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la création de la commune de Quelneuc

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CrÉation de la commune de Quelneuc

 

   Jusqu’à la Révolution, Quelneuc était une des quatre trèves de la paroisse de Carentoir. 

  En 1790, Carentoir est érigée en commune avec Quelneuc comme dépendance. Cette situation perdure quelques décennies. Mais, entre temps, un évènement va faire évoluer les mentalités. Le 23 juin 1842, Quelneuc obtient, après de multiples demandes, son autonomie paroissiale.

 

Demande d’autonomie

 

  Après cette érection en paroisse, les membres du conseil de Fabrique s’étonnent qu’une section de commune ne devienne pas également commune à part entière.

 

  Plusieurs pétitions sont envoyées à Mr le Préfet du Morbihan. Pour les Quelneucois, l’autonomie devient une priorité. Dans une de leur demande envoyée au préfet, ces derniers déclarent : « Par  son beau site et ses avantages matériels, Quelneuc peut se suffire à lui-même… Qu’il est grand, qu’il est pressant le besoin que nous avons d’être érigé en commune ! »

 

Les différents arguments

 

  Dans leurs nombreuses lettres envoyées au Préfet, les membres de la commission syndicale de Quelneuc s’appuient sur de nombreux arguments:

 

 – La paroisse de Quelneuc compte près de 845 habitants répartis sur un territoire bien délimité.

 – L’administration locale est trop éloignée des administrés : il faut parcourir à pied 7 à 8 km sur des chemins souvent mal entretenus pour déclarer une naissance, un décès, un mariage ou remplir tout autres formalités administratives.

 – Les gens effectuent toutes ces démarches au détriment de leurs activités ou des travaux agricoles qui pourtant n’attendent pas.

 – Vu la distance, les parents ne peuvent pas bénéficier de l’école municipale située dans le bourg de Carentoir.

 

  Malheureusement pour eux, de nombreux Carentoriens sont fermement opposés à cette scission. Les instances municipales et religieuses de la commune n’y voient que des désavantages. La section du Temple manifeste aussi une vive opposition. Le Maire de l’époque, Mr Apuril, pourtant résident de Quelneuc, est lui aussi fermement opposé à la création de cette nouvelle commune et présente plusieurs arguments:

 

– Quelneuc est privé d’un bourg. Cette création occasionnerait des charges énormes.

– Il faudrait construire une mairie et pour cette raison tripler les impôts.

– Pourquoi bâtir une nouvelle école puisque les enfants peuvent fréquenter celle du Temple.

– La section de Quelneuc est partagée en deux par la rivière de l’Aff. L’entretien des ponts serait donc à la charge de la nouvelle commune.

– Les capacités du candidat à la nouvelle mairie sont discutables.

 

  Mr le Préfet prend en compte les arguments de chacun et le 8 avril 1861, il charge Mr de la Rivaudière, juge de paix du Canton de la Gacilly, de procéder à une enquête sur le projet de l’érection de la section de Quelneuc en commune.

 

 Celui-ci reprend et étudie les arguments des deux partis.

 

Quelneuc obtient enfin son autonomie

 

  Le 10 août 1862, Mr de Clazeul, juge de paix du canton de la Gacilly fait part au Préfet de son opinion sur l’enquête relative à la création de la commune de Quelneuc. Il affirme devoir dire « que cette mesure est un acte de justice qui ne saurait être trop prise dans l’intérêt des habitants de la section. »

 

  Le 2 février 1863 le décret d’érection de la commune de Quelneuc est promulgué. Malgré de multiples oppositions, Quelneuc devient enfin commune à part entière.

 

 A peine érigée, la commune organise le 16 avril 1863 les premières élections municipales. Mr Rocher en devient le premier maire et Mathurin Joly son adjoint.

carentoye, aoutféille

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carentoye, aoutféille

 Pour visionner ce diaporama réalisé par Marie-Thé Courné, vous pouvez cliquer sur le titre ci-dessous : Carentoye, aoutféille

Un collège à Carentoir

un collège À carentoir

LE COLLÈGE DU BOIS-JUMEL

  Un collège à Carentoir ! Cela peut paraître invraisemblable et pourtant c’est véridique. 

   En 1816, l’abbé Hoéo de la Vallière, natif de Carentoir, décide d’établir une école d’enseignement secondaire dans sa maison du Bois-Jumel, là où se trouve déjà une école primaire. Ce collège tient lieu d’école publique de 1832 à 1835. L’enseignement a pour base la religion catholique et le latin. On y enseigne peu le français et les mathématiques mais on privilégie l’histoire ancienne. L’éducation n’est pas oubliée : on apprend les belles manières, on se forme pour vivre dans le monde. De nombreux élèves issus généralement de milieux aisés la fréquentent. Ils prennent pension dans le bourg.

