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Evolution de la population

évolution de la population

évolution de la population
de 1793 à 1906

   Les premiers recensements officiels consultables en ligne datent de 1836 jusqu’en 1906. Elles fournissent des renseignements précieux sur les communes, leur population (noms, prénoms, âge des habitants), ainsi que la profession et leur adresse. Pour l’année 1851, il y a même des renseignements sur la religion et les infirmités.

   Ces renseignements sont intéressants pour observer l’évolution de la commune ainsi que l’évolution des professions dont beaucoup ont disparu.

   Mais les premiers chiffres qui donnent la population de la commune datent de 1793.

   En 1841, dans le recensement des habitants il y avait le recensement des animaux (bovins, ovins mais aussi des poules, des oies et des chevaux). Tout était détaillé et comptabilisé.

commentaires des deux tableaux ci-dessous

    Avant 1866, Carentoir comprend Carentoir, les trêves de Quelneuc, La Chapelle Gaceline et la Haute-Bouëxière. Durant cette période, la population évolue moyennement sauf en 1806 (quelles en sont les raisons : les guerres napoléoniennes ?).

   En 1862 la trêve de Quelneuc devient une commune d’où la baisse de population lors du recensement de 1866.

   En 1872, la trêve de La Chapelle Gaceline devient à son tour une commune indépendante d’où la nouvelle baisse de population qui correspond à la population de l’ancienne trêve.

   En 1921, le recensement est réalisé 10 ans après le précédent (1911) et la guerre de 14-18 vient de se terminer avec 177 Carentoriens morts pour la France et toutes ses conséquences.

   En 2016, la commune de Quelneuc rejoint la commune de Carentoir pour former une seule commune d’où une augmentation de la population de la nouvelle commune.

Evolution de la population de 1793 à 2020

Années 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
habitants
5699
5681
4840
5278
5341
5462
5277
5298
5287
5125
5250
4665
4589
3872
3922
3981
4053
4069
3993
3946
Années 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014 2016 2017 2018 2020
habitants
3933
3462
3396
3296
3061
2668
2651
2558
2435
2355
2556
2495
2544
2733
2721
2752
3229
3165
3100
3062

La Poupinaie

la poupinaie

un village a disparu...

   Les villages se créent et ont une vie. Beaucoup de villages de Carentoir furent créés voici plusieurs siècles et sont toujours « vivants » car habités.

   Par contre d’autres, malgré l’importance qu’ils pouvaient avoir, ont disparu et seul, un nom, un lieu-dit, une ruine rappellent qu’en ce lieu, il y eut la vie, l’animation, des joies et des peines.

   La Poupinaie fait partie de cette catégorie. Et pourtant ce fut une demeure importante. De nos jours, pour retrouver ses maigres restes, il faut pénétrer dans le bois, au nord du bourg de Quelneuc et si vous avez de la chance, parmi les ronces, les arbres, qui ont repris possession des lieux, vous trouverez un pan de mur et des pierres jonchant le sol.

   Seuls les animaux et la végétation hantent ces lieux abandonnés des hommes. Et pourtant, non loin de ces maigres vestiges, une construction étonnante est très visible : un vivier.

   Mais commençons par le manoir de la Poupinaie car on peut l’appeler ainsi. L’Abbé Leclaire dans son livre sur la paroisse de Carentoir a indiqué qu’en 1576, il appartenait à un certain Collet, puis fut vendu à un Le Marchant et enfin un de ses descendant Christophe Apuril en devint propriétaire dans les années 1780. Un de ses enfants Alexandre Christophe Apuril fut maire de Carentoir de 1841 à 1846. Il décéda en son manoir de la Poupinaie en 1854.

   Ce manoir devait avoir fière allure et en imposait. Les habitants de la Poupinaie pouvaient vivre en autarcie car ils possédaient : moulin, four, fontaine et de nombreuses dépendances. D’après les rares photos qui existent, on voit une grosse maison à étage avec un toit à quatre pans. L’une des façades, avait trois grandes fenêtres à l’étage et une porte et deux fenêtres au rez-de-chaussée. A l’arrière, les ouvertures devaient ouvrir sur l’exploitation avec les dépendances. On voit sur une des photos à l’avant de la demeure une tour qui pourrait être un pigeonnier.

   

   En voyant le site de nos jours, on a du mal à imaginer l’espace que les bâtiments occupaient car la nature a repris ses droits et a tout envahi.

   A côté de ce qui était la maison, se trouve un vivier. Lui, il a résisté au temps.  Réalisé en très belle maçonnerie, il a la forme d’un rectangle en pente et qui, au plus profond, mesure aux alentours de 2 m. A peu près au milieu du rectangle, il se sépare en deux parties avec au milieu une île que l’on pouvait atteindre par un pont dont on voit encore les traces. Sur le côté ,donnant sur la maison, une saignée dans le mur permettait certainement d’y descendre une embarcation car le vivier était assez grand pour y pêcher en barque.

