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La charcuterie Ruelloux

la charcuterie ruelloux

   

   Marcel Ruelloux  apprend son métier à la charcuterie Saloux située place de l’étoile à Carentoir. Cette entreprise était à l’époque très florissante et livrait en charcuterie  de nombreux commerces sur Rennes, St Nazaire …Devenu au fil des années l’homme de confiance de Mr Saloux, il occupe presque tous les postes dans l’entreprise : ramassage des cochons, abattage, fabrication, vente … A la fermeture de la maison Saloux, travailleur acharné, il envisage l’ouverture d’une charcuterie dans les bureaux de l’ancienne entreprise. Les maisons à l’arrière serviront de laboratoire.

   

    En 1964, avec Annick, son épouse, il ouvre donc sa propre charcuterie. Les tâches sont bien partagées. Marcel s’occupe de la fabrication et Annick de la vente.

   

   Avant que la charcuterie n’arrive dans la boutique, le travail ne manque pas et l’embauche de son ancien camarade de travail, Mr Corduan, est la bienvenue. Le lundi matin est consacré au ramassage des cochons sur la campagne. Ensuite un camion vient chercher une partie des  bêtes pour les emmener à l’abattoir de la Gacilly, le surplus est dirigé vers Derval. Les quartiers de viande récupérés, il faut penser bien sûr à la fabrication. Là intervient le talent des deux charcutiers. Tous les morceaux de cochons sont utilisés et se transforment en : jambon, pâté, saucisses, boudins, poitrine roulée, fricassée…etc. En semaine, il peut aussi aller tuer quelques cochons à la campagne.

 

     

  Annick pendant ce temps s’affaire dans sa boutique. Les débuts sont laborieux car elle est novice en la matière. Heureusement, au début elle bénéficie des conseils de Mme Saloux et s’initie rapidement au commerce. Les poids, les balances, les quantités, les découpes n’ont bientôt plus de secret pour elle. Les clients sont bien sûr au rendez-vous et Annick grâce à sa bienveillance naturelle sait les fidéliser. La boutique est ouverte tous les jours sauf le dimanche après-midi. Quel travail ! Heureusement Marie-Thé intègre l’équipe et se révèle très efficace.

     

    Le dimanche matin Marcel n’oublie pas de livrer les clients de St Nicolas qui le lui rendent bien; ils le connaissent depuis qu’il était à la charcuterie Saloux. Le mercredi matin  il sillonne la campagne de St Nicolas. Ce n’est pas une corvée mais un plaisir.

     

    La charcuterie va devenir de plus en plus florissante. Malheureusement Marcel décède accidentellement. Annick, malgré son chagrin,  fait face. Contre vents et marées, avec son équipe, elle continue courageusement et malgré des ennuis en tout genre, elle développe la boutique et ouvre un rayon épicerie. Les clients affluent de partout et l’été,  Parisiens et autres vacanciers font un détour par sa boutique pour faire provision de fricassée et autres charcuteries.

    En 1995, Annick part en  retraite. Heureuse de partir mais triste de quitter ses clients qui  avoue-t-elle lui ont sauvé la vie. Elle les connaissait tous et les a accompagnés dans leur vie. Certains sont devenus de véritables amis.

 

 

 

 

la communion solennelle

la communion solennelle

La communion solennelle en 1959

   Après la fête des Rameaux, précédant Pâques puis l’Ascension et la Pentecôte, arrivait la Trinité. Pendant des décennies, ce dimanche fut dédié à la communion solennelle dans la paroisse de Carentoir.

     Revenons dans les années 60 !

L’examen de catéchisme

   Quand on se rapprochait du grand jour, avait lieu l’examen de catéchisme.

   Ce petit livre, présent sur le pupitre des écoliers depuis qu’ils maîtrisaient la lecture, se devait d’être parfaitement appris, avant de prétendre à faire sa « communion ».

   L’école, au cours des différentes classes, avait longuement préparé les élèves à l’exercice ! L’examen de catéchisme, dont était en charge un prêtre de la paroisse, était toujours redouté…tant par les futurs communiants que par les parents de ces derniers.

