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Posted by: admin | on janvier 27, 2025
L’atelier de couture
l'atelier de couture
L’atelier de couture a ouvert ses portes en juillet 1966 dans l’ancienne école communale, rue St Marcoul. Il était dirigé par Jacques Châtellier, propriétaire d’une maison de coupe à Nantes, spécialisée dans les vêtements militaires. Sollicité par Mr Louis Grimaud, marchand de tissus à Carentoir, il décida de venir s’installer dans notre commune.
Nombre de jeunes filles de Carentoir et des communes environnantes, parfois sollicitées par Mr Michel Grimaud lors de ses tournées sur la campagne, profitèrent de cette aubaine pour trouver leur premier emploi. A l’atelier, des couturières expérimentées les prenaient en charge et les formaient directement sur les machines.
Bientôt les trois salles de l’ancienne école furent occupées par les machines à coudre et les presses. Près d’une cinquantaine de personnes s’affairaient chaque jour, dans un vacarme assourdissant, à confectionner des pantalons en velours. Ce tissu qui arrivait de Cholet en gros rouleaux était relativement difficile à travailler. Les « patrons » étaient fournis par la maison Newman de Cholet et les ouvrières ou façonnières devaient les monter.

Signature d'un bail avec la Mairie
(Cliquez sur le document pour l'agrandir)
Agrandissement de l’atelier de St Marcoul.
Se sentant à l’étroit dans les bâtiments de l’ancienne école, Mr Châtellier sollicita la Mairie de Carentoir pour financer l’agrandissement des locaux.
L’atelier des Pins Hallais
En 1970, Mr Châtellier abandonna l’idée d’un agrandissement à l’ancienne école de St Marcoul et décida de construire un atelier de confection beaucoup plus vaste aux Pins Hallais. Il sollicita la mairie avec laquelle il parvint à trouver un accord. Celle-ci entreprit les travaux et céda le bâtiment en location vente.
L’entreprise prit une autre dimension et décrocha de nouveaux marchés. Elle travailla avec des grandes maisons de couture tels que Dior, Caroll…
Pour honorer les commandes, l’accroissement du personnel devint incontournable. Au plus fort de l’activité, l’atelier employa plus d’une centaine de personnes.
Le personnel était essentiellement féminin, hormis deux mécanos qui veillaient à l’entretien des machines et deux chauffeurs qui livraient chaque jour la marchandise sur Cholet et Paris.
Afin de suivre l’évolution de la mode, le tissu de velours fut remplacé par des tissus en toile ou en jean, plus facile à travailler. On continua à fabriquer des pantalons mais aussi des vestes.
L’ancien atelier de la vieille école servit d’abord de lieu de stockage puis rapidement il devint un magasin d’usine. On y vendait principalement les jeans de l’atelier mais aussi des articles annexes tels que chemises, polos, chaussettes… etc . Chaque année, on y organisait des braderies qui drainaient des clients de Carentoir et de la région.
La maison de couture fonctionna durant plus de 30 ans mais le marché de la confection évolua très vite. La concurrence étrangère se fit de plus en plus vive et l’industrie française du textile eut bien du mal à suivre. En 2002, Mr Châtellier fut contraint de fermer son atelier de confection.
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Posted by: admin | on décembre 19, 2024
Les « Noëls » d’antan à Carentoir
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Les "Noëls" d'antan à Carentoir
Lointains souvenirs des « Arbres de Noël » des écoles de Bourrienne et Bel-Air
Dans notre scolarité, au cours des années 50-60, le 1er trimestre se clôturait dans la salle paroissiale avec le traditionnel « Arbre de Noël ».
Chaque classe des 2 écoles libres, montait sur les planches pour ravir parents et amis par des chants, danses ou pastorales.
Quand on se rapprochait du grand jour, les dernières répétitions se faisaient sur place ! Les maîtresses peaufinaient les mises en scène, dans ce magnifique décor de verte forêt !
Il régnait sur cette scène une température glaciale !
Quand arrivait la représentation, le dimanche précédant Noël, les artistes d’un jour, de l’école des filles, se rassemblaient tout d’abord, au rez-de-chaussée de la salle paroissiale, pour endosser les costumes ou autres déguisements et recevoir les dernières consignes.
Tellement concentrées sur l’évènement, on en oubliait le froid de ces grandes salles où le béton avait toute la place. Dans celle du fond, la plus vaste, une exception ! Un escalier en bois, bien à pic et à claire voie, donnait accès direct aux coulisses du théâtre. De le monter n’était pas le plus difficile, le descendre était une véritable épreuve !
Chaque année, la forêt de la Bourdonnaye, sacrifiait un superbe sapin qui, décoré avec soin par des dames du bourg , trônait à droite de la scène, dans la « fosse d’orchestre » ! Devant « le roi des forêts », au premier rang, prenaient place Monsieur le Doyen de Carentoir, Madame la Marquise de la Bourdonnaye et autres Carentoriens, tous intéressés à la bonne marche de nos écoles libres.