   Ce grand vivier permettait aux seigneurs de la Poupinaie d’avoir toujours du poisson frais. De nos jours, l’intérieur est envahi par la végétation mais on peut de rendre compte de sa taille.

VIVIER

Trève de la Hte-Bouëxière Doc

document trève de la haute-bouëxière

Acte notarié du 5 mars 1769 érigeant la chapelle de la haute-bouëxière en trève

Galerie Le Temple

photos du bourg du temple

La salle paroissiale

la salle paroissiale

"je me rappelle du temps où....

   Ah ! La salle paroissiale ! Sa construction par la Maison Le Chêne de La Gacilly, fut sans doute une belle avancée de notre bourg, au milieu des années 30 ! Presque centenaire, elle s’impose encore et attire toujours nos regards !

   Une statue discrète orne sa façade ouest. Elle nous rappelle que l’édifice fut à l’initiative de la paroisse de Carentoir, à une époque où le clergé, œuvrait beaucoup auprès de la jeunesse, notamment celle de nos contrées rurales très enclavées. Elle fut inaugurée en grandes pompes par l’évêque de Vannes en février 1935.

   Le théâtre et les salles du rez-de-chaussée de la façade, furent rapidement mises à profit ! Les jeunes filles du mouvement féminin « Les Bruyères d’Arvor », étrennèrent la scène de notre théâtre, le jour même de l’inauguration !

   Quant aux trois grandes salles, elles ont accueilli pendant des décennies, les diverses réunions de préparation d’évènements sportifs, culturels, (Coupes de la joie, Fête de la terre, Congrès eucharistiques, kermesses, pièces théâtrales), festifs, avec des rencontres autour de « la Galette des Rois » , voir même quelques sages « Boums années 60 » pour les moins de 20 ans de l’époque !

   Les enfants du bourg, avant que la  télévision n’arrive dans chaque maison, ont été nombreux à passer de belles heures de défoulement, autour de cette bâtisse et sur ses cossus escaliers de béton !

   Celui de l’entrée principale (face à la non moins célèbre salle de musique), abritait sous ses marches, la billetterie, dont la porte en deux panneaux, était prévue pour s’adapter en guichet, lors des séances de divertissement.

   Le jeudi, autrefois jour de congé scolaire, nos religieuses incitaient les élèves à se réunir comme le suggérait la revue des «Âmes vaillantes ». On nous recommandait de trouver un « local » pour passer sainement notre temps libre. C’est ce dessous d’escalier étroit qui fut « squatté »! On ne nous en fit jamais reproche car la porte de ce réduit, restait ouverte à tous ! Mais, trop exigu pour accueillir la dizaine de filles du bourg, nos « jeudis de la jeunesse » ne voyaient guère l’aboutissement des suggestions de cette revue emblématique de nos écoles libres !

 

   Rentrons à présent dans notre salle paroissiale !

   Les appliques murales, en plâtre moulé de pur style « Art déco », tamisaient bien la lumière et mettaient en valeur le lourd et beau rideau de scène en velours rouge. En contrebas de la scène, se situait comme dans tout théâtre, la « fosse d’orchestre » séparée du public par une rampe ouvragée en bois. Aujourd’hui, cet espace a disparu et a laissé place à quelques rangées de sièges supplémentaires.

  Nous, les écoliers de Bourrienne et Bel-Air, accompagnés de nos enseignants, y avons découvert les joies du cinéma scolaire, tous les deux mois environ, à la fin des années 50 début 60. Moyennant une petite participation des parents, des films documentaires nous firent sortir de notre petit univers avec en prime les pitreries de Laurel et Hardy « qui mettaient le journal dans le frigidaire pour avoir des nouvelles fraîches » !

   Et puis arrivait la fin d’année avec son traditionnel Arbre de Noël des écoles ! Chaque classe, montait sur les planches pour ravir parents et amis, par des chants, danses ou pastorales.

   Quand on se rapprochait du grand jour, les dernières répétitions se faisaient sur place ! Les maîtresses peaufinaient les mises en scène, dans ce magnifique décor de verte forêt !

   Il régnait sur cette scène une température glaciale !

   Quand arrivait la représentation, le dimanche précédant Noël, les artistes d’un jour, de l’école des filles, se rassemblaient tout d’abord, au rez-de-chaussée de ladite salle paroissiale, pour endosser les costumes ou autres déguisements et recevoir les dernières consignes.

   Tellement concentrées sur l’évènement, on en oubliait le froid de ces grandes salles où le béton avait toute la place. Dans celle du fond, la plus vaste, une exception ! Un escalier en bois, bien à pic et à claire voie, donnait accès direct aux coulisses du théâtre. De le monter n’était pas le plus difficile, le descendre était une véritable épreuve !

