval sur les communes de la Gacilly, Carentoir, Tréal, la Chapelle-Gaceline, Monteneuf et St Martin sur Oust.

     A l’obtention du permis de conduire en 1929, il s’achète une camionnette B14 pour le transport des marchandises.

Joseph Ollivier devant son ancienne épicerie

   

Les années noires

 

   Mais arrive le 3 septembre 1939. Joseph Ollivier est mobilisé. De retour à St Jacques  en octobre 1940, Il n’y retrouve pas sa camionnette ; celle-ci a été réquisitionnée pour les besoins de la guerre. Pour continuer ses activités et approvisionner la population locale, il fabrique alors une remorque qu’il tracte avec son vélo ; cela lui permet  de se rendre à Rochefort en Terre et à Questembert pour aller chercher la marchandise.

   Un peu plus tard, par l’intermédiaire d’Alfred Houguet du village de Clazeul en Carentoir, il obtient un cheval attelé d’une remorque.

   En 1942, cinq cent quarante-quatre ménages n’avaient pas d’électricité à Carentoir. Il fallait donc se rendre à Rochefort en Terre pour se procurer du pétrole en échange de bons d’approvisionnement qu’il fallait aller chercher à la préfecture puis ensuite à la mairie.

   Déjà avant la guerre, Joseph Ollivier collectait du beurre et des oeufs lors de ses tournées mais quelques clients les  apportaient directement à l’épicerie. Ces denrées étaient ensuite expédiées. A la fin de l’année 1942, il obtient le droit de posséder une carte de distribution d’oeufs pour le ravitaillement.

   Puis enfin une voiture ! Possédant un permis de circuler, ses tournées sont facilitées et lui permettent, pendant les années noires, d’alimenter en sel la région ; sel qu’il allait chercher sur la côte à Guérande à raison d’une tonne par tournée.

     

   Le reste de l’approvisionnement se fait  chez Albert Chenevière, grossiste à Rochefort en Terre. Ce dernier fournit les bons que Joseph Olivier et son épouse Geneviève mettaient des nuits entières à coller sur les registres.

   Les marchandises étaient ensuite stockées en vrac et mises en sachets. Le café reçu vert  était torréfié dans une boule et mis en sachets à la demande des clients. Le poivre était également moulu et ensaché.

Joseph et Geneviève Ollivier

L’évolution de l’épicerie

  Les années passant, le choix des marchandises s’améliore : en plus de la morue salée et des harengs saurs, on y trouve sardines à l’huile, maquereaux en boîtes de conserve, orge vendue en sachets préparés par les fournisseurs, chaussons pour les bottes, tissu au mètre pour les blouses… etc

   Puis les deux enfants Ollivier viennent s’investir dans le commerce. Vers 1965, la maison Ollivier se met à vendre aussi des cuisinières, des télévisions, du petit et gros électro-ménager.

     

Joseph Ollivier devant la supérette

   En 1970, les époux Ollivier décident de faire construire une supérette de l’autre côté de la route. On y trouve un peu de tout : épicerie en général, vêtements et sous-vêtements, chaussettes, bas, chaussons, pulls, mercerie,  vin, un dépôt de bouteilles de gaz, de la vaisselle, des cadeaux. En plus, la maison Ollivier fait la location de vaisselle et tables pour les mariages et autres occasions.

    

   Ensuite, le fils Ollivier part s’installer à la Gacilly. La supérette est tenue alors par sa soeur jusqu’en 1977.

   Ainsi prend fin l’existence d’une « petite boutique » de campagne devenue supérette grâce au travail acharné de ses propriétaires. Elle rendit bien des services à la population locale.

LE CAT (Centre d’AIDE par le Travail) « LE BOIS-JUMEL »

LE CAT (Centre d'Aide par le Travail) " LE BOIS-JUMEL"

le foyer et l'administration en 1976

ORIGINE DU PROJET

     Le Centre d’Aide par le Travail (CAT) du Bois-Jumel a été ouvert le 16 février 1976, annexé à ce qu’on appelait encore l’Hospice. C’est le docteur MENAND, alors maire de CARENTOIR qui est à l’initiative de sa création. Un an auparavant une loi dite « d’orientation en faveur des personnes handicapées » est votée, le 30 juin précisément, sur proposition de Madame Simone Veil, alors ministre de la santé sous le gouvernement de Valéry Giscard d’Estaing. Cette loi précise entre autres, que les établissements de santé doivent se séparer des sections d’accueil à caractère social …(aujourd’hui, c’est plutôt l’inverse ! ? ) or la création d’un CAT annexé à « l’Hospice » impliquait une gestion différente de ce qui allait devenir l’Hôpital Local. Malgré tout, de 1976 à 1982, le service accueillait les personnes en  -CAT- ce qui était en réalité une « section d’ergothérapie » dans l’attente de la mise en place des formalités administratives par les autorités de tutelle : DDAS (1) et DDISS (2) aujourd’hui regroupées dans les ARS (3).