Nos parents spectateurs, occupaient quant à eux, les trois quarts de la salle, derrière les quelques rangs réservés aux élèves, selon la règle suivante : Garçons à droite et filles à gauche !
Entre chaque scénette du programme, il régnait dans la salle, un brouhaha d’enfants surexcités, gesticulant sur les sièges basculants très bruyants et d’un inconfort mémorable à cette époque !
Les religieuses s’investissaient beaucoup pour ce spectacle de fin d’année. L’excellence de Sœur Hervé se retrouvait dans le choix des prestations de l’école des filles !
Quand chaque classe était passée sur scène et que tous les écoliers étaient de retour dans la salle, Monsieur le Doyen prenait la parole pour le petit compliment d’usage ! Mais déjà, chacun de nous lorgnait les oranges et sachets de chocolats, bien en évidence dans la « fosse d’orchestre ». Le discours achevé, l’heure était venue de lancer le tourne-disque sur le traditionnel « Mon beau sapin » que nous entonnions en cœur, avant de recevoir, dans un joyeux tintamarre, nos précieuses friandises.
La salle paroissiale n’avait pas le temps de « refroidir » car quelques jours après les écoles, des acteurs, d’une autre génération, l’investissaient pour y jouer la traditionnelle pièce théâtrale du 24 décembre, sous la houlette de l’Abbé Allain.
Quand les acteurs de Carentoir animaient les « 24 décembre »
À Carentoir, la magie de Noël se concrétisait également, par ce rendez-vous du 24 décembre dans notre théâtre ! Quand les trois coups retentissaient et que le rideau rouge s’ouvrait en grinçant, on oubliait tout, y compris l’inconfort de l’assise et les maigres degrés de la salle !
Ce soir-là, le décor de verte forêt, n’était plus d’actualité ! Dès le premier acte, nous nous retrouvions face au salon d’un intérieur bourgeois et ses trois portes, d’où entraient et sortaient, tour à tour, nos acteurs ! Nous autres, enfants et adolescents, étions en admiration devant nos aînés ! C’était pur bonheur, de les voir si près de nous, évoluer ainsi sur la scène, maîtriser ces longues tirades et tellement séduisants dans leurs costumes d’un autre temps !
Au retour, les personnages, leurs intrigues étaient encore dans nos têtes et il n’était pas rare de repartir le lendemain pour la seconde séance que nos acteurs rejouaient l’après-midi de Noël.
La troupe théâtrale de Carentoir de la fin des années 50 au début 60, était reconnue dans notre canton ! L’exigence de l’Abbé Allain sur le choix des pièces, de l’attribution des rôles, de la mise en scène, tout en amenant chaque acteur à donner le meilleur de lui-même, contribua à la renommée acquise au fil des ans.
Quand les spectateurs ravis, quittaient la salle paroissiale, déjà, le clocher de l’église Saint Marcoul lançait son carillon des jours de fête et appelait à la messe de nuit.
Hélas, mariages, naissances, départs de nos acteurs, eurent raison de ces rendez-vous de fin d’année au milieu des années 60.
Certains d’entre eux, restés au pays et des plus jeunes, qui se montrèrent aussi talentueux, firent vibrer à nouveau les planches de notre théâtre, vers la fin des années 80. (Retrouvez plus de détails dans l’article “Salle Paroissiale”).
Pour la petite histoire : Le 24 décembre 1961, le verglas vint surprendre les spectateurs à la fin de la soirée ! Plus de 60 ans après, on en parle encore, mais aucun rapport n’est disponible sur le nombre de fâcheuses descentes d’escaliers et des glissades qui s’ensuivirent !
MGB 18/12/2024
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Posted by: admin | on décembre 7, 2024
galerie photos des fours sur carentoir
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Posted by: admin | on décembre 7, 2024
le doyenné de carentoir
le doyennÉ de carentoir
Le Cartulaire de l’abbaye de Redon ne renferme pas moins d’une vingtaine d’actes concernant Carentoir. Il nous fait connaître l’état de notre paroisse durant tout le IXe siècle.
Carentoir est érigé en paroisse vers 580. Son territoire renferme les trèves de la Gacilly, la Chapelle-Gaceline, Quelneuc et la Haute-Bouëxière. Vers le IXe siècle, il est le chef-lieu d’un doyenné qui englobe 9 paroisses dont Missiriac et Malestroit.
LE DOYENNÉ
Au Moyen-Âge, Carentoir devient le chef-lieu de l’un des six doyennés du diocèse de Vannes.
Ce doyenné se compose de sept paroisses, à savoir
– Carentoir
– Le Temple
– Renac
– Ruffiac et sa trève St Nicolas du Tertre
– Sixt sur Aff
– Tréal
– St Just
Cette organisation du doyenné de Carentoir va perdurer jusqu’à la Révolution. Durant les années sombres de cette période, l’église sera persécutée. Ses biens seront vendus, les édifices religieux saccagés, les prêtres non assermentés pourchassés et exécutés.
Après 10 ans de troubles et de persécutions, le Concordat de 1801 vient inaugurer une nouvelle période dans l’histoire du diocèse et du doyenné.
