Auteur/autrice : admin

 

La porte rouge

la porte rouge

charles marie hurel

  « Le maistre en chirurgie »

    Il y a plus de 3 siècles, la maison de Serre ou de Saire devint la possession du marquis de la Bourdonnaye. Charles Hurel, son homme de confiance en devint propriétaire vers 1754.

    En 1777, elle sera habitée par Charles Marie Hurel le « maistre en chirurgie » et ses deux filles, Perrine Julienne et Perrine Marie. Il perdit son épouse en 1781 et se remaria en 1784. Sa nouvelle épouse aura la responsabilité d’élever ses deux filles.

   Charles Marie Hurel s’installa dans sa maison de Serre comme chirurgien dentiste. Pendant longtemps, le linteau d’une porte a porté l’inscription « dentiste ». Il pratiquait à l’occasion des autopsies. Un document émanant du tribunal de Rochefort en Terre l’atteste.

 

 La révolution

    Arrive la Révolution. La population est d’abord réceptive aux nouvelles idées et certains participent à la rédaction des cahiers de doléances.

   En 1792, de nombreuses mesures décidées par le comité révolutionnaire  exaspérèrent les habitants des campagnes : la suppression des objets religieux dans les églises, l’obligation pour les prêtres de prêter serment à la constitution civile et toutes sortes de réquisitions affectant surtout les paysans.

    Toutes ces mesures discriminatoires furent en partie à l’origine de la chouannerie et créèrent la discorde. Certains prirent le parti des royalistes et d’autres celui des républicains.

     Charles Marie Hurel se rangea du côté des républicains. Selon des archives, il était présent à Rochefort en Terre lors du « sac de la ville  » par les chouans.

     Dans la région de la Bourdonnaye, aux dires de Michel de Galzain, écrivain et historien, la répression fut dirigée par Charles Marie Hurel. Dès lors il fut considéré comme traître par les chouans et sa tête fut mise à prix.

 

Son arrestation et son exécution

 

   Pour avoir participé à plusieurs expéditions punitives, il ne se sentait pas en sécurité.

  Le jour de son arrestation, il dut se rendre dans un village de Tréal. A son retour, il fit la tournée des cabarets mais en cours de route, il fut attaqué par un petit groupe de chouans. Il réussit à leur échapper et  revint chez lui à Serre. Mal  lui a pris, car les autres l’avaient suivi et déferlèrent sur sa maison.

  Le pillage de la maison terminé, ils s’emparèrent de Charles Marie et l’emmenèrent d’abord hors de chez lui, près du cellier. Là, ils l’encordèrent pour l’emmener vers le lieu de son supplice.

  Ensuite on entendit un coup de feu venant du côté de la Haute-Bourdonnaye.

  Ce n’est que le lendemain, qu’on le découvrit étendu mort devant la porte de la bergerie  sur laquelle son sang avait giclé.

   Pour cette raison elle s’appelle depuis ce jour « PORTE ROUGE » .

le service d’eau

le service d'eau

   Durant des siècles, dans nos campagnes, l’eau potable provenait soit d’une source, d’une fontaine ou d’un puits creusé par un particulier ou beaucoup plus souvent par les habitants d’un village. Mais dès le XIXe siècle et surtout au XXe, le besoin de modernité et de confort va peu à peu s’imposer. Pour éviter la corvée d’eau, dès l’installation de l’électricité, des particuliers vont installer des pompes sur le puits pour amener l’eau directement dans la maison.   

  Dans quelques villages ( Couëtu, Marsac, Lezallain, la Landriais…) des installations privées vont être réalisées avant celles de la commune.

   A Couëtu, c’était une installation avec une pompe électrique.

   A la Landriais, l’eau arrivait chez les particuliers par gravitation. Elle provenait d’une source en amont du village.

    A Marsac et Lézallain c’était avec bélier.