  Les élèves reçoivent donc une formation très solide. Plusieurs vont occuper  par la suite de nombreux postes à responsabilités, dans le clergé, la magistrature ou l’armée.

  Cette école cessa de fonctionner l’année 1856-1857.

 

la place vers 1960

L'abbÉ hoéo de la valliÈre

   Pierre-Marie Hoéo de la Vallière naît  en 1794. Après ses études au collège de Vannes, il est chargé de l’école primaire des garçons à Carentoir.

   Il quitte cette école pour entrer au grand séminaire de Vannes. Ordonné prêtre, il revient à Carentoir et établit en 1816 une école d’enseignement secondaire dans sa maison du Bois-Jumel, là où se trouve déjà une école primaire. Il reçoit un brevet pour l’enseignement privé le 14 avril 1820 délivré par Mr le Priol, recteur de l’Académie de Rennes. Il est pressenti pour être instituteur communal mais il refuse. Il n’en continue pas moins à enseigner le français.

   Il est reconnu comme un excellent pédagogue et ses élèves reçoivent une formation très solide.

  Il est, semble-t-il, l’ami de Jean-Marie de Lamennais qui a fondé en 1817, l’institut des Frères de Ploërmel.

   Il peut être considéré comme un bienfaiteur de Carentoir. En effet, par acte du 12 juin 1854, il donne à Mr De Carheil une maison pour en faire une école de Filles.

  En 1860, par testament, il fonde l’hospice de Carentoir et donne tout son bien pour le bien-être des vieillards.

   Il meurt le 4 juillet 1862.

 

 Sources : livre de l’abbé Le Claire   

La paroisse de Quelneuc

la paroisse de quelneuc

 

   Durant des siècles, Quelneuc a été une trève de Carentoir. Mais après la Révolution, les mentalités évoluent. De nombreuses trèves demandent leur autonomie. Les Quelneucois ne sont pas en reste. Ils sollicitent le diocèse afin de devenir paroisse à part entière. Malheureusement, après les temps troubles de la Révolution, la situation de l’Eglise n’est pas brillante. Le manque de prêtres se fait sentir et la demande est refusée.

    En 1825, nouvelle demande sanctionnée par un nouveau refus. L’évêché est toujours peu enclin à la création de nouvelles paroisses. Il faudra attendre plus d’une quinzaine d’années pour qu’enfin, le 23 juin 1842, Quelneuc acquiert son autonomie paroissiale.

    Le 12 juillet 1842, l’évêque de Vannes nomme Pierre Leblanc, Joseph Bouchet et François Rocher membres du Conseil de fabrique de Quelneuc.

 

  

  Dans les archives de la Paroisse, l’abbé Jéhanno nous présente les curés successifs de Quelneuc jusqu’au début du XXe siècle :

 

L’abbé Morin fut le premier recteur de Quelneuc ( 1842-1847)

 

   Fin juin 1842, Mgr de la Motte, évêque de Vannes, nommait Mr Morin, ancien vicaire de la Trève, desservant de la nouvelle paroisse. Le 7 août, le Conseil de Fabrique, nouvellement créé, signait la prise de possession de son nouveau recteur.

 

   Mr Morin mourut au début de 1847 et eut pour successeur Mr Guyomard.

L’abbé Guyomard 2ème recteur de Quelneuc (1847-1866)

 

   Il a laissé dans la paroisse le meilleur souvenir. Sous son administration, le presbytère a été exaucé et un vicariat a été institué.

   Mr Guyomard, plein de bonnes oeuvres et de mérites, mourut à Quelneuc le 10 février 1866.

 

L’abbé Coric  (1866-1872)

 

   Mr Guyomard fut remplacé par Mr Coric qui a laissé ici le souvenir d’une grande bonté.

   Il quitta Quelneuc au début de 1872 pour devenir recteur de Noyal Muzillac.

 

 

 

  

L’abbé  Clément ( 1872-1878)

 

   Mr Clément arriva à Quelneuc le 2 mars 1872. La vieille église tombait en ruines. Il s’occupa de la construction d’une église nouvelle. La Fabrique joignit ses ressources à celles de la Commune après la vente des biens communaux. Le plan fut confié à Mr Maigné, architecte du département et exécuté par Mr Gombaud, entrepreneur à Guer.

   Cette église fut bénie le 28 août 1877 par Mr Guénégo, curé doyen de Carentoir.

 

L’abbé Délinot  ( 1878-1883)

 

   Mr Délinot avait une santé très fragile. Presque infirme et impotent il avait toute peine à remplir son ministère.

 

L’abbé Jéhanno  (1883-1907)

 

   Durant son administration, l’église paroissiale fut terminée. Vers la  fin de janvier 1894, la première pierre de la tour fut mise en place. Grâce à la générosité de la noble famille de Talhouët, on bâtit la chambre des cloches. A la fin d’octobre 1895, tout était fini.