Les limites des nouveaux départements deviennent celles des diocèses. Les doyennés correspondent aux cantons.
Carentoir reste le chef-lieu du doyenné mais plusieurs de ses anciennes trèves deviennent paroisses à part entière au cours du XIXe siècle, à savoir la Gacilly, Quelneuc et la Chapelle-Gaceline.
De nos jours, hormis l’intégration de la paroisse de St Nicolas du Tertre, l’organisation du doyenné reste inchangée.
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Posted by: admin | on décembre 4, 2024
la culture du lin et du chanvre autrefois
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la culture du lin et du chanvre
Le lin et le chanvre ont fait l’âge d’or de la Bretagne à partir du XVIe siècle. Grâce à ces cultures, favorisées par notre climat, la Bretagne va devenir une région productrice de toiles qu’elle va exporter dans les pays avoisinants. Au cours des siècles, ce commerce va perdurer mais il va peu à peu décliner pour finalement disparaître vers 1950.
Selon l’abbé Le Claire, il est dit, dans un état de la paroisse de Carentoir en 1785, qu’elle était productrice de très bons lins et chanvres. Ses toiles étaient fort recherchées. Le commerce de fil et de filasse était prospère.
Les terrains de cultures s’étendaient le long du Rahun et dans la vallée de l’Aff. La présence de cours d’eau ou de points d’eau semblables à des lavoirs était primordiale pour travailler le lin et le chanvre.
Cette activité procurait du travail et un apport d’argent non négligeable à de nombreux ménages. Les hommes s’occupaient de la culture et de la récolte. Quant aux femmes et aux filles, leur principal travail consistait à filer le lin et le chanvre lors des veillées.
Des personnes, nées avant la guerre 39/45, se souvenaient très bien de cette activité. A St Martin, Marie Morin, aujourd’hui décédée, chanteuse émérite à la Bogue d’Or de Redon, avait bien connu cette époque. Elle témoigna dans les colonnes des « infos de la Gacilly »:
« On plantait le chanvre en mars et le lin en mars et en octobre.
On récoltait le lin à la St Jean, le chanvre femelle en juillet et le chanvre mâle six semaines plus tard.
Le chanvre mâle une fois ramassé, était battu avec un fléau pour récolter les graines. Ensuite, les hommes faisaient ce qu’on appelle le rouissage, c’est à dire qu’ils trempaient le chanvre et le lin pendant 15 jours dans le canal pour séparer la fibre de la paille. C’était les hommes qui le faisaient car il fallait maintenir la production avec de gros cailloux.
Une fois cette opération effectuée, le voisinage se rassemblait et on faisait le broyage pour récolter les fibres. Les fibres récoltées, on peignait la filasse pour la débarrasser de ses impuretés.
Toutes ces opérations terminées, on pouvait filer à la quenouille ou au rouet. C’était l’occasion de veillées au coin du feu.
Le fil mis en pelote servait ensuite à la confection de draps, de vêtements et de cordes. »
A Carentoir, le rouissage se faisait dans le Rahun, dans l’Aff ou dans des points d’eau aménagés pour la circonstance.
Autour de cette activité gravitaient quelques métiers que l’on retrouve régulièrement dans les listes nominatives depuis 1836 : cordiers, tisserands, tailleurs, lingères…
Dans quelques greniers, hangars ou appentis de Carentoir et des communes environnantes on retrouve encore des outils, mémoire de cette époque : rouets, quenouilles, broyeuses ou braies de lin ou de chanvre, peignes ou cardeuses.
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Posted by: admin | on novembre 28, 2024
les croix de carentoir
les croix de carentoir
Cliquez sur la première photo et faites défiler le diaporama.
Renseignements complémentaires sur ce site : https://www.croixbretagne.fr/Ccb/Content/liste.jsp?comId=21771&statut=0
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Posted by: admin | on novembre 14, 2024
Villages de Carentoir
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les villages de carentoir
L’organisation définitive de la paroisse a lieu à partir du XIIe siècle. Trèves, frairies, chapellenies, confréries se mettent en place.
A cette époque, les villages commencent à prendre le nom qu’ils ont aujourd’hui.
Les noms de famille dont l’usage était inconnu font leur apparition.
Toutes ces transformations vont bien sûr s’effectuer progressivement.
L’histoire des villages ci-dessous est loin d’être exhaustive. Elle a pour ambition de donner quelques renseignements historiques, géographiques ou anecdotiques puisés dans les archives départementales, communales ou paroissiales.
Si des lecteurs pensent apporter des éléments supplémentaires, il est toujours possible de les intégrer.
MARSAC
Ce village situé à proximité de la voie romaine Angers-Carhaix aurait une origine gallo-romaine. Son nom serait issu du mot latin « Marciacum » qui signifie domaine de Marcius ou Marcus. Non loin de ce lieu, un ancien camp romain, situé près du château du Mur, confirme cette hypothèse.