Service d’eau privé de Marsac

  A Marsac ce service d’eau  créé en 1963 existe toujours aujourd’hui. Par contre, le système du bélier a été remplacé par une pompe électrique en 1970.

   Au début des années 70, une association type loi 1901 s’est mise en place. Elle avait intégré dans son règlement un système de répartition par parts pour les frais de fonctionnement et d’investissement. Début des années 2000, des compteurs ont été installés.

le service d'eau communal

 

   L’installation du service d’eau devient alors indispensable. Les communes sont bien conscientes du problème mais beaucoup hésitent devant les énormes investissements.

   En 1954, le conseil municipal de Carentoir met cette question à l’ordre du jour

   Le projet suit son cours et en mai 1959, le conseil présidé par Mr Piguel, maire de la commune, décide de contracter un emprunt pour couvrir la construction du réseau d’eau potable.

.

   Septembre 1959, Le conseil confie les travaux  à l’entreprise Boeuf de Paris.

    16 avril 1959 : Autorisation des travaux de captage de la station du Siloret

 Année 1961 : Construction de la station de pompage du Siloret et du château d’eau de la Madeleine

construction station du Siloret en 1961
château d'eau de la Madeleine 1961

    Juillet 1961, Mr le Maire informe son conseil que le projet d’adduction d’eau de la commune est inscrit au programme du ministère de l’agriculture. Des subventions sont sollicitées et accordées par le département. Une première tranche de travaux est mise en route dès le dernier trimestre 1961.

 

     le 21 mars 1962, la mise en gérance des eaux est confiée à la compagnie des eaux. Le service du génie rural chargé de contrôler le bien fondé de ce choix, approuve cette décision.

 

    Durant plusieurs années, la municipalité devra programmer plusieurs tranches de travaux pour desservir tous les villages. Il faudra attendre le début des années 70 pour que le territoire de la commune soit complètement desservi.

   

 

 Sources : archives municipales et service départemental des eaux  

L’étang du Val

l'étang du val

l'étang

   Cet étang, niché dans la verdure, est alimenté par le Rahun. Il aurait été creusé au XVIIe siècle ; des recherches généalogiques nous indique qu’un certain Pierre Sérazin  y est né en 1784. Les Sérazin font d’ailleurs partie d’une longue lignée de meuniers puisqu’on en retrouve dans les principaux moulins de la région : le moulin de Prada, du Boschet, de St Nicolas du Tertre, de Marsac…

    Cet étang a sans doute été créé pour alimenter le moulin. Il n’est pas très profond, 3 à 4 m maximum. Il est relativement poissonneux. On peut y trouver des brochets, des tanches, des gardons et quelques carpes. Il est vidé régulièrement pour éviter l’envasement.

    Autrefois dépendances du château de la Haute-Bouëxière, il a ensuite appartenu à la famille de la Bourdonnaye.

Le moulin

   Le moulin du VAL est situé sur le Rahun, ruisseau qui prend sa source  dans les landes de la Grée de Callac entre Monteneuf et Réminiac et se jette dans l’Aff au niveau de La Gacilly.

   Le long de son cours on trouve 6 moulins qui sont situés à peu de distance les uns des autres. Le premier en amont est le moulin du Vieux Bourg de Tréal, puis celui du Val, après le village de Bonnais le moulin du Gray, après la Danais, Huno puis Galny (avec son ancien pont réalisé en Palis formant 4 ou 5 arches) la particularité du moulin de Galny est que la rivière passe sous le moulin), le dernier moulin avant La Gacilly était celui du Pont des Boussards.

   Actuellement ce moulin  est en ruine, ne subsistent que les murs, tout le matériel de meunerie a complètement disparu. Il y a une vingtaine d’années on pouvait encore voir des restes de roues.

   Selon André Sérazin dont les parents géraient le moulin, il y avait deux roues qui se suivaient : en premier une grosse roue à aubes  pour le blé et une deuxième, plus petite,  pour le gaboret. Pour les actionner, un chenal en bois divisé en deux  amenait l’eau sur les roues. On ouvrait et fermait  alternativement les conduits en fonction des besoins.