 

Mr Desbois  va succéder à l’abbé Jéhanno et exercer son ministère de 1910 à 1919.  

   Après lui, jusqu’à la fin du XXe siècle, la paroisse connaîtra plusieurs curés. Parmi eux, on retiendra les abbés Josset, Naël et Guerchet. Le dernier dont beaucoup de paroissiens se souviennent, vu sa forte personnalité, fut l’abbé Martin.

 

église paroissiale de Quelneuc

le moulin de la fosse

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le moulin de la fosse

 

   Ce moulin, propriété de la famille De Talhouët, date du 17e siècle. Sur les trois moulins de Quelneuc situés autrefois le long de l’Aff, il est le seul à avoir survécu. Plusieurs fois remanié, il a traversé les âges et gardé son aspect originel.

 

  Occupé par la famille Mousset depuis le début du XXe siècle, son activité a perduré jusque dans les années 50. Par la suite, la passion du meunier et du propriétaire a permis de le maintenir en état de marche.

 

  De nos jours, grâce à la ténacité d’un certain nombre de bénévoles, ce moulin continue à vivre. Regroupés en association « Les Amis du Moulin de la Fosse »  veillent à l’entretien des bâtiments et en assurent la gestion pédagogique et touristique.

  Lors des journées du patrimoine, ils organisent régulièrement des animations et perpétuent le savoir-faire des meuniers d’autrefois.

  Depuis quelques années, un site internet permet de découvrir ce moulin et de se tenir au courant des différentes activités. Vous pouvez le consulter en cliquant sur l’adresse suivante :

 

https://moulindelafosse.wordpress.com/

 

Le bourg du Temple autrefois

le bourg du temple

le bourg du temple autrefois

  A la fin du Moyen-Âge, le bourg se composait, à priori comme en 1825, de trois rues principales.

   – La rue d’Aval, descendant au midi vers le manoir du Val.

  – La rue du Chauffault, conduisant vers l’ouest au cimetière paroissial, celui-ci n’entourant pas l’église. Elle menait également au four à ban utilisé par les habitants et au manoir de Rolienne.

   – La rue de Marsac

 

  On parle également d’un moulin situé à « une mousquetade » au nord du bourg. L’abbé Le Claire indique que « des fourches patibulaires » se dressaient dans la lande proche de ce moulin. Elles symbolisaient le droit de haute, moyenne et basse justice des  commandeurs du Temple de Carentoir.

 

  Autour de l’église se trouvait le presbytère, le logis du commandeur et une grange dimière. Le presbytère était situé au nord de l’édifice. Dans l’église, une petite porte permettait de gagner la cure.

 

  Le logis du commandeur était situé en amont de l’église sur le chemin menant du Temple à Quelneuc. Il fut détruit en 1598 par les partisans  du Duc de Mercoeur.

 A côté, une grange servait à « serrer les gerbes de la dîme » qui appartenait au commandeur.

sortie de la messe en 1908

le bourg du temple annees 50

  Le bourg se composait comme autrefois de trois grandes rues principales :

  – La rue d’Aval

  – La rue du Chauffault

  – La rue de Marsac

   Vers 1900, la voirie sera élargie et le porche de l’église devra être démoli. Par contre, le plan du bourg, mis à part quelques constructions nouvelles, évoluera peu.

   Dans les années 50, le bourg était relativement animé grâce à l’implantation de plusieurs commerçants et artisans.

   Les parents d’élèves avaient le choix entre deux écoles : l’école publique présente dès le milieu du XIXème siècle et l’école privée inaugurée en 1951.

   La paroisse, dirigée par un recteur à résidence,  était encore très vivante. Le dimanche, la nef de l’église St Jean-Baptiste était presque toujours comble.

     

   Ci-dessous, le plan du bourg du Temple avec ses commerçants et artisans.

 1. Le presbytère

 2. L’école privée

 3. Entrepôt céréales de Mr Soulaine

 4. L’église St Jean Baptiste

 5. La première école publique

 6. Maison Soulaine : épicerie, café, produits  du sol

 7. L’école publique mixte

 8. Mme Yvonne Berthier : café, épicerie

 9. Mme Radin :  café, épicerie

 10. Forge de Mr Berthier

 11. Maison Sorel : quincaillerie sur place et sur  les marchés

 12. La Fabrique

 13. Entrepôt de Mr Sorel

 14. Mr et Mme Guillemot, le haut du Bourg : café, commerce de pommes

 

La Fête-Dieu

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la fête-dieu

La fête-Dieu, juin 1954

LA FÊTE-DIEU DES ANNÉES 1950-1960

 

   Après ce dimanche de la communion solennelle à Carentoir, évoquons la « Fête-Dieu » ou « Fête du Saint-Sacrement »,  le dimanche suivant.