Ce village est l’un des plus vaste de la commune de Carentoir. Au XIXème siècle, selon la liste nominative de 1836, il comptait près de 120 habitants. Parmi eux essentiellement des cultivateurs mais aussi un menuisier, 2 tailleurs et une lingère.
Les noms de famille les plus courants ( Couédor, Rialain, Daniel, Guillemot…) se retrouvent encore aujourd’hui.
Une particularité de ce village: il possède depuis 1963 son propre service d’eau. Bien que les habitants soient raccordés au service d’eau communal, celui-ci, géré par une association, est toujours en service.
LA DANAIS
Au XVIe siècle, selon l’abbé Le Claire, la maison de la Danais (Danaye) consistait en un grand corps de logis carré. Vers le nord se trouvait le logis des métayers. Tout autour, un four, un pressoir, un étang et un moulin à eau complétaient la propriété.
Cette maison était fief de la Gacilly. Pour les redevances de four et de moulin, elle dépendait des seigneuries du Bois By et du Bois Brassu.
La Danaye appartenait depuis des temps immémoriaux à la famille de Couëdor. Par la suite, la maison et les terres furent rachetées par la famille de Carheil de la Guichardaye qui à son tour la céda à les le Roy. Ceux-ci restèrent propriétaires et seigneurs de la Danaye jusqu’à la révolution.
Le chevalier Dupuis-Montbrun de Montméjan, membre actif de la Chouannerie, de par son mariage avec Anne de Mézeray, y possédait une maison.
La Danais faisait partie de la frairie de St Julien. La chapelle bâtie en 1878, à l’initiative des habitants de la contrée n’a jamais servi au culte. Cette lettre, en date du 26 juin 1929, envoyée par le Maire de Carentoir au Préfet du Morbihan, l’atteste.
CATENEUC
Ce village est attesté dès 1448 . Son appellation a évolué au cours des siècles: au 16ème : Katheneuc ou Catheneuc ; en 1750 : Cateneuc ; 1825 : Cateneu ; 1895 : Catteneuc …
Le nom du village est peut-être dans Le Cartulaire de Redon en 833 sous l’appellation Rancatoien .( cf livre abbé Le Claire)
La maison de Cateneuc est signalée dans les actes du XVème siècle, notamment en 1448 .
Selon une tradition, des Huguenots se seraient établis dans ce lieu et auraient essayé par 3 fois mais en vain de brûler dans un four la statue vénérée de Notre Dame de Fondelienne .
LA BALLUE
Plusieurs appellations : la Balüe en 1750 ; 1825 : La Ballue
L’acte de naissance de ce village repose sur la tradition orale et la vie légendaire de St Marcoul. Celui-ci était un moine normand, fondateur de l’abbaye de Nanteuil près de Coutances. Il se serait rendu en Bretagne afin de délivrer les peuples des superstitions de l’idolâtrie. Un soir, alors qu’il passait dans l’actuelle région de Carentoir, Marcoul demanda l’hospitalité au château de la Ballue.
Ni le seigneur, ni les villageois n’acceptèrent de le recevoir. Le saint homme se retira et prédit que ce lieu perdrait de son importance et que le château serait englouti… Contraint de poursuivre son chemin, il s’achemina vers un lieu où se trouvait une petite maison isolée habitée par un pauvre couvreur et sa famille, lui offrirent de le loger pour la nuit. Le lendemain, après avoir remercié et converti son hôte, Marcoul fit une nouvelle prédiction et annonça que cette demeure deviendrait le centre d’un important village .
LA CHAUVELAIS
Evolution au cours des siècles : en 1646 : la Chauvelaye; 1750 : La Chauvelaie; 1825 : La Chauvelais;
2005 : la Chauvelaie
Dans ce village subsiste une maison ancienne aux encadrements soignés ; il s’agit peut-être de celle qu’occupaient en 1646 Jean Thorel et Jeanne Marcade, sieur et dame de la Chauvelais.
La GOURDELAIS
Ce village n’apparaît qu’en 1780 sous l’appellation : la Gourdelaye-Gourel (déformation du nom Garel). Il devient La Gourdelais en 1825 , la Gourdelaie en 2005
Le nom du village est associé à un notaire Mr Joseph Garel de la juridiction du Temple en 1780. 4 ans plus tard, Jean Garel, sénéchal de la Bourdonnaye y est installé.
BOT-COLIN
D’origine celtique, bot peut signifier buisson ou résidence, habitation.
L’origine de ce village remonte au Moyen-âge. On le retrouve cité dans un aveu de 1465 sous deux écritures : Bothecolan et Bothecolin.
Plusieurs maisons et longères de ce village datent du XVIIe et XVIIIe siècle.
Sur le cadastre napoléonien de 1825, Bot-Colin était aussi étendu qu’aujourd’hui et comptait selon les listes de recensement près de 60 habitants.
TRIGNAC
Trignac, situé non loin de la voie romaine Angers-Carhaix, est sans doute d’origine gallo-romaine.