   Chaque année, la forêt de la Bourdonnaye, sacrifiait un superbe sapin qui, décoré avec soin par des dames du bourg , trônait à droite de la scène, dans la « fosse d’orchestre » ! Devant le roi des forêts, au premier rang, prenaient place Monsieur le Doyen, Madame la Marquise de la Bourdonnaye et autres Carentoriens, tous intéressés à la bonne marche de nos écoles libres.

   Nos parents spectateurs, occupaient quant à eux, les trois quarts de la salle, derrière les quelques rangs réservés aux élèves, selon la règle suivante : Garçons à droite et filles à gauche !

   Entre chaque scénette du programme, il régnait dans la salle, un brouhaha d’enfants surexcités, gesticulant sur les sièges basculants** d’un inconfort mémorable !

  Les religieuses s’investissaient beaucoup pour ce spectacle de fin d’année. L’excellence de Sœur Hervé se retrouvait dans le choix des prestations de l’école des filles !

   Quand chaque classe était passée sur scène et que tous les écoliers étaient de retour dans la salle, Monsieur le Doyen prenait la parole pour le petit compliment d’usage ! Mais déjà, chacun de nous lorgnait les oranges et sachets de chocolats, bien en évidence dans la « fosse d’orchestre ». Le discours achevé, l’heure était venue de lancer le tourne-disque sur le traditionnel « Mon beau sapin » que nous entonnions en cœur, avant de recevoir, dans un joyeux tintamarre, nos précieuses friandises.

   La salle paroissiale n’avait pas le temps de « refroidir » car quelques jours après les écoles, des acteurs, d’une autre génération l’investissaient, pour y jouer la traditionnelle pièce théâtrale sous la houlette de l’Abbé Allain. 

   À Carentoir, la magie de Noël se concrétisait entre autres, par ce rendez-vous du 24 décembre dans notre théâtre ! Quand les trois coups retentissaient et que le rideau  rouge s’ouvrait en grinçant, on oubliait tout, y compris l’inconfort de l’assise et les maigres degrés de la salle !

 

      Ce soir-là, le vert décor de forêt, n’était plus d’actualité ! Dès le premier acte, nous retrouvions le clair décor d’un intérieur bourgeois et ses trois portes, d’où entraient et sortaient, tour à tour, nos acteurs ! Nous autres, enfants et adolescents, étions en admiration devant nos aînés ! De les voir si près de nous  évoluer ainsi sur la scène, maîtriser ces longues tirades et tellement séduisants dans leurs costumes d’un autre temps ! 

   Au retour, les personnages, leurs intrigues étaient encore dans nos têtes et il n’était pas rare de repartir le lendemain pour la seconde séance !

   Le 24 décembre 1961, le verglas vint surprendre les spectateurs à la fin de la soirée ! 60 ans après, on en parle encore, mais aucun rapport n’est disponible sur le nombre des malheureuses glissades qui  s’ensuivirent !

   La troupe théâtrale de Carentoir de la fin des années 50 début 60, était reconnue dans notre canton ! L’exigence de l’Abbé Allain sur le choix des pièces, de l’attribution des rôles, de la  mise en scène, tout en amenant chaque acteur à donner le meilleur de lui-même, contribua à la renommée acquise au fil des ans.

   Hélas, mariages, naissances, départs de nos acteurs, eurent raison de ces rendez-vous de fin d’année au milieu des années 60.

   Petit retour en arrière dans les années 50 ! Notre salle paroissiale, accueillit également les mémorables « Coupes de la joie » à l‘initiative de la JAC ***!

   La jeunesse du « Doyenné de Carentoir » donnait le spectacle ; chaque paroisse préparant son programme.

   L’une de ces paroisses fut particulièrement appréciée, quand retentit dans la salle, la célèbre valse « Le beau Danube bleu » !  Le rideau s’ouvrit sur les filles de Saint Martin, en vaporeuse tenue de tulle bleu, évoluant sur la plus jolie des Valses de Vienne. Hélas, en cette période où la danse enlacée n’enthousiasmait guère notre clergé, aucun galant Martinais, n’apparut, pour faire virevolter  nos gracieuses demoiselles !

   Nos jeunes Carentoriens ne donnèrent pas dans le même registre ! Certains de nous ont peut-être encore en mémoire cette chanson humoristique, « Les 3 bandits de Napoli », qu’ils mirent en scène ! 

   Dédé Hervé, interpréta avec brio, l’un de ces malfrats…bien sympathiques !

   C’était cela les petits bonheurs de notre enfance puis de notre jeunesse dans le Pays Gallo.