  Pour nous, les Carentoriens de plus de 70 ans, la « Fête-Dieu », ses reposoirs et ses routes fleuries, sont, sans aucun doute restés dans les mémoires. Nous y avons tous participé, d’une manière ou d’une autre, dès notre plus jeune âge.

 

Cueillette de fleurs des champs et jardins.

 

  La cérémonie de ce dimanche nécessitait préparatifs !

Les premiers à s’y impliquer, étaient les enfants des écoles libres.

En quittant la classe le mercredi soir, on savait que demain jeudi (congé à l’époque), on partirait à la recherche de fleurs des champs.

  Les hautes digitales (appelées familièrement  cotoiyes ou  cotoas ) et les marguerites, composaient en grande partie le ramassage. Les branches de buis, étaient aussi les bienvenues. Le lendemain, les cueillettes étaient apportées à l’école ! Les religieuses de Bourrienne, sacrifiaient quelques heures de cours et nous occupaient à l’effeuillage des fleurs et du buis, aux petites feuilles si odorantes.

  Les scieries locales, réservaient traditionnellement un bon volume de sciure de bois pour la circonstance. L’emploi de cette dernière, était incontournable lors des « Fête-Dieu . Parfois même, on teintait une partie de cette sciure, pour un meilleur rendu des décors les plus en vue.

  Les ménagères conservaient leur marc de café et  réservaient également, jusqu’au dimanche, roses, pivoines, lys et arums de leurs jardins.

 

Mise en place des reposoirs

 

  Ce qui précède, était la première étape des préparatifs de la cérémonie du dimanche !

Arrivait le samedi !

  Chaque année, on recourait aux mêmes bonnes volontés masculines pour remettre debout ces estrades de bois, les reposoirs ! Chaque estrade,  complétée d’un petit autel, était accessible par un escalier de quelques marches. Le reposoir se devait d’être visible par toute l’assemblée, qui arriverait demain en procession.

  L’installation achevée, sous l’œil avisé d’un menuisier du voisinage, le travail des monteurs se prolongeait par la mise en place de quelques jeunes bouleaux, sacrifiés pour la circonstance et fixés à l’arrière de l’estrade ; avec ce décor verdoyant, le reposoir prenait forme !

  Le quartier de Bourrienne, accueillait traditionnellement, les reposoirs des « Fête-Dieu ».

On alternait chaque année, entre les deux lieux suivants : 

– Le bas de la rue de Fondelienne, face au bar « Le Calypso » d’aujourd’hui.

– Le large trottoir, devant l’étude notariale, rue de Bourrienne.

Quant au bourg : 

– Le pignon de l’ex-café Leblanc, sur la place même, était idéalement situé.

– Le grand pré, précédant le pont de l’Hôtellerie.

– La rue de l’Épine, face au boulevard Julien Gicquel.

Certaines années, on s’éloignait du bourg en choisissant :

– Notre calvaire, route de Guer

 

Quand les estrades de bois devenaient reposoirs…

 

Arrivait le dimanche matin !

  Alors que se déroulait la première messe de 7 heures, il y avait déjà du monde à l’ouvrage, dans les rues et aux abords des reposoirs !

  En quelques heures, tout le décorum devait être fin prêt !

 Pour les deux reposoirs et les décors attenants, les dames des quartiers concernés, rompues à l’exercice depuis des années et avec l’aide de quelques messieurs, mettaient tout en œuvre, pour y parvenir dans les temps :

– Le plancher de la plate-forme et son escalier, étaient recouverts de tapis.

– Sur le petit autel, nappé de linge fin d’église, crucifix et chandeliers étaient disposés.

– Des vases, garnis de fleurs blanches fraîchement cueillies, complétaient le décor de l’autel et encadraient également chaque marche de l’escalier.

– Parfois, sur l’estrade on disposait un prie-dieu pour l’officiant. Enfin des draps blancs, piqués de fleurs et suspendus à l’arrière de l’autel, donnaient la touche finale au décor.

 La préparation de la « Fête-Dieu » demandait encore un dernier effort, ce dimanche matin !

– Face au reposoir, on mettait la dernière main au large décor d’accueil, préalablement dessiné au sol. Restait à le garnir harmonieusement de fleurs, verdure, sciure colorée sans oublier le marc de café qui, incontestablement, venait rehausser l’ensemble de ce tapis éphémère.

 

Le long des rues on s’affairait aussi !

 

  De bon matin, on avait sorti cette petite brouette de forme conique, au fond astucieusement percé, qui, chargée de sciure et roulée sur le bitume, traçait une parfaite allée centrale sur le chemin de l’église jusqu’aux deux reposoirs. Cette tâche de préparation était généralement confiée à des messieurs du bourg.