    

Longère de la ferme du "Bois Jumel" derrière l'hospice

 LE CAT et LE BOIS JUMEL : HISTORIQUE

 

     Il est nécessaire de préciser que le BOIS-JUMEL tient son nom du lieu-dit éponyme de la ferme qui appartenait à l’Hôpital Rural appelé donc encore : « l’Hospice ». C’était le fruit d’une donation de l’abbé Ohéo De La Vallière qui la destinait exclusivement au service des personnes nécessiteuses de la paroisse  selon l’expression consacrée. Jusqu’alors la ferme était exploitée par un agriculteur bien connu à l’époque  à Carentoir : Pierre Cornu. Il y faisait travailler tant bien que mal les pensionnaires de l’hospice, qui  contribuaient aux travaux d’élevage de volailles (poules, lapins etc…), autour de la production laitière pour la consommation de l’hospice et de travaux divers et variés. A l’époque, il n’y a pas d’ouvriers. Les animaux sont soignés et élevés par les pensionnaires de l’Hospice, le plus souvent très invalidés par la rudesse d’une vie rurale sans concession. La « chaîne alimentaire » est en – circuit court-. Le lait, les légumes, la viande de porc, de lapins, de poulets, les œufs, tout est produit et consommé en interne. Le cidre, même, est produit et consommé (parfois un peu trop et directement « au cul du fût »!!! dans une cave en sous-sol) par les pensionnaires de l’hospice.

démolition de la ferme de Bel Air

LE FOYER D’ACCUEIL ET SES PREMIERS RESIDENTS

     Les premiers travaux de construction du bâtiment principal situé en face du cimetière débutèrent entre 1974 et 1975. Il fût destiné au  Foyer et à  l’Administration. Durant cette année 75, les équipements et mobiliers furent installés dans ces locaux flambants neufs pour enfin accueillir les 10 premiers résidents le 16 février 1976 sous le nom inapproprié en fait de « Centre d’Aide par le Travail ». Puis au fil des semaines et des mois l’établissement s’est rempli avec 30 pensionnaires, accueillis dans des  chambres de 3 lits et des installations à minima à l’époque. Petit à petit les activités essentiellement agricoles se sont organisées autour donc de la ferme du BOIS-JUMEL à laquelle s’est ajoutée la ferme de Bel-Air dont il ne reste aujourd’hui que la maison d’habitation située rue de Bel-Air proche de l’école privée et des ateliers du Bois-Jumel.

Une chambre du foyer en 1976

L’ENVIRONNEMENT AU NORD DU BOURG  DANS LES ANNÉES 70

     Pour situer rapidement la configuration du secteur en 1975, il faut imaginer qu’entre le cimetière et l’ex-Maison Familiale, il n’existait que 2 ou 3 constructions proches du cimetière, le lotissement des Pins-Hallais n’existait pas et les terres étaient exploitées par le CAT. D’autre part, à la place du parking de l’Hôpital se trouvait ce qui était appelé « le Semis » c’est-à-dire le potager de l’Hospice entouré de grands conifères hauts de 4 mètres qui faisait face à la Ferme du Bois-Jumel composée d’une grande longère dont la maison d’habitation et de bâtiments annexes : poulaillers, basse-cour, « soues » à cochons et étable à vaches. Si nous revenons sur la rue de Bel-Air actuelle, il faut savoir que côté Nord, il n’y a que de vieux bâtiments de la ferme dite de Bel-Air autour de la maison toujours existante. Les terres de cette ferme s’étendent sur le versant nord jusqu’à l’étang du Beauché et le « Pont-Joie ». L’ensemble de ces deux fermes ont formé « LE BOIS-JUMEL » avec, des années plus tard (en 1987), le Bois-Brassu où se situe  la Ferme du monde. 

Les dernières heures des bâtiments du Bois-Jumel

1982 : LA GRANDE AVENTURE COMMENCE  

 

  Ce n’est donc que le premier janvier 1982 que le CAT a  vraiment obtenu son autonomie et son indépendance de l’Hôpital Local pour devenir un établissement public communal à part entière, géré par un Conseil d’Administration, présidé par le maire de la commune ou son représentant délégué. C’est à cette période que les ateliers se sont construits avec notamment le bâtiment situé face au calvaire. A partir de cette année 82 la mutation a littéralement transformé le fonctionnement et le mode d’accompagnement des personnes en situation de handicap accueillies.

Nous connaissons tous aujourd’hui l’ESAT (Etablissement de Service et d’Aide par le Travail) nouvelle appellation du CAT. Avec ses divers ateliers : transformation agro-alimentaire, espaces verts, la Ferme du Monde, avec son foyer d’hébergement et ses autres services, l’établissement a très bonne réputation dans le milieu socio-économique de la région.

   Que de chemin parcouru!..        

 

1): DDASS: Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales

2): DDISS: Direction Départementale des Interventions Sanitaires et Sociales

3): ARS: Agence Régionale de Santé

La création de la ferme du monde

la création de la ferme du monde

premier logo de la "Ferme du Monde"

   Le parc animalier est aujourd’hui bien ancré dans les esprits des Carentoriens et bien au-delà encore, dans toute la Bretagne .

   C’est le 1er avril 1996 que « LA FERME DU MONDE  » a ouvert ses portes au public. C’est devenu, l’activité phare de l’ESAT (Etablissement de Service et d’Aide par le Travail  anciennement CAT (Centre d’Aide par le Travail) du BOIS-JUMEL). Un nom prédestiné sans doute, puisque  le site de la Ferme du Monde s’appelle « Le Bois Brassu », jumelé donc au Bois-Jumel.