   A noter également que vers 1955-1956, des troupes itinérantes se produisirent aussi sur cette même scène. Les représentations avaient lieu le dimanche soir. Des mélodrames populaires de la fin du 19ème étaient au programme : « La porteuse de pain » et « Les deux orphelines ».

   Chantal Leblanc, fillette à l’époque, fut sollicitée pour de la figuration au cours d’une de ces représentations. Ces soirs-là, on ne faisait pas salle comble !

   Sans les avoir vécues, il nous faut pour terminer, citer les animations de l’avant puis de l’après-guerre 39-45, où des Carentoriens furent remarquables dans leurs prestations théâtrales aux thèmes divers et variés tels que faits historiques, humour, énigmes avec quelques effets spéciaux pour le plaisir des spectateurs… 

   Encore aujourd‘hui, nos aînés Carentoriens octogénaires, font l’éloge de ces acteurs amateurs !

   De leur côté, les jeunes filles montèrent également sur les planches à la fin des années 20 et le début des années 30 !

   Notons que pour la mixité des spectacles, dans nos patronages, il fallut attendre la fin des années 50 !

   Enfin, peu après la guerre 39-45, la salle paroissiale accueillit aussi le grand écran et la projection hebdomadaire de films « grand public ». Les bandes étaient livrées sur des grandes galettes d’aluminium acheminées de Rennes par l’autobus Plantard. Monsieur André Chastagner, électricien de l’époque en fut le promoteur et le projectionniste.

   Monsieur le Chanoine Bruneau qui officiait à Carentoir à cette époque, avait droit de regard sur les films projetés. Cet épisode cinématographique s’acheva vers 1954.

   Un évènement dramatique en France, entraîna la fermeture de notre salle de spectacles pendant quelques années : Après le terrible incendie d’une discothèque à St Laurent du Pont, le 1 novembre 1970 où 146 jeunes périrent dans les flammes, tout établissement recevant du public, dut fermer ses portes et engager les travaux qu’exigeaient les nouvelles normes de sécurité.

   Il fallut patienter quelques années pour atteindre financièrement l’objectif…

   Pour y parvenir, une association fut créée à l’initiative de Monsieur Julien Bayon, Carentorien d’origine. Ce dernier prit en mains le « dossier salle paroissiale » et chemin faisant, l’édifice put rouvrir ses portes !

   La jeunesse de Carentoir n’attendait que cela pour renouer avec le théâtre, à la fin des années 80. On retrouva également sur les planches, quelques acteurs de la première heure !

   Ce fut alors Monsieur Bernard Chesnais qui dirigea la nouvelle troupe et en fut également acteur. Quelques années après, Madame Chantal Becquet, elle-même actrice, prenait le relais de Monsieur Chesnais.

   À cette période, il y eut un engouement général du théâtre amateur dans notre région, ce qui contribua à l‘animation très appréciée des débuts d‘années.

(Notons au passage que l’établissement le Champ’Bord, inauguré en avril 1971, répondait à toutes les normes de sécurité. Il prit donc le relais de la salle interdite, tout au long des années 70 et accueillit les Arbres de Noël des enfants des écoles jusqu’à l’ouverture de la salle du Bois-Vert en 1983)

Extérieur de la salle paroissiale

Vue de l'entrée de la salle de theâtre

La toponymie des villages

La toponymie de nos villages

Origine de nos villages

    La toponymie des lieux est souvent liée à la chronologie des évènements passés, à des mouvements de populations, à la langue utilisée ou à la situation géographique.

    Ainsi des villages et lieux-dits de Carentoir peuvent avoir un rapport avec la période celtique ou romaine et d’autres assez nombreux, avec l’arrivée des bretons. A partir du Vème siècle et jusqu’au IXe ou Xe siècle, le breton sera la langue la plus utilisée dans notre commune. Par conséquent, beaucoup de noms de villages sont un mélange de breton et de français.

 

  En observant ces noms, on remarque qu’ils sont formés d’un radical et d’un suffixe. Les plus courants dans notre commune sont :

Les noms en aie, ais, aye, ay : 

  Généralement ils correspondent à un groupe, une collection ou une collectivité et sont presque toujours du genre féminin. Ils sont apparus au XIIe siècle et se sont multipliés au XIIIe. Ils sont souvent associés à :

 un nom de personne : la Gilardaie (gilard), Boutinaie (boutin)…

 un élément naturel : la Chênaie chêne), le Ronceraye (ronce)

   

Près de 40 villages rentrent dans cette catégorie.

 

Des noms en erie, ière :

   Ils sont précédés souvent d’un nom de personne ou d’un élément naturel par exemple :

la Drocherie, la Métairie aux jolys, la Bergerie, la Barrière, la Charbonnière.

 

Des villages liés à une situation géographique bien définie

Val : désigne comme son nom l’indique une dépression plus ou moins évasée dans un lieu.