  Le long des rues que traverserait la procession, les riverains se partageaient la décoration florale du parcours. Les cueillettes des enfants et les fleurs fraîches des jardins, étaient partagées entre les petits groupes

  Les photos, jointes à ce récit, nous donnent un aperçu du travail que nécessitait cet évènement paroissial annuel. Des figures géométriques s’alignaient sur le chemin de sciure ! De part en part, on cassait cet alignement pour faire place à des petites rosaces, des cœurs, des croix.  Pour sublimer le tout, des feuilles de roseaux encadraient le chemin de fleurs !

  On ne s’arrêtait pas aux décors floraux ! Il était aussi d’usage de masquer, autant que possible, les façades des maisons par des draps blancs, piqués de roses.

  Au milieu des années 50, les riverains de Bourrienne, optèrent pour des poteaux de bois, entre lesquels étaient suspendues des guirlandes de lierre, ponctuées de fleurs.

  À cette époque, les saisons n’étaient pas aussi fantaisistes que de nos jours. Les « Fête-Dieu » se déroulaient généralement sous le soleil mais parfois, les vents printaniers pouvaient être redoutables pour nos tapis de fleurs. Les voitures, certes moins nombreuses en ces années 50-60, ne l’étaient pas moins et les chauffeurs indélicats, étaient fermement invités à patienter ou à rebrousser chemin !

  Pour nos bonnes gens à l’ouvrage, la matinée s’avançait ! La seconde messe commencée à 9 heures, s’achevait !

 

Puis résonnaient les cloches de l’église Saint Marcoul   !

 

  Vers 10h30, le magnifique carillon des jours de fête, appelait les paroissiens à rejoindre l’église pour cette grand’messe qui se prolongerait par la grande procession !  

  À la fin de cette troisième messe du dimanche matin, toute l’assistance se mettait en marche au sortir de l’église. À nouveau, le grand carillon du clocher retentissait annonçant l’arrivée du Saint-Sacrement.

  Reposoirs, chemins fleuris, tout était prêt pour accueillir dignement et dans les règles, cette cérémonie. Sur place, le long des rues et aux abords des reposoirs, nos décorateurs dévoués, se tenaient discrètement à l’écart. Les dames ôtaient leurs tabliers de travail qui avaient protégé  leur «  tenue du dimanche ». Les messieurs se découvraient et se tenaient casquettes à la main, en attendant le pieux cortège.

  Quand arrivait la procession…

(précisons que seul, l’officiant portant le « Saint-Sacrement », empruntait le chemin fleuri)

De ce fait, venaient  sur deux rangs, de chaque côté des rues :

– Deux croix ouvraient la procession. Les porteurs désignés étaient généralement, deux hommes jeunes, pour chaque croix se relayant tout au long du parcours.

– Les filles et les garçons des écoles encadrés par leurs enseignants.

– Les communiants et communiantes de l’année et un temps fut, des deux années précédentes (appelées 2ème et 3ème communions)

– La fanfare de La Fondelienne, suivie de la chorale des jeunes filles.

– Les porteurs de nos belles bannières dont celle de Saint Marcoul .

– Les angelots, ces petits enfants tout de blanc vêtus et portant leur corbeille emplie de pétales de roses.

– Les choristes, servants de messe en noir et les jeunes enfants de chœur en rouge, chaque tenue rehaussée d’une chasuble de dentelle blanche

– Les vicaires en surplis blanc, au milieu des rangs, dirigeaient les cantiques.

– Porté par 4 hommes, le dais, cette sorte de baldaquin, décoré de précieuse étoffe brochée et tendue sur sa structure de bois, abritait notre Curé-Doyen, pendant la procession. Revêtu de sa magnifique chape, il portait sous ce dais, le scintillant ostensoir et son hostie sacrée, le « Saint Sacrement ».  

– Monsieur le Maire, ses adjoints et autres notables de la commune, suivaient le dais.

– Le cortège des hommes, têtes nues, chapeaux ou casquettes à la main.

– Le cortège des femmes, d’où émergeaient, coiffes blanches et chapeaux noirs des plus âgées, chapeaux clairs des jeunes femmes et foulards multicolores, noués sous le cou, des plus jeunes !

Lentement, la procession arrivait, tout en chantant les cantiques propres à la « Fête Dieu ».

(Au passage rappelons-nous les plus traditionnels : « Parle, commande, règne » « Je suis chrétien, voilà ma gloire » « Loué soit à tout instant » en attendant d’entonner le célèbre « Tantum Ergo » au moment du salut du « Saint Sacrement »).