   Les meules étaient en silex. Elles provenaient généralement de la région parisienne où l’on trouvait des gisements de pierre meulière. On peut encore en apercevoir quelques fragments de meule parmi les gravats.

  Les paysans des environs y apportaient leurs pochées de blé pour en faire soit de la farine soit du gaboret et du son pour les bêtes. Le meunier ne faisait pas de tournée sur la campagne.

   Les parents d’André Sérazin ont quitté le moulin en 1944. Celui-ci a été repris par un dénommé Morin. Il a encore fonctionné quelques années. Malheureusement les moulins à meules de pierre ont été peu à peu délaissés au profit des moulins à cylindres et il a vite périclité.

 

ecole yann arthus bertrand

ecole yann arthus bertrand

creation de l'école publique

   L’école publique de Carentoir a ouvert ses portes en septembre 1995. Durant quelques années, les élèves ont été accueillis dans un local derrière la mairie.

   Quand les enfants de l’école maternelle privée ont quitté l’école de Notre Dame de Fondelienne pour aller rejoindre l’école St Stanislas à Bel Air, la Mairie a acheté le bâtiment.

 

  Au début des années 2000, après quelques travaux, les enfants de l’école publique se sont donc installés dans l’école de Bourrienne. 

L'ecole yann arthus bertrand

   Quelques années plus tard, les enseignants et la municipalité ont voulu donner un nom à cette école. On est tombé d’accord sur un nom fédérateur : Yann Arthus Bertrand, photographe et grand défenseur de l’environnement.

    

    

   Il est venu en personne, le 3 juin 2007, inaugurer l’école. A cette occasion, Il a dévoilé la fresque réalisée par les enfants avec l’aide de l’artiste Pierre Jagut. Celle-ci permettait de mieux identifier l’école.

 

   Depuis l’école s’est agrandie. Des bâtiments neufs ont remplacé les constructions en préfabriqué. Les enfants ont maintenant des conditions de travail idéales.

 

Témoignage

témoignage

  André, ancien cultivateur, a été un témoin privilégié de l’évolution de l’agriculture dans notre commune. Il nous a fait part de son parcours et donné son ressenti sur les nombreux  changements intervenus en quelques décennies.

Avant et pendant la guerre

    André est  né à Comblessac en Ille-et- Vilaine dans un village, le Leuron, à quelques kms de Carentoir, en 1937, juste avant la guerre. Il évoque avec un peu de nostalgie cette époque où le travail  souvent harassant était compensé par une entraide à toute épreuve :

   « Mes parents possédaient une petite exploitation, chose courante à l’époque.  Mon père, Jean, était quelqu’un de débrouillard et qui allait de l’avant. Ne manquant pas d’idées il ferrait les boeufs, s’occupait des vêlages, des saillies et faisait le pain. Un homme à tout faire dans une période où l’entraide et la solidarité étaient très importantes.

    Avant et pendant la guerre, les vaches remplaçaient les bœufs et on était obligé de les ferrer comme des bêtes de travail. A cette époque les cultivateurs élevaient souvent leurs bœufs. Ils les achetaient jeunes et pouvaient ainsi les dresser à leur guise. Mon père allait à pied à Saint-Gildas-des-bois distant de plus de 40 km pour les acquérir.

   Certains les dressaient puis les revendaient à des collègues moins adroits pour le dressage.