La Vallée, Le Petit Vallon, la Vallée du Gray, le Val de la Cocherie

Roche : se rapporte à un lieu très caillouteux ou à un gros rocher

La Haute Roche, la Basse Roche, La Roche Pèlerin, la Roche aux loups, les Rochettes

Boissière ou Bouëxière : vient du latin « buxus » un lieu planté de buis.

la Haute-Boissière, la Boissière-Launay, la Boissière

Les deffays : viendrait du latin « defendum » qui indiquerait un terrain défendu de pâturage au Moyen-âge.

 

Des noms d’origine gauloise ou gallo-romaine :

 

Des noms en ac : d’origine gauloise mais utilisés à l’époque gallo-romaine

  Marsac, le Mélac, Trignac, le Bas Marsac, les Quézéacs

 

carte Cassini XVIIIe siècle

Plusieurs villages d’origine bretonne :

 

Coët : préfixe d’origine bretonne signifiant bois ou petit bois

Coët Morel, Couëtu.

Bod ou bot : préfixe d’origine bretonne signifiant buisson. On l’assimile parfois au sens de demeure.

Bot Colin : Bot pourrait avoir le sens de buisson près d’une demeure ou lieu d’habitation.

Henleix : Du breton « hen » : vieux et « leix » due à déformation de lis qui désigne la cour ou la demeure d’un seigneur. Henleix pourrait donc être le siège d’une ancienne cour seigneuriale.   

Tré : du breton « treb » : désigne une étendue à usage agricole autour d’un village et associé à son propriétaire

Tréblanc, Tréhandin.

Bran : préfixe breton qui signifie colline, hauteur

Brangolo : colline de lumière, Brambé.

Faux : du breton « faou » qui veut dire Hêtre. D’où les villages

le Bois Faux, le chauffaux.

Aval : en breton pomme

Ville d’Aval.

 

Autres toponymes particuliers

 

Hôtel :  a le sens de demeure et non pas  d’auberge ou hôtellerie. Il est  souvent associé au nom de son propriétaire.

      Hôtel Orhan : la demeure de Orhan

      Hôtel Béridel, Hôtel Michelot

Ville : ce mot a remplacé le préfixe « ker » qui avait le sens de village, de propriété. Il est souvent associé à un nom de personne, une particularité locale ou une situation géographique. 

la Ville Chapet, la Ville Ouie, la Grandville, Villeneuve, la Ville Autoir.

La Touche : ce nom désignait à l’origine un petit bois situé sur une petite hauteur souvent associé à un nom de personne.

la Touche Peschard, la Touche aux Roux, La Touche es Rageard, les Touchettes, la Touche Marcadé.

Gréles villages commençant par ce préfixe sont généralement situés sur une petite élévation, une côte.

la Grée Fichet, la Grée Horlaie, la Grée de bas…

Maupas : passage difficile, dangereux.

Le Marchix : signifie parfois lieu placé entre deux seigneuries.

Plessis : vient du latin « plecterer » : tresser. Ce mot désignait un enclos formé de branches enchevêtrées autour d’un village, d’un manoir ou d’un logis seigneurial. Il est souvent associé à son propriétaire.

le Plessis Payen, le Plessis Grimaud

Porte : désignait souvent une maison noble ou un manoir

la Porte Bignac, la Porte Jutel.

La Chouannière : demeure du chat-huan ou chohan en patois. Aucun rapport avec la chouannerie.

 

Litiges

litiges entre Carentoir et la gacilly

le contexte

   La paroisse de Carentoir compte au nombre des paroisses primitives de Bretagne, c’est-à-dire qu’elle a été créée autour du VI -ème siècle. Carentoir était au point de vue ecclésiastique un doyenné et le curé doyen résidait au bourg. Carentoir était donc le chef-lieu.

   Au XVIII ème siècle lors de l’érection du marquisat de La Bourdonnaye, le sénéchal et les officiers royaux résidaient à La Gacilly d’où ils signaient leurs actes.

   A la Révolution, La Gacilly est érigée en commune et devient chef-lieu de canton comme Carentoir. 

Conclusion, chacune des deux communes est le siège d’une justice de paix.

   C’est à ce moment que commencent les premiers litiges entre les deux communes.

premier litige

   Dès 1791 apparaît un premier litige au sujet de la collecte du vingtième et des fouages pour 1790 et de son collecteur. Le district de Rochefort dont les deux communes dépendent règle le problème en nommant un deuxième collecteur pour Carentoir.