 

  À l’arrivée devant le reposoir, les deux porteurs à l’avant du dais, ôtaient la barre de bois qui en fermait l’avant. Après avoir emprunté les quelques marches, notre prêtre déposait l’ostensoir sur l’autel, l’encensait généreusement puis le présentait à l’assistance dans un geste de bénédiction. Les angelots attendaient le bruit sec du claquoir, pour plonger leurs petites mains dans les corbeilles et jeter vers ce bel ostensoir, leurs pétales de rose.

  Venait le moment d’adoration appelé « Salut » de ce « Saint-Sacrement ». On priait, certains s’agenouillaient ! La clochette des choristes rythmaient parfaitement les moments de la cérémonie. Elle s’achevait avec l’emblématique « Tantum Ergo », que dominaient les puissantes voix masculines !

  Puis, entre les mains du prêtre, l’ostensoir et son divin contenu, reprenaient place sous le dais, pour un autre « Salut ».

  La procession, dans le même ordre, se remettait en marche vers le second reposoir pour une cérémonie identique à celle que nous venons de décrire.

 

Retour du « Saint-Sacrement » à l’église

 

  Après ce second arrêt, toujours en chantant les traditionnels cantiques, la procession reprenait cette fois, le chemin de l’église, afin d’accompagner, toujours abrité sous le dais, le «Saint-Sacrement » entre les mains de Monsieur le Doyen comme l’appelaient les Carentoriens.

  Le « Saint-Sacrement » retrouvait place sur l’autel et restait exposé, jusqu’aux vêpres de l’après-midi.

 

L’après messe

 

  Comme chaque dimanche, sortant de l’église, tous regroupés sur le parvis, les messieurs prenaient le temps d’écouter les annonces de la semaine, déclamées haut et fort par le garde champêtre. Sur les escaliers, à droite de notre église et sur les bords de la route, les dames toutes endimanchées, retrouvaient parentes et amies pour échanger les nouvelles. Mais il était temps de faire quelques courses au bourg sans oublier de gratifier les enfants de la petite pièce du dimanche pour les bonbons ou l’incontournable brioche.

 

Fin de la cérémonie annuelle !

 

   Pendant ce temps, il restait aux mêmes équipes des reposoirs et des rues, à reprendre leurs objets pieux, ôter tapis, prie-dieu, rendre draps du décor et vases à leurs propriétaires. Les fleurs de l’autel et des marches trouvaient vite preneurs car elles avaient reçu encens et bénédiction ! Demain, les monteurs du samedi, se remettraient à l’ouvrage pour le démontage; mais aujourd’hui dimanche, on laissait aux gamins du bourg, le plaisir de s’y amuser !

  Une fois de plus, la Fête-Dieu, avait rassemblé les bonnes gens des quartiers dans un même élan convivial, perpétuant ainsi d’antiques traditions. En quelques décennies, ces cérémonies furent peu à peu abandonnées dans les villes et les bourgs. À Carentoir, les dernières, dans les années 80-90, se limitèrent à une procession de l’église à l’entrée du cimetière par cette petite route éloignée de la circulation. Un petit reposoir y était réalisé par les religieuses aidées de quelques paroissiens.

 

MGB

 

 

NB :En 1958 la représentation de la grotte de Lourdes et de la Vierge constituait le reposoir. Une fillette de Carentoir agenouillée faisait figure de la jeune Bernadette

Dans les années 50, la « Fête-Dieu » était renouvelée le dimanche suivant, au cours des vêpres, l’après-midi. Elle s’adressait particulièrement aux paroissiens que le tour de garde dans les fermes, ne leur avait pas permis de participer à  la cérémonie du dimanche précédent. En 1958, Sainte Thérèse de Lisieux fut à l’honneur sur un reposoir, rue de Bourrienne, un dimanche après-midi.

 

Un reposoir en 1952

Sur la photo: Marie-Ange-Lanoe-Elisabeth-Roux-Hersard-Angele-Gauthier-Helene-Bayon-Herve-Yves-Leven-Ernest-Robert.

Commerçants et artisans sur la campagne années 50

commerçants et artisans sur la campagne années 50

   Dans les années 50, la majeure partie de la population carentorienne vit à la campagne. Le remembrement n’a pas encore eu lieu. Hormis quelques grandes fermes, les exploitations sont petites et très morcelées. Elles se situent  généralement entre 5 et 10 ha. Un certain nombre de commerçants et d’artisans gravitent autour des activités agricoles.

  Vous  en trouverez ci-dessous une liste non exhaustive .