Il tirerait sa source du nom latin Triniacum qu’on retrouve dans les archives dès 1052. Le suffixe «acum» désignait la villa ou le domaine d’une personne. Triniacum proviendrait du nom Trinius…
Au début du XIXe siècle, ce village était très peuplé. Selon le recencement de 1836, il comptait près de 100 habitants dont une majorité d’agriculteurs et quelques artisans , un tisserand, 2 sabotiers, un tailleur et un meunier.
Trignac était rattaché à la frairie des Vignes.
LA GILARDAIS
Ce village est à cheval sur Carentoir et Quelneuc.
On y trouve deux maisons remarquables dont l’une avec un beau linteau et l’autre avec une porte en plein cintre et une baie avec une fine frise et une grille authentique.
La plus grande était, au XVIIIe siècle, la demeure de Maître Jean Bouchet, notaire et greffier de la commanderie du Temple. Plusieurs documents le confirment dont l’acte de naissance de l’un de ses fils. (voir ci-dessous). Guillotin de Corson dans son ouvrage « Les Templiers en Bretagne » mentionne également cette demeure « Le logis du Grand Hôtel, au village de la Gillardaye, est particulièrement remarquable ; c’était au XIXe siècle la demeure de Jean Bouchet, sénéchal de la juridiction du Temple. »
Propriété de la même famille depuis 8 générations, cette maison est actuellement la résidence secondaire d’un de ses descendants.
LA PÉTELAIE
Ce village, constitué de plusieurs longères, est situé en limite de La Gacilly. En 1836, sa population composée essentiellement de cultivateurs, s’élevait à 50 habitants.
Certaines maisons sont remarquables. Des linteaux de portes ou de cheminées sortent de l’ordinaire. Souvent ouvragés, ils sont ornés de motifs géométriques, de rosaces et même de calices ou autres éléments religieux.
Ces derniers signes ne sont pas anodins. Selon les archives, plusieurs prêtres ont habité ce village dont Yves Duval en 1586 et Guillaume Texier, ancien curé de St Martin en 1606. ( cf : livre de l’abbé Le Claire)
La Révolution laissa quelques traces dans ce village : la nuit du 16 mai 1795, un groupe de Chouans investit les lieux et assassina plusieurs personnes.
LA MINARDAIE
Ce village connu durant des siècles sous le nom de » Minardaye » remonterait au Moyen-Âge.
Il était rattaché à la frairie de St Jacques.
Les linteaux ouvragés de certaines portes et fenêtres témoignent de la condition de quelques habitants. Apparemment, selon l’abbé Le Claire, plusieurs chapelains rattachés à la confrérie de Notre Dame y auraient habité.
Ce village, composé essentiellement de cultivateurs, a toujours été relativement peuplé : 39 habitants en 1836, 38 en 1906, 30 en 1954.
Depuis le début du XIXe et jusque dans les années 50, trois familles sont régulièrement citées: Texier, Roblin, Marchand.
En contre-bas du village, un pont palis remarquable du XIXe siècle permettait de franchir le Rahun pour rejoindre la Grandville.
LA MADELEINE
Ce village est noté » Magdelaine » sur le cadastre napoléonien de 1825.
Les lieux-dits « La Madeleine » étaient au Moyen-Âge des endroits isolés réservés aux lépreux. ( léproserie, maladrerie, caquinerie).
On y vivait en autarcie, totalement à l’écart de la population. Pour éviter la contamination, les lépreux ne pouvaient pratiquer n’importe quel métier. En Bretagne, beaucoup exerçaient la profession de cordier.
A Carentoir, La Madeleine était d’ailleurs considérée comme un village de cordiers et pour cette raison n’avait pas toujours bonne réputation. Les habitants étaient, par superstition, souvent assimilés à des sorciers.
Ce métier a cependant perduré pendant des siècles. Dans le recencement de 1861, on note encore la présence de 2 cordiers.
LES VIGNES
La vigne a, dit-on, été implantée en Bretagne au Vè siècle par les religieux pour les besoins du culte. Dans la région de Redon, il est fort possible que l’abbaye de St Sauveur soit à l’origine du développement de cette culture.
On y produisait un vin blanc qui, dit-on, était de qualité médiocre.
Dans notre région, les lieux-dits « les Vignes » ou « la Vigne » attestent bien souvent l’existence d’une parcelle plus ou moins grande consacrée à cette culture.
A Carentoir, le village « Les Vignes » confirme cette hypothèse.
LE PLESSIS-PAYEN
Le mot » Plessis » évoquait autrefois une terre entourée d’une haie faite de branches entrelacées.
Le village du Plessis Payen fut durant plusieurs siècles étroitement lié à la seigneurie de la Bourdonnaye. Celle-ci possédait la majeure partie des terres qu’elle louait aux paysans du village moyennant le versement d’une bonne partie des récoltes et d’un certain nombre de corvées et redevances diverses.
Le régisseur du château appliquait scrupuleusement les directives du marquis.
Le village était relativement peuplé. En 1836, il comptait près de 50 habitants.
L’ABBAYE
Carentoir est l’une des 2 communes du Morbihan où l’on trouve des villages formés avec « abbaye ». Cela n’indique généralement pas la présence d’une abbaye ou d’un monastère mais tout simplement celle d’un oratoire, d’un ermitage, d’une parcelle de terrain appartenant à une abbaye ou le nom d’une famille noble .