   1792 Nouveau litige entre les deux au sujet de la délimitation entre les communes.

   1801 La Gacilly perd le chef-lieu de canton au profit de Carentoir.

pétition de la gacilly et de 4 communes

   1802 Les Maires et adjoints des communes de La Gacilly, St Martin, Les Fougerêts, Cournon et Glénac adressent une pétition au ministre de la Justice pour que La Gacilly devienne à nouveau chef-lieu de canton et siège de la justice de paix. Dans cette pétition, ils exposent leurs arguments :

  • Le bourg de Carentoir est à l’extrémité du canton

  • Le bourg ne contient que 30 maisons et n’a pas la distinction des bourgs ordinaires

  • Le bourg est sans commerce, sans marché

  • La majeure partie de la population est à la porte de La Gacilly

  • La commune de Carentoir est divisée par le « fleuve » Rahun qui gêne les communications

  • Les chemins pour se rendre à Carentoir sont affreux

Au contraire La Gacilly :

  • Est au centre de l’arrondissement et à des chemins directs et plus beaux

  • La Gacilly est plus proche de Redon la ville où il y a un bureau de poste

  • Il y a six grandes foires annuelles

  • De très grandes halles où on trouve « clincailleries », tissus, grains et autres denrées

  • Une rivière navigable avantage que Carentoir ne peut offrir

   Ensuite la pétition traite un peu d’histoire avec le siège de la juridiction du marquisat de La Bourdonnaye. Ils notent :

  • « …Par quelle fatalité est-il donc arrivé que le chef-lieu de canton ait été fixé à Carentoir ? …»

   Allant plus loin, le maire et l’adjoint de Carentoir enfoncent le clou en ajoutant :

  • …que La Gacilly est le lieu le plus commode et le plus central du canton… qu’il n’y a pas dans les autres bourgs de logement plus commode pour se placer… »

   Et de reprendre tous les arguments développés par La Gacilly.

   Puisque tout le monde est d’accord, le gouvernement devrait accepter sachant qu’en 1801, le préfet du Morbihan avait adressé un dossier pour le transfert à La Gacilly et avait émis un avis favorable. Le Maire de La Gacilly avait adressé au ministre la même requête « pour la lui mettre sous les yeux ».

   1804 La Gacilly continue d’adresser au Préfet toutes les attestations qu’il peut pour ce transfert du ‘contrôleur des contributions directes, du sous-officier du recrutement, de la gendarmerie qui pensent que « …le chef-lieu de canton a été fixé à Carentoir par erreur ».

quatre ans plus tard

   1808 Quatre années sont passées, les maires ne sont plus les mêmes. Le Préfet écrit au Maire de Carentoir, Hoëo, qu’il est obligé de transmettre au gouvernement la demande de transfert et lui demande son opinion mais il ajoute :

  • « Je pense que dans votre opinion, vous considérerez plutôt le bien général que l’intérêt d’une seule commune… »

   Mais le nouveau maire défend sa commune et répond 

  • « …Je vois que l’intrigue s’agite pour me tourmenter. »

  • « On m’a dit qu’en votre hôte (la préfecture) que La Gacilly est une ville alors que Carentoir est un bourg. Si la vanité des habitants de La Gacilly les porte à assimiler leur bourg à Vannes ou même Paris… ».

   Dans la foulée il offre sa démission.

   Deux jours plus tard nouveau courrier dans lequel il reprend les arguments de La Gacilly, utilise de nouveaux arguments géographiques et statistiques et n’hésite pas à attaquer son collègue de La Gacilly :

  • « …les intérêts de 6 500 personnes sont bien capables de faire rejeter les prétentions d’un ambitieux novateur qui va mendier l’adhésion des quatre maires insouciants pour contenter son orgueil sans utilité, tout en faisant bonne mine et faisant semblant de se concerter avec moi… ».

   Le 6 août 1808 le préfet annonce au Maire de La Gacilly que le gouvernement a étudié la pétition et ne n’a pas l’intention d’apporter aucun changement dans l’ordre administratif et judiciaire mais conclut :

  • «  mais il pourrait par la suite s’en occuper… »

épilogue

   Effectivement 25 ans plus tard, le 8 novembre 1833 la commune adressait une nouvelle demande d’érection en chef-lieu de canton ou création d’un nouveau canton avec les communes signataires de la pétition.

   On était revenu à la situation de 1790.

   20 janvier 1837, une ordonnance du roi Louis Philippe fit de La Gacilly le chef-lieu de canton.

 35 années avaient été nécessaires pour obtenir satisfaction.

pour information

   En 1790 la commune de Carentoir était la plus imposée du district de Rochefort avec 13529 livres sur un total de 24 678

   Délibération du conseil municipal de La Gacilly du 15 mai 1808 le Maire déplore

  •  » L’état de dégradation où se trouvent les chemins vicinaux qui aboutissent à la ville…

  • …Depuis le commencement de la Révolution, il n’avait été fait aucune réparation aux pavés de La Gacilly… il y a des ornières qui brisent les charrettes, des mares qui  tiennent les égouts de la ville en stagnation …il émane des miasmes délétères qui altèrent sensiblement les constitutions les plus fortes… ».