 L’ORIGINE DU PROJET

    A l’origine de ce rapprochement des deux « Bois » se trouve une généreuse donatrice en la personne de Marie-Thérèse TEXIER alors propriétaire de la ferme du Bois-Brassu. N’ayant pas d’héritier, elle décide d’en faire le legs à une organisation caritative à but social qui s’engage à l’exploiter dans ce sens. Le CAT de Carentoir à vocation agricole essentiellement, a été tout naturellement indiqué pour satisfaire pleinement la demande de Madame TEXIER et exploiter les 45ha de la ferme. Encore fallait-il savoir quoi en faire!

 

UNE IDÉE ORIGINALE

    Nous sommes en 1986. Le CAT possède déjà une activité agricole avec 20  vaches laitières dont la production est transformée en Confiture De Lait, produit réinventé avec le concours de l’INRA. Cependant, les équipes éducatives du CAT s’interrogent sur le devenir de leur activité de production laitière située à Bel-Air proche du Centre du Bois-Jumel. En effet, l’activité est contraignante et difficile à  conduire au regard de la mission socio-éducative auprès des personnes en situation de handicap. Le directeur d’alors, Serge TEMEY, a déniché une belle idée lors d’un séjour familial en Angleterre : un parc animalier ouvert au public où sont rassemblés des animaux d’élevage de toute la planète.

   La marque FERME DU MONDE est déposée en 1986 à l’INPI (Institut National de la Propriété Industriel) de Rennes. La situation géographique de la commune de CARENTOIR , proche de LA GACILLY , ROCHEFORT EN TERRE, BROCELIANDE, etc, a permis de s’inscrire rapidement dans le schéma touristique de la région des Pays de Vilaine et de Brocéliande.

LA REALISATION DU PROJET

    C’est ainsi que LA FERME DU MONDE est née dans les esprits puis sur le terrain. Dans un premier temps le parc devait se situer à Bel-air dans les champs sur le versant de l’étang du Beauché. Les premiers animaux y sont d’ailleurs arrivés en 1986/1987. Les terrains y sont beaucoup en pente et pas faciles à aménager pour accueillir les visiteurs. C’est alors que l’opportunité de la donation du Brois-Brassu s’est présentée, une implantation idéale avec des bois et des surfaces relativement planes et bien exposées.

   Des raisons administratives n’ont pas permis d’exploiter de suite les terres de la ferme mais les équipes de travailleurs handicapés et leurs éducateurs se sont préparées à l’échéance tout en continuant d’exploiter les 20 ha de terres de Bel-Air. Ce n’est qu’au début des années 90 qu’il a été possible de travailler au Bois-Brassu. A partir de là, tout le monde s’est acharné à « créer » la FERME DU MONDE. Hormis les gros travaux de terrassement, d’électricité et de plomberie, tout a été réalisé par les ouvriers du CAT et leurs encadrants: la rénovation extérieure et intérieure des bâtiments, des toitures, la construction des cabanes, l’aménagement des prairies, le nettoyage des bois auxquels on ajoute les 5 km d’allées et 12.5km de clôture et 2000 poteaux, la signalétique. Par tous temps, le travail fût impressionnant. Presque 4 années de labeur qui ont fini par payer le 1er Avril 1996, date de l’ouverture, où 500 visiteurs se sont massés à l’accueil, surprenant d’ailleurs le personnel pas rôdé à ce genre d’exercice.

L’INAUGURATION

   La presse locale et nationale s’est fait l’écho de cette réussite en couvrant l’évènement. 27 ans plus tard, LA FERME DU MONDE est devenue incontournable pour les touristes séjournant dans la région. Avec de nouvelles équipes et de nouvelles idées d’animations, aujourd’hui, l’établissement fait figure d’exemple auprès du public mais aussi dans le milieu socio-éducatif, puisque, rappelons-le, il s’agit d’une des nombreuses activités de l’ESAT le BOIS-JUMEL, établissement public à caractère social.

  « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait ! » disait Mark Twain

le bourg de carentoir Années 50-60

le bourg et les faubourgs de carentoir

années 50-60

Le bourg de Carentoir en 1960

   Le recensement ci-dessous, nous montre combien les dernières décennies ont peu à peu entraîné la disparition de nombreux petits commerces voire même de certains artisans.

  Nous y retrouvons les noms de nos commerçants, artisans et autres services de ces années-là et leurs emplacements passés, au vu des rues et leurs numéros actuels. Le but étant aussi de raviver nos mémoires et nos souvenirs personnels de la vie d’autrefois et pour les plus jeunes, de la découvrir…    

  Dans cette énumération, réalisée avec l’aimable collaboration de Carentoriens et  «d’exilés » de Carentoir, il peut apparaître quelques anomalies ou omissions. Auxquels cas, merci de les signaler dans l’espace ouvert dans ce site des Sillons de la mémoire.

CAFES

 

Joseph et Lucie MONNERAYE-HÉMERY 66, Place de l’Étoile (ex-agence CMB)

Veuve Hyacinthe GEFFROY puis Maurice et Marie-Reine SÉRENT-GRIMAUD 30, Place de l’Étoile

PRAUD-RÉMINIAC puis Louis et Louise MARTIN-PRAUD et leur gérante Michelle BÉBIN 20, Place de l’Étoile

Étienne GUILLEMOT puis Marcel et Yvette GUILLEMOT-DETOC 28, Place de l’Étoile

Marcel et Elisabeth LEBLANC-MORIN (café-bureau de tabac- journaux) sur la Place de l’Étoile (maison détruite dans les années 70)

Ernest et Elisabeth SIMON-HERVÉ 17, Rue Gratinière

Veuve Marie-Ange RÉMINIAC-PRIOUX 60, Place de l’Étoile

Gaston et Germaine SEVESTRE-HAROUTEL (petits-enfants SEVET) 14, Rue Général de Gaulle

René et Marie-Joseph LE VEN-CHÂTEL 30, Rue Général de Gaulle (café-recette buraliste-bureau de tabac jusqu’en 1955)

Henri et Mélanie  FRAPSAUCE-ROBIN 30, Rue Général de Gaulle (café- recette buraliste – bureau tabac à la suite de Mr JOLLU de Brénnilis 3, Rue de l’Église

Joseph et Angélique ROBERT-LEBLANC face à l’ancienne gare TIV et sur parking « Espace Bourrienne » .