COMMERÇANTS

 CAFES

Marcel et Annick  RÉMINIAC, la Danaie

 

EPICERIES

Joseph et  Geneviève OLLIVIER, St Jacques

Marcel et Annick  RÉMINIAC, la Danaie

 

MARCHANDS  de BESTIAUX

Mr RÉMINIAC, la Danaie

Mr FARUEL Albert, la Touche-Peschard

 

ENTREPRISES AGRICOLES

Mr DUGLUÉ Simon, Peccaduc

Mr GENOUEL, la Touche es Rageard

Mr MOUSSET, entreprise de terrassement

 

DIVERS

 

Mme CHANTREAUX, lavandière,  l’Abbaye aux Alines

Mr VEUILLON , garde-chasse, la Bourdonnaye

Mr FILLODEAU, la Ville Mariée, puisatier

ARTISANS

 MENUISIERS

Alain BOCQUENÉ, Huno

Émile MOURAUD, St Jacques

Mrs BRÉGER, père et fils, Marsac

Mr PAYEN, Marsac

Mr Ernest JOLY, La Gourdelaie ( menuisier et cerclier)

Mr JOUEN, l’Hôtel Portier

Mr Pierre CHAPIN, le Passoir

Mr Pierre DEROCHE, la Vieille Abbaye

Mr RICAUD, Belle Pile

 

BOUILLEUR de CRU

Mr GAPIHAN, Marsac

 

PLÂTRIER

Mr HOCHET, la Chênaie

 

FORGERON- CHARRON 

Mr TROCHET, La Danaie

Mr Ernest DURAND, St Jacques

 

MEUNIERS

Mr DUGLUÉ Robert, moulin du Graye

 

BÛCHERONS

Mr GRIMAUD Joseph, la Hardouinaie, bûcheron et scieur de bois

Mr GUÉHENNEUC

 

Le bourg de Quelneuc années 50

le bourg de quelneuc dans les années 50

   Les années 50 furent une période charnière. On oscillait entre tradition et ouverture à la modernité. Quelneuc, comme de nombreuses communes, subit l’exode rural. Les jeunes partaient en ville chercher du travail. Malgré tout, le bourg restait  très vivant grâce à ses commerçants et artisans. La rue principale était relativement animée mais  encore peu de véhicules ou autres engins motorisés, hormis les voitures de l’abbé Guerchet, de Mr Couéraud le tisserand et de Joseph et Valentine Bouchet.

   Le recensement ci-dessous donne un aperçu des différentes activités du bourg de Quelneuc. Il se veut le plus exhaustif possible mais si vous constatez quelques oublis, n’hésitez pas à nous le signaler en utilisant la fiche contact du site.

COMMERÇANTS

 

Bas Quelneuc

1 Famille BINIO-PINEL  (en 1963 : Maurice et Jeannine BOUCHET)                              Epicerie, Vêtements, Permis de distillerie, Confection

 

4 Philomène et Lucie BECEL                   

Bar, épicerie, quincaillerie, dépôt de pain et de beurre

Permis de chasse et de pêche

 

 Centre Bourg

Élise ROCHER

Café, épicerie, repasseuse

 

Marie Josèphe ROCHER

Épicerie, confection, coiffes

 

Joseph et Valentine BOUCHET

Épicerie, tissus, marchand ambulant

 

Joseph ROCHER 

charcutier  et  barbier

 

Auguste POIRIER

boucher charcutier. Ce commerce deviendra  le restaurant la  « Riviera » au début des années 60

 

Haut Du Bourg

Henri MAHIEUX

Épicerie

 

 

le bas du bourg

ARTISANS

 

Bas Quelneuc

Baptiste et Marie DANIEL

Cordonnier et marchands de chaussures

 

Centre Bourg

Ernest RIO

Forgeron et maréchal ferrant

 

Henri ROCHER

forgeron et scierie

 

Joseph ROCHER

sabotier

 

Joseph Couéraud

tisserand

 

Raymond et  Anne Marie BOUCHET

menuisier

 

   FERMES

Bas Quelneuc

Alphonse et Jeanne COUÉRAUD

Cultivateur et facteur

Haut du Bourg

Baptiste et M. BORDIER

  Renseignements recueillis par Mme Marie Annick Razé  auprès de Mme Simone Mouraud, Mme Marie Mousset et Mr Maurice Bouchet.

PLAN DU BOURG

LÉGENDE

 

1- Famille Binio-Pinel : épicerie, vêtements, confection, permis de distillerie

  Remplacé en 1963 par Maurice et Jeannine Bouchet

2- Henri et Simone Bécel: menuiserie

3- Baptiste et Marie Daniel : cordonnier, marchand de chaussures

4- Philomène et Julie Bécel : bar, épicerie, quincaillerie, dépôt de pain et de beurre

  permis de chasse et pêche

5- Alphonse et Jeanne Couéraud : facteur, cultivateur

6- Ernest Rio : forgeron et maréchal ferrant

7- Henri Rocher : charron et scierie

8- Joseph Rocher : sabotier

9- Joseph Couéraud : tisserand

10- Elise Rocher : café, épicerie, repasseuse

11- Joseph Rocher : charcutier, barbier

12- Marie-Joseph Rocher : épicerie, confection, coiffes

13- Raymond et A-M Bouchet : menuisier

14- Marie Bouchet : café, dépôt de pain

15- Joseph et Valentine Bouchet : épicerie, tissus, tournées sur la campagne

16- Baptiste et M. Bordier : cultivateurs

17- Auguste Poirier : boucher, charcutier

18- La Riviera : restaurant, dancing

19- la Mairie

20- L’Eglise paroissiale

21- Ecole privée st François 

22- Salle paroissiale, maison de couture, théâtre

23- Henri Mahieux : coiffeur

24- Maison des Religieuses

25- Le presbytère

 