   Pourtant, six ans plus tôt, le maire affirmait pour les besoins de la pétition que sa commune possédait les chemins les plus beaux et les plus faciles !

La JAC

la jac (jeunesse agricole catholique)

Qu'est ce que la jac ?

   La Jeunesse agricole catholique (JAC), puis Mouvement rural de jeunesse chrétienne (MRJC) est un mouvement français d’Action Catholique créé en novembre 1929 par l’abbé Jacques Charles. Il va l’appeler JAC (Jeunesse Agricole Catholique), en jeu de mot avec son nom propre Jacques.

   Les fondateurs de la JAC avaient pour but d’évangéliser les campagnes et d’améliorer les conditions de vie des jeunes paysans. En effet à cette époque, même si l’on est en pleine révolution industrielle et que les campagnes en profitent partiellement, le travail des champs ainsi que les conditions de vie dans le monde rural restent très durs. Les outils de ces militants sont alors l’enseignement agricole par correspondance.

  Enfin, comme beaucoup d’associations de jeunesse catholique (comme les scouts), la JAC n’était pas mixte à cette époque. C’est pourquoi la JACF (1933), fondée peu de temps après, poursuivit une action similaire auprès des jeunes filles.

Après la Seconde Guerre mondiale

   Sensible à la priorité de l’époque (nourrir le pays) la JAC se mobilise pour l’augmentation de la production agricole française. Elle mise alors sur les nouvelles techniques de production (la mécanisation, les engrais et autres progrès).

   La JAC permet aussi aux agriculteurs d’organiser la profession et ce par les organismes de gestion, coopératives, mutuelles et syndicats agricoles, etc. Les jeunes paysans prennent alors de grandes responsabilités et en 1960 l’écrasante majorité des responsables agricoles français et des élus ruraux est issue de la JAC.

Les années 1960 et la fin de la JAC

   En 1960, de nouveaux problèmes sont à l’ordre du jour : surproduction, exode rural massif, désertification. La JAC doit se réorganiser : en 1965, la JAC se fond dans le MRJC (Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne) qui voit le jour.

la jac à carentoir

   A Carentoir la JAC fut créée à l’initiative de l’abbé Martin. Dans nos paroisses, les jeunes vicaires ont réalisé un travail remarquable pour tous les jeunes en leur permettant de réfléchir et d’échanger sur leur condition. 

  Ils s’occupaient du Football, du théâtre, des mouvements et entre autres de la JAC.

   A Carentoir, on se souvient particulièrement de l’abbé Allain qui accompagnait et soutenait les jeunes dans les différentes activités proposées sur le doyenné. 

   Comme partout où elle était implantée, la JAC organisait des réunions, des stages qui préparaient les jeunes agriculteurs à prendre la place de leurs parents. 

   Lors de ces stages qui pouvaient de dérouler dans d’autres régions, ils rencontraient d’autres avec des méthodes de travail différentes et ils évoquaient les problèmes politiques et agricoles. A l’occasion de ces rencontres, ils apprenaient à parler en public, à mener des réunions.

   Pour beaucoup de ces jeunes agriculteurs, ce fut un tremplin pour prendre des responsabilités au niveau professionnel (dans les syndicats) mais aussi à devenir des acteurs dans leur commune en devenant des élus, conseillers ou maires.

   Ce fut une très bonne école pour permettre au monde agricole qui était refermé sur lui-même de s’ouvrir au monde et de se l’approprier.

   Les personnes qui ont connu cette époque s’en rappellent comme des moments chaleureux, riches en découvertes et en rencontres.

La voie Ahès

la voie ahès

les voies romaines

   Après la conquête de la Gaule, les Romains entreprirent la romanisation de la Bretagne. Pour cela ils construisirent des camps, des villas, des villes.

    Ils construisirent aussi des voies de circulation rapide afin que les troupes puissent se déplacer rapidement d’un point à un autre, mais aussi pour faciliter les échanges commerciaux. C’est ainsi que les territoires conquis furent dotés d’un réseau de voies dont certains vestiges existent toujours dans nos campagnes. On estime qu’ils construisirent 320 000 km de voies sur trois continents. 

les différents voies romaines

   Les voies romaines se divisaient en trois catégories : via munitavia glareae et les chemins de terre. Ces dernières étaient souvent des routes secondaires construites par des piétons. 

  La deuxième catégorie se composait de voies composées essentiellement de gravier à la surface. Enfin, la via munita était la plus exceptionnelle, car ses voies étaient pavées. 

  Enfin certaines voies pouvaient être réservées à certaines catégories sociales (militaires, personnages importants)

   Le long des voies on trouvait des bornes milliaires. Elles étaient élevées de mille en mille (1 mille valait environ 1400 m).