     Moins équipés en matériel (charrue, brabant, charrette, etc) beaucoup des travaux de la ferme se faisaient à la main (lier les gerbes de blé, les ramasser, fagots…) et demandaient une forte dépense physique. »

Après la guerre

 

   Dès les années 50, de nombreuses idées modernistes se font jour. Des jeunes retenus prisonniers en Allemagne ou ailleurs,  sensibilisés à d’autres systèmes de production, veulent les faire partager et les mettre en pratique. La JAC ( Jeunesse Agricole Catholique ) va accompagner cette modernisation et permettre aux  jeunes des campagnes de  sortir de leur isolement. André participe à ce mouvement et se souvient :

 

     « Après la guerre, le monde agricole a évolué. La JAC (Jeunesse Agricole Catholique) animée par de jeunes vicaires nous a sortis de notre  isolement et nous  a sensibilisés à la modernisation de l’agriculture. A Carentoir, plusieurs groupes de garçons et de filles ont été des membres très actifs. Les rencontres initiées par les abbés Besnard et Allain, nous ont permis de réfléchir sur nos conditions et nos méthodes de travail. Cela a modifié profondément le visage de l’agriculture. »

 

    Plusieurs fermes vont modifier leurs méthodes de travail. André et ses parents vont prendre le train en marche:

 

 « A Mauffray où nous sommes arrivés en 1946, nous avons rapidement envisagé des travaux pour améliorer notre confort. La maison d’habitation comportait 2 pièces et le sol était encore en terre battue. Le confort était donc rudimentaire. Heureusement l’électricité est arrivée vers 1948 et pour l’eau on a  installé une pompe dans  le puits. »

 

De grands changements

  Les années 50-60  vont être propices à de profonds bouleversements. Les fermes vont se moderniser et pratiquer de nouvelles méthodes d’agriculture. A Mauffray, André s’en souvient, la ferme va rapidement changer de visage :

   « Notre ferme était relativement importante : 40 ha dont 10 ha de bois. Il a fallu faire un peu de défrichage. Pour le travail  de la ferme, on s’est progressivement mécanisé  et l’on a fait plusieurs acquisitions pour rendre le travail moins pénible: installation d’une trayeuse dès 1952, achat de notre premier tracteur Massey Fergusson avec tout le matériel neuf en 1956.  

   Pour nos déplacements, l’acquisition de notre première voiture en 1954 a été un évènement. C’était une 203 commerciale. Belle occasion pour passer mon permis de conduire en 1955. Par la suite, la voiture va très vite se démocratiser.

   Malgré cette modernisation, l’entraide n’a pas disparu mais elle a évolué. Certains  agriculteurs ont ressenti le besoin de se grouper pour l’achat de gros matériel :

   » A Carentoir nous avons créé une CUMA ( Coopérative d’Utilisation du Matériel Agricole) avec plusieurs cultivateurs. » nous confie André.

 

    Les coopératives ont pris de plus en plus d’importance. Leurs techniciens nous ont souvent inciter à faire le maximum de rendement par l’utilisation massive d’engrais et de pesticides. Ce que regrette André :

      « Nous avons certainement utilisé trop d’engrais et de pesticides mais nous n’étions pas suffisamment informés des effets néfastes de certains produits. Heureusement pour mieux gérer notre ferme, nous avons bénéficié des compétences de notre technicien agricole, Mr Carteau, qui nous a fort bien conseillé. Grâce à lui, nous avons fait une étude pour nous orienter vers la production laitière ou l’élevage de taurillons. Après réflexion, nous avons opté pour cette dernière proposition. Malgré des hauts et des bas, nous avons continué cet élevage jusqu’en 1997.

 

   En quelques décennies, l’agriculture a considérablement évolué. Le remembrement des terres a profondément modifié les paysages mais il a  permis de travailler dans de meilleures conditions. Par contre ces changements ont entraîné de nombreux excès: déboisement inconsidéré, arasement des talus, emploi excessif d’engrais et de  pesticides… Heureusement, les mentalités ont évolué et beaucoup d’agriculteurs se sont orientés vers une agriculture beaucoup plus raisonnée et certains se sont convertis à l’agriculture biologique

ecole publique du temple

ecole publique du temple

  Au XIXe siècle, la plupart des enfants du Temple , de Quelneuc  et de la Chapelle-Gaceline ne sont  pas scolarisés. En raison de l’éloignement, peu de parents envoient leurs enfants dans les écoles de Carentoir.