L’Abbaye de Bonnais était habitée, en 1400, par une famille noble qui s’appelait de l’Abbaye.( cf : livre abbé Le Claire)
Concernant l’Abbaye aux Chevaux, l’Abbaye aux Alines, l’Abbaye Blot, la Vieille Abbaye peu de certitudes mais seulement des suppositions.
A noter que tous ces villages se situent dans le quart sud-ouest de la commune.
LA MÉTAIRIE AUX JOLY
Dans l’ancien régime, une métairie était un domaine agricole plus ou moins vaste alloué à un métayer et sa famille. En contrepartie, celui-ci devait reverser la moitié de ses récoltes et de ses ventes au propriétaire.
La métairie était souvent une dépendance de château ou de manoir.
La Métairie suivie d’un nom propre correspond généralement au nom du propriétaire : la Métairie aux Joly.
Ces noms de village remontent souvent au XVIe ou XVIIe siècle.
La frairie de la Métairie aux Joly était rattachée à la chapelle St Marc. En faisaient partie les villages environnants : Lézalain, Lanouan, la Mineraie, la Vallée, l’Hôtel Béridel, la Grée-Fichet, le Mélac, la Ville-aux-Noël.
Fin XVIIIe, début XIXe, ce village était parmi les plus peuplés et les plus étendus de Carentoir. En 1836, on y recensait 113 habitants. Hormis quelques artisans (un tisserand, un tailleur, un couvreur, un menuisier et un sabotier) la population était essentiellement agricole. Jolly, Mauvoisin, Leblanc…étaient les noms de familles les plus courants.
Malheureusement, ce village va se dépeupler au fil des années.
1906 : 90 habitants
1945: 43 habitants
HENLEIX
L’origine de ce village est connu dès le début du Moyen-âge. Il est cité dans Le Cartulaire de Redon sous l’appellation Henlis Aladin. (cf livre abbé Le Claire)
En toponymie, selon des universitaires comme Jean-Yves Le Moing ou M. Marchand, Henleix viendrait du breton « hen » qui signifie vieux et leix dérivé de lis qui a le sens de cour.
Henleix pourrait être le lieu d’une ancienne cour de justice.
Ce village est scindée en deux, le Bas-Henleix et le Haut-Henleix.
Les plus anciennes maisons datent du XVIIe siècle.
Selon les listes nominatives de recensement, en 1835, 85 personnes y habitaient. Mis à part quelques artisans, charpentiers, menuisiers, tisserand, tailleur, la majeure partie des habitants vivait en ferme.
GALNY
Galny, village situé près de la rivière « le Rahun » en limite de la Gacilly, est connu depuis le XVe siècle. En 1447, Guillaume de Mallesette, seigneur du château de la Ville Orion, y possédait une métairie. ( Histoire de la Gacilly de JC Magré).
Les plus anciennes habitations du village actuel remontent au XVIIe siècle. (ci-contre un linteau de porte de 1673)
Au XIXe siècle, selon les listes nominatives de recensement, le village comptait près d’une quarantaine d’habitants, issus essentiellement du milieu agricole.
Le moulin situé en contrebas du village était occupé en 1836 par le meunier Mathurin Marchand. Sa famille l’occupera durant plusieurs générations.
Il était alimenté par le Rahun. L’ eau de la rivière retenue à l’arrière dans un petit étang, faisait tourner une roue à aubes pour moudre du blé et fabriquer de la farine ou du gaboret. Particularité: l’eau de l’étang rejoignait le cours du Rahun en passant sous la maison du meunier.
Près du moulin, un pont palis à plusieurs arches enjambe la rivière et permet de rejoindre La Gacilly. Bâti sur le modèle de celui de la Minardaie, il a vraisemblablement été édifié au cours du XIXe siècle. Jusqu’au début des années 2000, il menaçait ruine. Les piles s’écroulaient peu à peu sous l’effet des nombreuses crues. Heureusement, une association sensible à la préservation de notre petit patrimoine « à l’asso du pont » a permis de le sauver. Sollicitées, les mairies de Carentoir et de la Gacilly ont adhéré au projet. Elles ont fait appel à l’association « Concordia » qui fait intervenir des jeunes du monde entier pour des chantiers de rénovation.
En juillet et août 2018, des jeunes de plusieurs continents, encadrés par un moniteur et les membres de « à l’asso du pont » ont reconstruit ce pont à l’identique. Depuis, malgré plusieurs crues mémorables, il continue d’être emprunté par les gens du voisinage et de nombreux randonneurs.
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Posted by: admin | on octobre 31, 2024
Les cloches de l’église paroissiale
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Les cloches de L'Église paroissiale
Bien qu’elle ne fût pas entièrement terminée, l’église paroissiale fut consacrée le 28 septembre 1886. Faute de financement, l’édification du clocher fut remise à plus tard. En attendant, les cloches de l’ancienne église furent suspendues à un échafaudage installé près de la salle Notre Dame actuelle.