   En plus de la distance, elles comportaient aussi une mention, le cas échéant, pour rappeler les travaux d’entretien des voies romaines, ordonnés par l’Empereur ou par le fonctionnaire placé sous son autorité. On en trouve une à Missiriac. 

Ci-contre

   On voit très bien la coupe de la voie dans le virage au nord de Trignac. Celle-ci montre très bien les différentes couches qui ont été réalisées pour sa construction.

la construction d'une voie romaine

   D’abord, ce sont les esclaves ou les légionnaires qui avaient pour tâche de creuser le sol. La profondeur dépendait de la structure interne. En général, la tranchée nécessaire se situait entre 1 à 2 mètres.

   Ensuite, en profondeur de la tranchée se trouvait le sol nu, aplani et éventuellement tassé. Puis, il y avait un amas de cailloux. Au-dessus de cette couche, les audits qui étaient composés de moellons agrégés par du ciment romain. À quelques centimètres de la surface, des débris étaient agrégés par du ciment fin, les nucleus.   

   Enfin, à la surface se trouvait le dorsum. Celui-ci se formait généralement à partir de grosses pierres emballées le plus étroitement possible dans le cas des voies importantes.

Pour éviter que l’eau ne stagne la voie était bombée.

la voie ahès à carentoir

   Il existe une voie romaine à Carentoir. Elle se trouve au nord de la commune en limite de Guer. Elle rejoignait Angers à Carhaix. Elle entre sur le territoire communal au Mur, puis passe au niveau du village de la Landriaie et à ce moment elle est très visible. C’est un chemin très large qui passe au-dessus du village de Trignac, traverse la route de Carentoir à Monteneuf, rejoint  le nord de la forêt de la Bourdonnaye qu’elle traverse et arrive au village de Letra en Tréal pour filer vers Missiriac.

   Son nom la voie Ahès. Ahès (en breton : Ahez) est un personnage du légendaire breton, princesse, fée ou géante, parfois confondu avec Dahut, la fille du roi Gradlon dans la légende de la ville d’Ys. Elle est surtout créditée de la création de routes, dont on trouve des traces dans la toponymie des « chemins d’Ahès » dont celui qui passe à Carentoir.

Les Rogations

Les rogations

Les rogations qu'est-ce que c'est ?

   Du mot latin rogatio : « action de demander », « supplication », « prière ». L’origine des Rogations remonte au Ve siècle, en une période difficile (notamment difficultés agricoles, mais aussi de grands désordres comme des tremblements de  terre, des  incendies et surtout des guerres et les pillages qui les accompagnaient).

   A cette époque Saint Mamert, évêque de Vienne, institua un jeûne et des processions chantées pendant les trois journées qui précèdent l’Ascension.

   Le péril passé, la coutume persista et se répandit dans d’autres diocèses. On demandait principalement, en ces supplications solennelles, la bénédiction divine sur les travaux des champs, en vue des récoltes à venir, une protection contre les calamités et une bénédiction de la terre

   La messe et la procession des Rogations n’est plus liée nécessairement aux lundi, mardi et mercredi qui précèdent l’Ascension. Il revient aux Conférences épiscopales de fixer éventuellement le jour ou les jours des Rogations. Elles laissent ordinairement aux communautés paroissiales et religieuses la liberté de choisir les jours convenables. Le chant des litanies constitue la part principale des prières chantées lors de la procession des Rogations.

   Des peintres ont été inspirés par ces processions comme Jules Breton en 1857.

bénédiction des blés en Artois

Les rogations à la chapelle Saint-hyacinthe à la haute-bouëxière

   Durant trois jours, des processions étaient organisées. Elles débutaient les trois jours, le matin vers 7 h 30. Mais avant de partir à cette procession il faut faire le travail de la ferme, en particulier la traite des vaches.

   Le premier jour : départ de la procession devant la chapelle. La procession emprunte l’allée qui est en face et longe le mur du château. Arrivés au bourg du mur, elle tourne à droite et emprunte un chemin qui l’emmène au Monty pour rejoindre la croix de Gourmelan (qui a été décorée la veille) où une prière est dite avant de rejoindre la chapelle en empruntant la route.

   Le deuxième jour : toujours le départ devant la chapelle, empruntant le même chemin que la veille mais au lieu de tourner à droite, la procession se dirige à gauche et rejoint l’entrée du château pour arriver la croix de la Grée. Demi-tour pour aller au château et assister à la messe dans la chapelle de celui-ci. La messe célébrée, la procession rejoint la chapelle Saint-Hyacinthe en passant par le parc.

   Le troisième jour : départ de la chapelle en allant par la route qui relie Tréal à Guer vers la Mare Jaune jusqu’à la croix et retour par le chemin qui rejoint l’ancienne école en longeant la forêt et enfin retour à la chapelle où une messe est célébrée.