  Cependant, certaines personnes trouvent cette situation injuste. En 1850, au cours d’une réunion du conseil municipal, le Maire fait part d’un courrier du Préfet du Morbihan. Suite à une pétition d’habitants du Temple, de Quelneuc et de la Chapelle Gaceline demandant l’ouverture d’une école publique au Temple, le Préfet les invite à se prononcer sur l’utilité de sa création. Le conseil entend les arguments des parents et approuve à l’unanimité la demande de création de cette école, surtout que les locaux existent déjà. Ils demandent au Préfet de faire le nécessaire pour nommer un enseignant.

   L’école va donc ouvrir vers 1851 dans une maison du bourg. Laquelle? nous n’avons pas l’information.

   Cependant rien n’est acquis ; quelques années plus tard, en 1854,  son implantation au Temple va être remise en cause lors d’une séance du conseil municipal. En effet le conseil vote à l’unanimité le déplacement de l’école du Temple à Quelneuc. Mais cette décision ne sera pas suivie d’effet et l’école fonctionnera au même endroit jusque dans les années 1880.

    Peu à peu les mentalités vont évoluer et les gouvernements vont favoriser l’accès de l’enseignement aux filles. Le 9 janvier 1882, la municipalité est sollicitée pour construire une école publique mixte au Temple. La proposition est acceptée à l’unanimité. Dès le 2 août 1882,  des terrains sont achetés à la sortie du bourg, route de la Chapelle Gaceline. L’école comprendra deux classes et un logement pour les instituteurs.

   Cette école va fonctionner durant de nombreuses années. Beaucoup d’enfants du Temple et des villages environnants vont la fréquenter.

 

le Temple vers 1900

     Dans les années 1930, l’école publique du Temple est florissante et a bonne réputation. L’abbé Lucas originaire du Temple et ancien élève de cette école se souvient : « L’école avait deux classes: la première et la deuxième division. Elle était dirigée par un couple. La maison d’habitation accolée à l’école avait un jardin. On y cultivait des légumes et particulièrement des endives qui étaient vendues au profit de l’école. Grâce à la vente de ces produits, l’école avait organisé un voyage à Damgan en 1935, ce qui pour l’époque était exceptionnel. A cette occasion, tous les élèves reçurent un gobelet et une savonnette. Les enseignants étaient relativement tolérants : par exemple, les choristes étaient autorisés à partir pour des cérémonies. »

 

    Durant la guerre 39-45, comme à Carentoir, l’école est occupée épisodiquement par les Allemands  et les élèves de classe fin d’études, doivent préparer leur certificat d’études dans la grange de Mr Soulaine (café, épicerie, engrais, blé, pommes, battages) jouxtant l’école dans le bourg du Temple.

   Cette école va fonctionner jusqu’au début des années 60.

 

Voir la suite

les étangs

les étangs

   Pour de nombreux Carentoriens, difficile d’imaginer Carentoir sans ses deux étangs. Ils ont un intérêt touristique indéniable et font le bonheur d’ un public très varié : pêcheurs, marcheurs, randonneurs, campeurs… Dès les premiers beaux jours et jusqu’à la fin de l’été on vient profiter en famille des nombreuses  structures installées le long des rives verdoyantes.

   Et pourtant leur implantation suscita à l’époque de nombreuses polémiques dans la commune. Leur utilité n’était pas évidente pour tout le monde.  

l'étang du bois vert

   L’étang du bois vert s’étend sur un dizaine d’hectares. Le projet de sa création fut présenté par le Maire, Mr Piguel,  en séance du conseil municipal du 17 novembre 1963.