Grâce à un legs des héritiers Rocher, reçu le 14 novembre 1895, les travaux d’achèvement de la tour purent reprendre. Dès le 1er mai 1896, la chambre des cloches était terminée. Ne restait plus que la pose du beffroi ; opération compliquée qui fut réalisée le 12 juillet 1896.
Pendant ce temps, à Villedieu les Poêles, aux ateliers Havard, on fondait les 4 futures cloches .
Le 1er août 1896, deux charrettes furent nécessaires pour aller les chercher à Redon. Avant de les installer définitivement, on les plaça dans l’église pour que les gens puissent les découvrir et les admirer.
Le 11 août 1896, elles furent bénites en présence de Mgr Bécel. Les journaux de l’époque, l’Arvor et le Courrier morbihannais, ne manquèrent pas de relater cet évènement.
LA BÉNÉDICTION DES CLOCHES DE CARENTOIR
C’est mercredi dernier que Mgr Bécel, Évêque de Vannes, a béni les quatre cloches destinées à prendre place dans le nouveau clocher de Carentoir.
Le clergé de Vannes et de l’Ille-et-Vilaine était représenté par plus de cinquante prêtres, parmi lesquels MM. les Curés de Guer, de Maure ; un grand nombre de Recteurs, etc.
Après la messe, dite par M. le Chanoine Gorel, pendant laquelle se font entendre des chants remarquables, accompagnés par M. Decker, l’organiste distingué de notre diocèse, M. le Chanoine Le Roux, professeur au collège Saint François-Xavier, à Vannes, prononce le discours de circonstance, où l’élégance de la forme le dispute à l’élévation des pensées.
Après ce discours, dans lequel M. le Chanoine Le Roux a su si bien allier aux inspirations de la foi, le souffle de l’éloquence et de la poésie, Monseigneur a procédé au baptême des cloches.
La cérémonie terminée, Monsieur le Curé-doyen est monté en chaire. Il a fait, en quelques paroles, l’histoire de l’achèvement de l’église et de la tour, et remercié Monseigneur d’avoir bien voulu bénir les cloches de sa paroisse ; les parrains et les marraines d’avoir eu la générosité de les payer ; le conseil de fabrique, le conseil municipal ; enfin ses vicaires du concours dévoué qu’ils lui ont toujours prêté dans cette œuvre si importante.
Monseigneur a ensuite pris la parole pour offrir à son tour ses plus sincères félicitations, en général à tous les habitants de Carentoir, et, très particulièrement à Monsieur le Curé-doyen et à Monsieur le Maire, qui ont su triompher de grandes difficultés pour mener à bonne fin cette œuvre considérable.
Une illumination générale et une retraite aux flambeaux ont terminé cette journée pleine d’émotions.
L’Arvor du 18/08/1896 + / Le Courrier morbihannais du 22/08/1896 +
LE NOM ET LE POIDS DE CHACUNE DES CLOCHES ET LES NOMS DES PARRAINS ET MARRAINES
La première pèse 1326 kg, elle s’appelle Françoise-Elisabeth-Marie-Ernestine.
parrains et marraines : Mr le Marquis de la Bourdonnaye et Mme la Marquise de Bruc
Mr Le Baron de Berh et Mme la Comtesse de Carheil
La deuxième, 956 kg, est nommée Pauline-Marie-Michelle-Alix-Joséphine, Marie-Joseph
parrains et marraines : Mr le docteur Boucher et Mme Orinel
Mr Picot de Plédran et Melle Gitton de Couétu
Mr Joseph Guillemot, président de la Fabrique et Melle Ricaud de Bel Air
La troisième, 678 kg, a pour noms: Marie-Joseph de Fondelienne-Anne-Françoise-Angélique.
Parrains et marraines : L’abbé Audran, aumônier à St Gildas de Rhuys et Melle Payen du Bourg
Mr Hinaut, Notaire et Melle Marie-Joseph Roblin de Henleix
Mr François Fontaine, secrétaire de mairie et Melle Angélique Grimaud
La quatrième, 383 kg, se nomme : Joséphine-Marie-Anne-Jeanne-Emilie-Julienne.
Parrains et marraines: Joseph Réminiac de Maupas et Marie-Anne Réminiac, veuve Jouan, du Bourget
Mr Jean Bouchet de la Mineraie et Melle Emilie Chesnais du Bourg
Mr Joseph Couëdor de l’Hôtel Michelot et Melle Julienne Simon du Bourg.
Archives paroissiales
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Posted by: admin | on octobre 16, 2024
la kermesse d’autrefois
la kermesse des écoles
Durant des décennies, la kermesse des écoles fut une véritable institution. Elle ponctuait dans une ambiance ludique et conviviale la fin de l’année scolaire. Les enfants l’attendaient avec impatience. Ça sentait bon les vacances !
Durant les années 50-60, elle avait lieu dans un pré derrière le presbytère.
Par la suite, elle se déroula sur un terrain situé sur la rive ouest de l’étang du Beauché. Les dernières années elle fut déplacée sur l’autre rive.