Julien et Renée GICQUEL-ROGER Julien 17, 19, Rue Général de Gaulle

Veuve Françoise BORGAT-GEFFROY puis Simone BERTHE-BORGAT 5 puis 7, Rue de Bourrienne

François et Aimée LE BESCO-ROUAUD 2, Rue Général de Gaulle

Joseph et Germaine GICQUEL-PERRIGAUD 6, Rue Général de Gaulle

Mr Mme DUBUFFET-GICQUEL 5, Rue de la Bourdonnaye (Espace pour jeu de boules très prisé le dimanche)

Raymond et Yvette COUÉ-MERLET café-restaurant 17, 19, Rue du Général de Gaulle (dans l’ex café-Gicquel même adresse)

 

HÔTELS-RESTAURANTS 

 

Hôtel-Restaurant des voyageurs Marguerite LE FOUL puis Marguerite PELLOIS-ROUAUD 2 bis, Rue Abbé de la Vallière

Hôtel de France-Restaurant Joséphine-Mélanie BAREL-COYAC puis Simone COYAC-RETO 2 ter, Rue Abbé de la Vallière

Restaurant Raymond et Yvette COUE-MERLET(ex-café GICQUEL Julien) 17,19, Rue Général de Gaulle

 

SALLE DE RÉCEPTION MARIAGES ET BALS POPULAIRES

 

Ancienne menuiserie dite Salle MORICE,  41, Rue de Bourrienne (Propriété d’Adolphe et Marthe MORICE-GEFFROY

EPICERIES + POISSONNERIES- (couples)

 

Louis et Augustine DONCKER-BATAIS 2, Rue Abbé de la Vallière (voir également pavé Quincaillerie)

Robert et Marie-Annick BOUCHER-DONCKER 2, Rue Abbé de la Vallière (supérette)

Julien et Louise BAYON-MOUSSET 26, Place de l’Étoile

Jean et Simone COTON-DEBRAY, Gérants de L’ECONOMIQUE 68, Place de l’Étoile puis transfert 5, rue Gratinière (divers gérants oubliés).

Joseph et Marie CHESNAIS-BOUCHER puis Bernard et Thérèse CHESNAIS-AYOUL 1, Rue de l’Église

André et Mme MAILLARD 5, Rue de l’Église

Marie-Louise BORGAT (dite Pépée) 16, Place de l’Étoile ( primeurs, fromages, poissons)

Jean et Mélanie DORIDOUR-ROUAUD gérants DOCKS de l’OUEST 11, Rue Général de Gaulle (fermeture vers 1960)

(Rachat des locaux aux Docks de l’Ouest par François et Marylène Mousset avec projet d’ouverture d’un magasin de vêtements.)

François et Aimée LE BESCO 2, Rue Général de Gaulle (primeurs et poissons)

Julien et Renée GICQUEL ROGER. 17, 19, Rue Général de Gaulle (primeurs, poissons, graines)

Henri et Mélanie FRAPSAUCE-ROBIN 30, Rue Général de Gaulle ( coin épicerie dans le café-tabac ) 

 

BOULANGERIES (couples)

 

Maurice et Marie DUPONT-BINIO 7, Rue de l’Eglise puis 58, Place de l’Étoile vers 1955

Théophile et Anna PAJOT-SOULAINE 46, Place de l’Étoile

Joseph et Jeanne ROGER-BORGAT 3, Rue Gratinière

 

BOUCHERIES (couples)

 

Denis et Adeline GEFFROY-AUDRAN 9, Rue Général de Gaulle

Etienne et Marthe GEFFROY-ÉPAILLARD puis Emile et Léa BOULAIS-GEFFROY 2, Rue Gratinière

François et Hélène LE BLANC-JOUBAUD 38, Place de l’Étoile

 

CHARCUTERIES (couples)

 

Albert et Marie SALOUX-GAUDIN 6, Place de l’Étoile (le commerce prit fin en 1965 à la mort d’Albert)

Roger et Yvonne ASTRUC-MAGRÉ 42, Place l’Étoile

Marcel et Annick RUELLOUX-HERVÉ 4, Place de l’Étoile

 

GALETTES du VENDREDI

 

Antoinette NOBLET 4, Rue Gratinière

Jeanne COUERAUD-HERVY 8, Rue  Général de Gaulle

Marthe GEFFROY-DELOURME 4, Rue de l’Hôtellerie

Angèle GAUTHIER-GLOUX 33, Rue de Bourrienne

 

NEGOCIANTS VINS

 

Étienne GUILLEMOT 28, Place de l’Etoile

Julien GICQUEL 17, 19, Rue Général de Gaulle

 

QUINCAILLERIE – JOUETS – BUTAGAZ FOURNEAUX

 