ARTISANS SUR LA CAMPAGNE

  SABOTIER

Joseph COLOMBEL, la Bigotaie

 

FORGERON

Armand SIMON, Quéziac

 

MAÇON

Joseph MORIN, la Bigotaie

 

CHARRON, CHARPENTIER

Joseph LEBLANC, la Froulaie

Gabriel MÉAUDE, la Péraie , charpentier

 

BOUILLEUR DE CRU

Emmanuel POIRIER, la Gourdelaie

 

SCIERIE

Mr MARCHAND et MORICE, Quéziac

 

CORDONNIER

Mr COLLEAUX, Quéziac

 

MEUNIER

Mr ESLAN puis Mr MOUSSET Claude, moulin de la Fosse

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L’ancienne mairie

L'ancienne mairie

    

    La construction de cette mairie fut une réalisation de longue haleine. Plusieurs municipalités successives mirent ce projet dans leur priorité mais pour des raisons budgétaires  il fut reporté plusieurs fois. Dans les années 1830, l’obligation de construire une maison école fut l’occasion de remettre cette idée à l’ordre du jour.

Une maison école

 

   Après la Révolution, une des  priorités des gouvernements successifs fut le développement de l’enseignement public. Dans de nombreuses communes dont Carentoir, des jurys d’instruction  furent mis en place pour alerter les municipalités et favoriser la création d’une maison école.

 

   Sollicité de nombreuses fois par Mr le Préfet pour la construction d’une maison école, en octobre 1837, le conseil municipal nomma une commission chargée de faire un rapport sur la faisabilité du projet, sur les ressources nécessaires à envisager, les devis et l’emplacement de la construction.

 

  Dans un premier temps, la municipalité envisagea la construction de cette maison  sur la place de l’église. Mais à la réflexion,  cette proposition se révéla peu pratique : elle réduisait considérablement la superficie de la seule place de la commune.

Le puits st Jacques avec la mairie et l'école à l'arrière-plan vers 1906

Une mairie école

 

   Le 3 février 1840, Le maire alerta à nouveau son conseil sur l’urgence de bâtir une maison servant d’école et accessoirement de mairie. Les élus acceptèrent à l’unanimité, d’autant que des plans et des devis avaient déjà été transmis à Mr le Préfet.

 

   Le 20 mai 1849, le conseil se réunit sous la présidence de Mr de Berh, maire de la commune, dans le but de choisir définitivement l’emplacement sur lequel devait être bâtie la mairie école. Un terrain situé à Bourrienne fut proposé et adopté à l’unanimité. Il avait de nombreux avantages ; il était vaste et permettait de se mettre en accord avec la loi en fournissant à l’instituteur un jardin et un préau qui permettrait de mieux surveiller les élèves.

 

 

La mairie et l'école vers 1960

    

L’inauguration de la Mairie Ecole

 

   L’an 1865, le lundi 3 juillet à midi, eut lieu l’inauguration de la Mairie Ecole. Cet évènement fut relaté dans le registre du conseil :

 

 

    « Le C.M de la commune de Carentoir présidé par François Orinel, faisant fonction de Maire, s’est réuni à l’effet de constater l’installation d’une maison commune Mairie Ecole nouvellement construite et a désiré que cette déclaration soit inscrite sur le registre des délibérations.

   La bénédiction de cet édifice a eu lieu le matin à neuf heures par Mr Anger, curé doyen de Carentoir.

  Etaient présents à cette cérémonie : Mr Orinel, premier adjoint, faisant fonction de Maire, Mrs Rocher, Héligon, Dupont, Enaud, Boudard, Payen, Réminiac, Duglué, Roblin, Payen, Simon, Geffroy, membres du Conseil.

   Parmi les invités, Mr de Carheil propriétaire du château de la Guichardaye, désigné par le Conseil pour surveiller les travaux de la construction, Mr Bouchet, médecin, Mr Lelièvre surveillant des travaux et Mr Burel entrepreneur. »

   Cette mairie a  accompagné les Carentoriens  dans leur vie quotidienne durant plus de 150 ans. Elle a fermé ses portes en  novembre 2019. Depuis, elle continue à rendre service à la population  en accueillant différentes activités (ADMR, bureaux, logements…)