 Le Maire expose que des prairies marécageuses traversées par le ruisseau « le Boschet » s’étendent sur environ 700m de long et 100 m de large entre le pont de l’Hôtellerie et la carrière du Moulin Rouaud, que si un drainage de ces terrains insalubres était réalisé sous forme de « creusement »  il en résulterait un grand avantage pour les cultures voisines, une amélioration du point de vue sanitaire, que le plan d’eau ainsi créé, aleviné constituerait un excellent lieu de pêche, et serait d’un intérêt touristique certain, et demande au conseil municipal son avis sur ce projet.

   Après en avoir délibéré, le conseil municipal décide de créer un étang entre d’une part, une route parallèle à la route départementale D14, passant environ à 60 m au-dessus de celle-ci, la carrière du Moulin Rouaud  et d’autre part sur une largeur d’environ 50 m de chaque côté du lit du ruisseau cité.

   Malgré réticences et polémiques en tout genre, le projet fut finalisé et l’étang fut mis en service en 1965.

l'étang du beauché

    Le site de l’étang du Beauché était occupé dès le XIXe siècle et même avant par des prairies et des marécages sur une superficie d’environ 20 ha. Il était traversé par le ruisseau « le Caurel » qui alimentait un petit étang (1 ha environ). Celui-ci desservait un moulin qui a fonctionné jusqu’après la dernière guerre.

 

    Une dizaine d’années après la mise en service de l’étang du Bois Vert, La municipalité présidée par le Dr Menant, décida la création d’un deuxième étang sur le site du Beauché. Il fut creusé en 1975 et mis en service en 1976. Les petites îles  furent réalisées avec l’excédent de terre. Cet étang d’une superficie de 10 ha fait maintenant le bonheur des visiteurs. Riche en faune et en flore, il est fréquenté toute l’année par une population très diversifiée : pêcheurs, randonneurs, familles…

cadastre napoléonien 1825

Ecole Saint-François-de-Sales Quelneuc

ecole saint-franÇois-de-sales quelneuc

   Au XIXe siècle, les enfants de Quelneuc sont peu scolarisés. Aucune école n’existe sur la paroisse et les écoles de Carentoir sont vraiment trop éloignées. Cependant des parents s’inquiètent de cette situation. De nombreuses demandes et suppliques sont envoyées aux autorités compétentes mais sans succès. Leur refus est motivé par l’absence de locaux. En 1845, le sieur Pierre Leblanc, président du Syndicat, propose un local mais rien n’y fait. En 1850, un groupe d’habitants de Quelneuc, du Temple et de la Chapelle Gaceline envoient une pétition au Préfet du Morbihan pour demander l’ouverture d’une école communale au Temple. Demande qui est acceptée par le conseil municipal de Carentoir. Par contre, l’ouverture d’une école sur Quelneuc n’est toujours pas à l’ordre du jour.

   En 1863, Quelneuc obtient son indépendance et devient  commune à part entière. Mais elle n’a toujours pas d’école. Devant cet état de fait, en mai 1865, Monsieur le Marquis de Talhouët, fait don d’un terrain afin d’y construire une école primaire et une mairie. En novembre 1865, pour palier  à cette attente, le conseil municipal de Quelneuc décide de louer une partie du manoir de Quelneuc pour y installer l’école primaire tant espérée. Elle ouvrira en mars 1866.

 

Manoir de Quelneuc

   En mai 1866 le conseil municipal vote un impôt pour la construction de la nouvelle école. Mais sera-t-elle publique ou privée ? Après de nombreuses discussions, le conseil opte pour une école qui sera dirigée par les religieuses de St Jacut-les-Pins.

   A partir de 1869 et jusqu’en 1903, les jeunes Quelneucois se rendent à la mairie-école construite sur le terrain offert par Mr le Marquis de Talhouët.

 

   En 1903, les élèves s’installent dans l’école actuelle sur un terrain appartenant à la famille de Talhouët. Certes, les bâtiments sont moins grands que maintenant mais des constructions annexes verront le jour par la suite pour répondre à l’augmentation des effectifs et s’adapter aux nouvelles normes pédagogiques.                       