Louis et Augustine DONCKER-BATAIS 2 rue Abbé de La Vallière

André et Marguerite SOREL LUCAS 8, Rue Général de Gaulle

(Magasin principal au Temple et activité sur marchés des environs)

PRESSE QUOTIDIENNE – AUTRES REVUES – PAPETERIE – PARFUMERIE

 

Marie-Louise BORGAT (dite Pépée) 16, Place de l’Étoile dépositaire Ouest-France et portage à domicile

Marcel et Elisabeth LEBLANC-MORIN sur la Place de l’Étoile, journaux et revues diverses

Michel et Marie-Magdeleine GRIMAUD-MAISONNEUVE 2, Place de L’Étoile journaux et revues diverses

Eléonore PAYEN 1, Rue Général de Gaulle (parfums, maquillage, petits articles de mode, papeterie, briquets)

ARTICLES DE DÉCORATIONS – VAISSELLE FINE – CADEAUX DE MARIAGE

 

Jean-Louis et Antoinette GRIMAUD-JOUIN 14, Rue Gratinière (articles régionaux, cadeaux communiants ect.)

Robert et Marie-Annick BOUCHER-DONCKER 2, Rue Abbé de la Vallière + annexe 68, Place de l’Étoile  (cadeaux- objets décoration, vaisselle fine)

André et Marguerite SOREL-LUCAS 8, Rue Général de Gaulle (Au milieu des années 60 un important rayon de vaisselle, confort ménager, cadeaux de mariage, s’ajoute à la quincaillerie de la maison Sorel) 

COIFFEURS

 

Jean-Louis RIAUX 14, Place de l’Étoile

René ou Roger BARRE 3, Rue Abbé de La Vallière

Robert GUILLOCHOU 2, ter Rue Abbé de La Vallière

Joseph FORLOT, 10, Place de l’Étoile puis 12, Rue Général de Gaulle 

 

COIFFEUSES

 

Yvonne ASTRUC-MAGRE 58, Place de l’Étoile (cessation d’activité coiffure au début des années 50)    

 Marie-Louise FORLOT-PRESSE 10, Place de l’Étoile puis 12, Rue du Général de Gaulle

COUTURIÈRES À DOMICILE

 

Aimée ROUAUD mère, 35, Rue de Bourrienne

Jeanne HERVY-COUÉRAUD 8, Rue Général de Gaulle

Elisabeth HERSARD-ROUX 11, Rue de Bourrienne

Madeleine JOSSE 28, Rue Général de Gaulle

Hélène HERVÉ-BAYON 22, Rue de Bourrienne

Madeleine MORIN-THÉ 2, Rue de l’Hôtellerie

Elise FABLET-SEVET 11, Rue des Chevées

Yvonne GUILLOCHOU-MARZIN 21, Rue de Bourrienne 

Françoise Rouaud-Hubert 6, rue du Chanoine Bruneau. 

 

TAILLEURS pour HOMMES

 

Jean BARRE 3, Rue Abbé de La Vallière

Gabriel HOCHET 7, Rue Général de Gaulle

Monsieur et Madame GOALIC 20, Rue Général de Gaulle (tailleur et mercière Quimpérois d’origine)

Jean-Marie et Renée CAVELLEC-MARTEL 20, Rue Général de Gaulle (tailleur et mercière Quimpérois d’origine)

 

TISSUS -VÊTEMENTS – PRÊT-À- PORTER- LAYETTE- BONNETERIE

 

Jean et Mme TEMPLE-RICAUD  8, Rue Gratinière (Tissus)

(La famille Templé a quitté Carentoir avant la fin des années 50)

Jean-Louis et Antoinette JOUIN-GRIMAUD 14, Rue Gratinière (Tissus – Prêt-à-porter- mercerie)

François et Marylène MOUSSET-COYAC 11, Rue Général de Gaulle (Prêt-à-porter -linge de maison- lingerie-bonneterie)

Michel et Marie-Magdeleine GRIMAUD-MAISONNEUVE 2, Place de l’Étoile ( Prêt-à-porter- linge de maison- lingerie-bonneterie)

Adrienne ou Michelle LEBLANC-HERVÉ 10, Rue Général de Gaulle (Layette, bonneterie dans les années 50 entre le bureau d’architecte et la porte vitrée du cabinet audioprothésiste – locaux inhabités depuis des décennies)  

 

ATELIER de COUTURE Établissements JACQUES CHATELIER

 

  Démarrage de l’activité de confection en juillet 1966 2, Rue Saint Marcoulf dans l’ancienne école avant installation dans de nouveaux locaux au lieu-dit « Pins Hallais » en 1970.

  L’ancienne école deviendra magasin de «  Prêt à porter »  après cette installation, jusqu’à la fermeture définitive de la société. 