Les préparatifs
La kermesse mobilisait toute la communauté éducative : associations de parents, instituteurs, institutrices et bien sûr les enfants. A la sortie de l’école, ceux-ci s’empressaient de solliciter les gens pour leur vendre des billets de tombola. La concurrence était vive car les meilleurs vendeurs étaient récompensés.
Durant tout le dernier trimestre, dans le bourg et à la campagne, parents, grands-parents et autres bénévoles s’activaient et rivalisaient d’imagination pour fabriquer les chars du défilé. A l’école, les enseignants n’étaient pas en reste car Il fallait penser au déguisement des enfants et préparer chants, danses et autres jeux de scène. Suivant le thème choisi, après la classe, on fabriquait des costumes en tissu ou en papier crépon, travail laborieux mais très gratifiant quant au résultat. Les parents et grands-parents étaient mis aussi à contribution. Ensuite venait le temps des essayages, ce qui suscitait beaucoup d’excitation parmi les enfants.
Le défilé
La kermesse débutait toujours par un grand défilé. Dans les années 50-60, il partait de la salle paroissiale. L’Harmonie Fanfare de la Fondelienne, toujours présente pour les grandes occasions, au son des cuivres et des tambours, emmenait le cortège suivi des chars et des carrioles à cheval magnifiquement décorées. Vu la longueur du parcours, les plus petits y prenaient place. Certaines années, les élèves des grandes classes défilaient sur leurs vélos ornés de fleurs et de rubans en papier crépon. Après avoir déambulé dans les rues du bourg, le cortège rejoignait le terrain près du presbytère.
Dans les années 70, les enfants se préparaient à l’école de Bourrienne. Toujours précédé de l’Harmonie Fanfare de la Fondelienne, le défilé empruntait la rue du Général de Gaulle et passait par le centre bourg pour rejoindre le terrain près de l’étang du Beauché. Les enfants arboraient de magnifiques costumes. Encadrés par les enseignants et quelques parents, ils ne passaient pas inaperçus. Parents et badauds se massaient tout le long du parcours pour les applaudir. Les mamans n’avaient d’yeux que pour leurs petits. A leur passage, La fierté se lisait dans leur regard. Le défilé se poursuivait ainsi jusqu’au terrain, ponctué par les pauses musicales de la Fondelienne. Certaines années, le mauvais temps venait perturber le bon déroulement de la fête. Les enfants habillés ou coiffés de papier crépon passaient par toutes les couleurs au grand dam des mamans.
Le déroulement de la fête
Sitôt arrivés sur le terrain, les enfants se débarrassaient de leurs déguisements et se précipitaient en grand nombre vers la pêche à la ligne. Même si les lots étaient loin d’être exceptionnels, quel plaisir de déchirer le papier journal pour avoir la surprise ! Le stand était vite dévalisé. Autre boutique très prisée des enfants : le bazar. De multiples jouets attiraient leur convoitise : boîtes à bulles, hélicoptères, pistolets à eau, petites voitures….etc. Les parents mais aussi les grands parents étaient sollicités. Le budget était vite dépensé.
Pourtant de nombreux stands attendaient encore les visiteurs : les buvettes, les pâtisseries, les galettes saucisses et pour se divertir des jeux très variés qui de nos jours ont presque disparu : le jeu des sabots que l’on essayait de remplir avec des palets, sur le même principe le jeu de la grenouille, le jeu des anneaux, le chamboule-tout, le tir à la carabine, le casse-bouteilles, différents jeux d’adresse avec des quilles ou des palets etc…Les plus adroits passaient d’un stand à l’autre et faisaient la razzia sur les lots. Autre jeu qui n’aurait plus sa place aujourd’hui, le lapinodrome. Au milieu d’une petite arène en bois bordée de plusieurs cases numérotées on plaçait un lapin. Les participants misaient sur un numéro. Lorsque l’animal franchissait l’une des cases, le gagnant repartait avec un autre animal : une poule, un canard, un lapin…
Une autre attraction très prisée des visiteurs : la grande roue. Elle se dressait sur le podium au milieu de la fête. Le bruit strident et saccadé de sa rotation ne passait pas inaperçu. Pour gagner, il fallait acheter un billet numéroté. Quand toute la série était vendue, l’animateur du jeu faisait tourner la roue. Les lots étaient souvent des poules ou des lapins que les gens avaient donnés.
Dans le courant de l’après-midi, les enfants des différentes classes rejoignaient le podium pour interpréter un chant ou une danse. La foule s’agglutinait autour et ne ménageait pas ses applaudissements. Comme d’habitude, les petits avaient la faveur du public. On pardonnait les imperfections et l’on adorait les imprévus. L’harmonie fanfare de la Fondelienne n’était pas en reste. Plusieurs fois dans l’après-midi, elle donnait un aperçu de son répertoire.
La fête se terminait toujours par le tirage de la tombola et dans la soirée les gens se retrouvaient autour d’un grand repas pour déguster la fricassée carentorienne.
la kermess
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