Sources: "KELENEC JADIS"

La chapelle du Ronceray

la chapelle du ronceray

.

    Une chapelle tient une place particulière dans le cœur des Quelneucois : la chapelle du Ronceray.

   Situé en pleine campagne, près du village de Trémeleuc, ce lieu est vraiment un havre de paix. Tout autour de cet espace parfaitement entretenu, un magnifique chemin de croix aux dessins très stylisés  ajoute une dimension spirituelle supplémentaire.

 

   A l’entrée dans cette chapelle, le silence et la sérénité des lieux incitent à la prière et au recueillement. Les vitraux aux reflets chatoyants transcendent la lumière. Réalisés en verre soufflé à la bouche, Ils sont tous reliés entre eux par une ronce interminable. Tout au fond, une superbe rosace représente le chevalier Mathurin du Ronceraye en tenue de croisé.

   La fondation de la chapelle daterait des années 1150. Le chevalier Mathurin de Ronceray, pour remercier la Vierge d’être revenu vivant de la 2ème croisade, fit édifier un sanctuaire qu’il dédia à Notre-Dame et à Saint Mathurin. Au XVe siècle, ce sanctuaire sera agrandi et deviendra une véritable chapelle. Un  pèlerinage s’y déroula le lundi de la Pentecôte jusqu’à la Révolution. En 1796, elle fut fermée par suite de l’interdiction du culte par le pouvoir révolutionnaire, mais cela n’altéra pas la dévotion des pèlerins. Dès sa réouverture en 1802, au moment du Concordat  qui réglait les rapports entre l’église et l’état, les pèlerins affluèrent. Malheureusement, en 1815, suite à des désordres, le curé doyen de Carentoir fit fermer la chapelle définitivement. Le pardon de notre Dame du Ronceraye disparut, remplacé par celui de Lorette sur la commune voisine de Comblessac. Malgré tout, les quelneucois continuèrent de s’y rendre mais les visites s’espacèrent. A partir de 1928, par manque d’entretien, la chapelle se délabra et tomba en ruines. Ses pierres furent même utilisées pour l’empierrement des chemins.

   La chapelle actuelle est de construction récente. En 1961, une statue de Notre-Dame du Ronceray fut retrouvée dans le presbytère par le chanoine Henri Lucas, curé doyen de Carentoir et l’abbé Martin recteur de Qelneuc. Suite à cette découverte, des paroissiens de Quelneuc décidèrent de reconstruire bénévolement la chapelle. On érigea d’abord un premier oratoire à l’emplacement de l’ancienne chapelle. Le premier pardon eut  lieu le lundi de Pâques 1962.

 

   En 1964, Mgr le Bellec  vint sur place pour bénir la chapelle encore inachevée.

  La construction se poursuivit avec la pose de la charpente et de la toiture et la mise en place des vitraux et de la rosace.

  Pâques 1970, le père abbé de l’abbaye de Tymadeuc  bénit la  nouvelle chapelle et présida le pardon.

Station du chemin de croix

Morts pour la France Paroisse du Temple

morts pour la france paroisse du temple

Guerre 1914-1918

LE BOURG

 

François  BERTHIER

Louis  BOUCHET

Alphonse SOULAINE

Alexandre SOULAINE

Gabriel  LE  RAY

Joseph  BERTHIE

HAUT DU BOURG

Joseph COUÉDOR

Jean COUÉ

Les LANDES

Joseph  JOLY

 LE CHAUFFAUX

 

Joseph  COUE

Louis JOLY

François COUE

LE BOISFAUX

Joseph HERVY

Joseph HOCHET

Louis CHEVAL

 LA GILARDAIE

 

Louis JOUAN

Joseph JOSSE

Etienne  COUERAUD

guerre 1939-1945

 Joseph GUILLEMOT

 Paul BERTHIER

 Joseph JOUEN