 

MODISTES – CHAPELIÈRES – REPASSEUSES et CONFECTION de COIFFES

 

Thérèse LEBLANC-HERVÉ 2, Rue Général de Gaulle

Thérèse AYOUL 2, Rue de Bourrienne jusqu’en 1959

Thérèse CHESNAIS-AYOUL 1, Rue de l’Église

Joséphine et Reine SOULAINE 64, Place de l‘Étoile (repassage et confection de coiffes )

 

LAVANDIÈRES AU PONT DE L’HÔTELLERIE

 

Antoinette NOBLET 4, Rue Gratinière

Marthe GEFFROY-DELOURME 4, Rue de l’Hôtellerie

Angèle GAUTHIER-GLOUX 33, Rue de Bourrienne

Marie GAREL-CHESNAIS Rue de la Madeleine

Mélanie RICAUD 24, Rue de l’Hôtellerie

Aurélie HERVY-ROUAUD, Le Pressoir

Louise ORHAN l’Hôtellerie

  

Lavandières au lavoir de l'Hôtellerie

CHAUSSURES

Joseph et Marie CHESNAIS-BOUCHER 1, Rue de l’Église

André et Mme MAILLARD 5, Rue de l’Église

Jean-Louis RIAUX 14, Place de l’Étoile (chaussons et sabots de bois)

 

CORDONNIERS

 

Joseph CHESNAIS 1, Rue de l’Église

André MAILLARD 5, Rue de l’Église

 

SABOTIERS

 

Jean-Louis RIAUX 14, Place de l’Étoile

Jean HERVY 54, Place de l’Étoile

Mr GUIGUEN À l‘arrière du 14, Place de l’Étoile (début des années 50) 

ARTISANS  

 

MENUISIERS-ÉBÉNISTES

 

Auguste et Claude MERLET 10, rue Gratinière

Gabriel SIMON 24, Place de l’Étoile menuisier, ébéniste, vendeur meubles dits « d’occasion », atelier fond de la Rue des Chevées

Marcel MAILLARD 26, Rue Général de Gaulle

Henri HOUEIX 29, rue de Bourrienne

Joseph RICAUD 24, rue de l’Hôtellerie

France TEXIER 9,  Rue de Belle-Pile

 

SCIERIES

 

Frères SIMON Ernest et René puis Jean, fils Ernest, Rue de la Bourdonnaye

Etienne ROUAUD 14, Rue du Moulin Rouaud

 

FORGERONS-CHARRONS

 

Joseph AYOUL 2, Rue de Bourrienne

Gaston SEVESTRE face au 7, Rue de Fondelienne angle Chemin de la Forge

Joseph GEFFROY Belle Pile

Henri BERTHE 19, Rue de Bourrienne

 

FERBLANTIER-COUVREUR-ZINGUEUR-PLOMBIER

(entretien des pompes à eau du bourg)

 

Alphonse COUÉRAUD 8, Rue Général de Gaulle puis 46, Rue de Bourrienne

 

FERRAILLEUR – CHIFFONNIER

 

François LE BESCO 2, Rue Général de Gaulle – Entrepôt 34, Rue de Bourrienne

 

COUVREURS-ZINGUEURS

 

Mathurin HERVIEUX 22, Rue de Belle Pile

Henri FRAPSAUCE 30, Rue Général de Gaulle et Chemin de la Forge

Maurice SERENT 30, Place de l’Étoile puis 13, Rue du Chêne Héleuc.

 

MAÇONS-PLÂTRIERS

 

Mr AMIS 60, Place de l’Étoile puis 15, Rue de Fondelienne

Mr MICHEL Rue de la Bourdonnaye

André RICHARD « Espace Bourrienne » dans ex-café ROBERT-LEBLANC face à l’ex-gare TIV.

 

ELECTRICIENS-PLOMBIERS-CHAUFFAGISTES

  

André CHASTAGNER électricité, plomberie, chauffage, 22, Place de l’Étoile

Eugène THOMAS 6, Rue de l’Étang  (Petits travaux d’électricité s’ajoutaient à son activité de cycles)

René et Bernard JOUET électricité, plomberie 5, Rue de la Bourdonnaye puis 55, Rue de Bourrienne

Alexis LOUËR électricité plomberie, chauffage, télévision, 22 Place de l’Étoile puis 17, Rue Général de Gaulle

 

MAGASINS ELECTRO-MENAGER.

 

Monique JOUET magasin luminaires, électro-ménager 55, Rue de Bourrienne

Marie-Thérèse LOUËR magasin luminaires, radio, télé, électro-ménager 22, Place de l’Étoile puis installation définitive 17, Rue Général de Gaulle

 

BOURRELIERS

 

MM GICQUEL Théophile puis son fils René. Atelier jouxtant le magasin d’Eléonore et Paul Payen au 1, Rue Général de Gaulle

Originaires de Comblessac.

Mr MANCEL 68, Place de l’Étoile, originaire de la région de Fougères 

 

 ARTISAN PEINTRE

 

René CHOQUET 5,  Rue de la Bourdonnaye 

GARAGISTES

 

Louis DANIEL 11,13,15 Rue Gratinière (La famille Daniel quitta Carentoir au début des années 60.)

Gaby LANOË 15, Rue de Bourrienne .57, rue de Bourrienne en 1967

Jean BOUCHET-Michel LECOQ 5, Rue du Moulin Rouaud.

 

STATIONS-SERVICES

 

Gaby et Marcelle LANOË-CORDUAN 55 Rue de Bourrienne

Jean BOUCHET-Michel LECOQ Associés 5, Rue du Moulin Rouaud.

Paul et Eléonore PAYEN 1, Rue Général de Gaulle (assuraient la distribution du carburant pour mobylettes et solex)

.

GARAGISTES « 2 ROUES »

 

Paul PAYEN 15, Rue de Bourrienne (Entretien, réparation de vélos et autres 2 roues )

Paul PAYEN 1, Rue Général de Gaulle (Vente vélos, mobylettes, solex dans le magasin partagé avec son épouse Eléonore.)

Eugène THOMAS 6, Rue de l’Étang (Entretien, réparation et vente de vélos+ petite activité d’électricité) 

 

TAXIS-EXCURSIONS

 

Paul PAYEN 1, Rue Général de Gaulle (Courses, excursions familiales en petit car dans les années 50.) 

ENSEIGNANTES ECOLE des FILLES 2, Boulevard Gicquel

 

  (Avant cession des locaux à l’Ecole YAB)

 

Sœur HÉLENE (Congrégation des Filles du St Esprit) Cours moyen et fin d’études (Directrice)

Sœur HENRI (Congrégation des Filles du St Esprit) Cours préparatoire

Sœur YVONNE (Congrégation Filles du St Esprit) Cours préparatoire

Sœur HERVÉ Congrégation Filles du St Esprit. Cours moyen et Fin d’études (Directrice)

Sœur ST JEAN-EMMANUEL Congrégation Filles du St Esprit. Cours moyen 2ème année et Fin d’études (Directrice)

Melle MORIN de La Gacilly, avant son entrée au noviciat. Classe maternelle

Melle JAGOURY de St Malo-les Trois-Fontaines. Classe maternelle

Melle VIVIANE de Néant-sur-Yvel. Cours élémentaires

Melle LE CLAINCHE de Carentoir. Cours élémentaire

Melle RUBEAUX  de Ruffiac Cours moyen 1ère année

 

ENSEIGNANTE, ENSEIGNANTS, ECOLE des GARÇONS

 11, Rue de Bel-Air

 

Mme GEFFROY-ROYER de l’Hôtellerie Cours préparatoire.

Frère LE GALL Congrégation des Frères de La Mennais. Cours élémentaire

Frère METAYER Congrégation des Frères de La Mennais. Cours moyen et Fin d’études (Directeur)

Frère LE BOT Congrégation des Frères de La Mennais. Cours moyen et Fin d’études (Directeur)

Frère TEXIER Congrégation des Frères de La Mennais. Cours élémentaire

 

ENSEIGNANTES ECOLE PUBLIQUE

 

13, Rue Général de Gaulle – classe unique jouxtant l’Ex-Mairie

Madame THOMAS de St Allouestre 56

Madame VANDENBOGAERDE

(son mari enseignait à La Chapelle-Gaceline)

 

HOSPICE DE CARENTOIR 

5, Rue Abbé de La Vallière

 

Sœur JOSEPH (Mère Supérieure) Décorée le 29/10/1950 par Monsieur le Maire FOUCHER de CARHEIL, de la Croix de l’Ordre de la Santé Publique pour 30 ans au service de l’Hospice de Carentoir.

Sœur ANGÉLIQUE (Gestion – Secrétariat)

Sœur LOUISE (Au service des résidents)

Joséphine LECOQ, Germaine DENOUAL, Marie PASQUIER-MONNERAYE (Au service des résidents)

Théophile PAJOT membre du Conseil d’Administration.

CLERGÉ de CARENTOIR 1950-1960

 

12, Rue du Presbytère

Chanoine BRUNEAU

Chanoine LUCAS Arrivée dans la Paroisse1956

Doyen NOBLET Arrivée dans la Paroisse 1961

Abbé BESNARD

Abbé BEUREL

Abbé ALAIN

Abbé CHAUVIN

Abbé MAUVOISIN

Abbé GRENIER

 

SACRISTAIN et SACRISTINE

 

Alphonse et Jeanne COUÉRAUD-HERVY 8, Rue Général de Gaulle puis 46, Rue de Bourrienne 

ASSUREURS- BUREAU PAIEMENT EN ESPÈCES DE PRESTATIONS FAMILIALES

 

Joseph MONNERAYE 66, Place de l’Étoile

 

BANQUES

 

Caisse locale gérée par l’Abbé Allain puis Mr Théophile PAJOT avant l’installation du CMB dans les années 70.

Crédit Agricole 18, Rue Général de Gaulle (Ouverture agence début des années 60)

 

NOTAIRE

Maître Alexandre PATARD 12, Rue Général de Gaulle- puis 18, Rue de Bourrienne vers 1952 

MÉDECIN

Docteur Alphonse MENAND 1, Rue Saint Marcoulf

 

DENTISTE

Docteur PAYEN 39, Rue de Bourrienne puis 1, Rue de l’Étang (2 jours par semaine)

 

INFIRMIÈRE

Sœur LOUISE Congrégation Filles du St Esprit 18, Rue Gratinière

 

PHARMACIES

Anne GUILLÉ 18, Rue Général de Gaulle

Anne et Albert FOURCHER-GUILLÉ 8, Rue Gratinière

BUREAU DE POSTE 

24, Rue Général de Gaulle jusqu’en 1975 avant transfert Rue de L’Étang

 

Receveurs

Mme DESMOULIN ( en poste des années 40 aux années 50

Mme CLERDOUET (en poste fin des années 50)

Jean GARGAM ( en poste de 1960 à 1971)

 

Facteurs titulaires

Clovis PASCAL

Joseph GUILLAUME

Joseph PERRIGAUD

André BOURNAZEL

René LÉVÊQUE

MAIRIE ses maires et secrétaires

13, Rue Général de Gaulle jusqu’en novembre 2019.

 

Maires de la période  

Alain de Carheil 1944-1953

Jean PIGUEL 1953-1965

Alphonse MENAND 1965-1989

 

Secrétaires de la période

Maurice MAISONNEUVE

Julien BAYON

Michel BAUDU

 

Gardes champêtres de la période

Mr HERVY de Belle Pile

Mr GEFFFROY ex-forgeron de Belle Pile

 

CONVOIS FUNÉRAIRES

 

Clément GEFFROY 44, Place de l’Étoile

Octave RÉMINIAC La Corbinerie 7, Rue de l’Étang

(cheval noir et corbillard jusqu’à l’acquisition d’une estafette d’occasion fin des années 60)

 

ÉBOUEURS (Ramassage des encombrants et balayage des rues chaque samedi)

 

Hyppolite CORNU du Bois-Jumel et son employé (avec charrette et cheval)

Octave REMINIAC de la Corbinerie et son employé Joseph HOUEIX de la Cerpaudaie (avec charrette et cheval)

Jean PAYEN de la Cerpaudaie, employé communal en charge  du balayage des rues avant le passage des éboueurs.

EXPLOITANTS AGRICOLES DU BOURG ET FAUBOURGS

 

Pierre CORNU Le Bois Jumel, Rue, Abbé de La Vallière

Baptiste RICAUD 3, Rue de la Cour

Ernest RICAUD 16 , Rue Gratinière, exploitation sur emplacement Résidence Clos Fleury…

Francis NICOLAS 10, Rue de Bel-Air

François PAYEN Le Pressoir 5, Rue Saint Marcoulf (Père Bertrand Payen)

Jean LEBLANC Le Pressoir 7, Rue Saint Marcoulf

Clément GEFFROY 44, Place de l’Étoile

Octave RÉMINIAC La Corbinerie 7, Rue de l’Étang

Joseph AYOUL 2, Rue de Bourrienne

Alexandre LETOURNEL Rue de Fondelienne

Eugène LEBLANC 25, Rue de Bourrienne

Joseph ROBERT face à la Gare TIV d’autrefois et sur emplacement « Espace Bourrienne »

Ferme de l’HOSPICE Rue, Abbé de La Vallière

Jean-Pierre LETOURNEL 13, Rue du Chêne Héleuc (dit Jean-Pelo)

Joseph (+1958) puis Félicité LECOQ-GEFFROY 7, Rue de l’Hôtellerie

 

PRODUITS DU SOL

 

Marcel GUILLEMOT 28, Place de l’Étoile. Entrepôt rue de Chêne Héleuc

Julien GICQUEL 15, Rue Général de Gaulle. Entrepôts 35, Rue de Bourrienne, vestige gare TIV se situant au 55, Rue de Bourrienne actuel

Marcel LEBLANC Entrepôts 12, Rue de Bourrienne et 17, Rue du Chêne Héleuc.  

 

Avec la participation de :

Denis MORICE, Serge BAYON, René LE VEN, Alphonse COUÉRAUD, Edith BERTHE-GEFFROY, Mie-Thé COURNÉ, Michèle BOUDARD-GUILLOCHOU

 

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inter-quartiers

inter-quartiers

   Dans les années 60-70, l’émission « intervilles » animée par Guy Lux et Léon Zitrone connut un  succès phénoménal. Le principe était simple, mais efficace : deux villes s’affrontaient amicalement à travers une série d’épreuves sportives ou d’adresse, avec une épreuve phare : la course de vachettes.

   Partout en France, de nombreuses villes et communes adoptèrent ce concept d’animation et organisèrent elles-mêmes leur propre intervilles et l’adaptèrent à leur convenance .

   Carentoir ne fut pas en reste et organisa  le 23 juillet 1978 un premier intervilles avec son adversaire favori, La Gacilly.

 

   Quelques années plus tard, les intervilles cédèrent la place à des fêtes moins grandioses et plusieurs villes ou communes s’orientèrent  vers des rencontres inter-quartiers.

 

   Ainsi, en 1986, L’APEL et la Fondelienne  de Carentoir décidèrent d’organiser leur premier inter-quartiers.

   La prairie de la kermesse des écoles située près de l’étang du Beauché fut retenue pour l’organisation de cette fête. Après de nombreuses réunions, on décida de partager la commune en 4 quartiers. Puis chaque association  rivalisa d’imagination pour proposer un spectacle ou devaient se mêler sport, humour, rires et bonne humeur.

     Une douzaine de jeux furent retenus dont les traditionnelles courses à la valise, en sacs ou en brouette. Les organisateurs concoctèrent avec malice des parcours avec obstacles pour amuser les spectateurs : planches savonnées, passage au-dessus d’une piscine, batailles de polochons, parcours sur des pneus installés sur l’étang.

 

  Les jeux de force tels que le lancer de bottes de paille et le tir à la corde ne furent pas oubliés. Et pour terminer, un jeu culturel devait départager les  équipes.

   Le jour dit, la foule fut au rendez-vous. Plus de mille personnes se massèrent le long des ganivelles. L’esprit de compétition animait bien sûr les candidats aux différents jeux. Par contre  le public était surtout venu pour passer du bon temps. Il ne fut pas déçu. Pitreries des candidats, glissades en tout genre, chutes dans l’eau de l’étang ou de la piscine improvisée suscitèrent rires aux éclats et applaudissements.

   L’après-midi fut vraiment une réussite. Comme il se doit, la journée se termina par un repas suivi d’un feu d’artifice tiré au-dessus de l’étang qui attira près de 4000 personnes.

     Cette fête fut rééditée l’année suivante et connut à nouveau un véritable succès.