  Les résultats étaient comme à l’école, différents d’un élève à l’autre…et démontraient des premiers et des derniers du classement. Les quelques élèves de l’école publique ne pouvaient figurer au rang des meilleurs, leur instruction religieuse, assurée par un prêtre, dans la salle paroissiale, se limitait à quelques heures par mois.

Obtenir la meilleure note était un challenge…

   Un temps fut, le garçon et la fille qui se distinguaient dans le classement, en obtenant la meilleure note, avaient en récompense de se trouver en tête dans les rangs de communiants à l’église ainsi que dans les processions d’entrée puis autour du bourg. La même règle suivait pour les autres mettant les derniers en fin de cortège. 

   Cette triste pratique, n’arrangeait pas non plus l’harmonie des cortèges …les enfants n’étant pas obligatoirement de même taille.

   De plus, dans certaines paroisses, le père du « lauréat » avait aussi « le privilège » de porter la croix en tête de la procession…ce qui n’était pas du goût de tous les pères de famille !

  Peu à peu, fort heureusement, ces pratiques de classement disparurent !

 

La retraite de communion

   Pour les futurs communiants, quelques jours de retraite précédaient l’évènement, afin qu’ils s’y préparent dans le recueillement mais également pour mettre au point le protocole de la cérémonie du dimanche !

 

  Le grand jour, sa grand’messe et sa procession 

   Quand arrivait le dimanche de la Trinité, les cloches de l’église St Marcoul, lançaient à toute volée, leur joyeux carillon des jours de grandes fêtes.

Notre bourg s’animait, voyant arriver en grande pompe, les familles des communiants accompagnées d’oncles, tantes, cousins et cousines, invités pour la circonstance !

  Comme on disait chez nous : « Y avait du monde dans l’bourg ce jour-là ! »

  La grand’messe solennelle, (toujours émouvante pour les familles) était centrée sur l’engagement des enfants et magnifiée par la longue procession des communiants et de toute l’assistance, autour du centre bourg ! Certains invités s’en dispensaient et se massaient aux quatre coins de notre place pour la suivre en spectateurs !

   Les filles ouvraient la procession, partagées en deux groupes et marchant de chaque côté des rues ! Le protocole était le même pour les garçons à la suite des filles. Au milieu des rangs, un prêtre, généralement celui qui avait accompagné les futurs communiants lors de leur retraite, entonnait les cantiques, tout en surveillant la bonne marche de ses jeunes ouailles. Suivaient dans un ordre bien établi, les enfants de chœur, les enfants des écoles, le groupe des femmes et enfin le groupe des hommes. Les jours de communion, le clergé était largement représenté, marchant au centre, encadré par les enfants de chœur.   

 

La tenue de circonstance

   Les communiantes, étaient plus apprêtées que les communiants ! Celles-ci portaient la longue robe blanche en fine étoffe brodée à la main, dont la ceinture était agrémentée d’une petite aumônière assortie à la robe. Elles étaient coiffées d’un joli diadème blanc d’où partait un long voile assorti. Pour assurer que cet ensemble soit bien maintenu, deux petits liens de ruban blanc partaient du diadème et étaient noués sous la gorge.

    Le tout transformait nos fillettes de 12 ans, telles de jeunes nonnes, le jour de leurs vœux !

(Très souvent, les robes de communiantes se transmettaient dans les familles ou s’empruntaient à des voisines ou autres parentes.)

   Quant aux communiants, la tenue de rigueur se voulait beaucoup plus sobre ! La plupart d’entre eux étrennaient leur premier costume sur chemise, cravate, pochette et gants blancs.

   Le brassard également blanc, ce large nœud de tissu soyeux, fixé sur l’avant-bras gauche et dont les pans tombaient au-dessous du coude, complétait obligatoirement la tenue.

(Un premier costume se faisait sur mesure chez le tailleur de Carentoir et les modistes fournissaient brassards et autres accessoires)

   Durant le parcours de procession, garçons et filles tenaient d’une main un grand cierge enrubanné et de l’autre, le missel flambant neuf et le chapelet. Ces deux objets pieux étaient fréquemment offerts par les proches, pour l’occasion.

 Nos religieuses, recommandaient aux communiantes de laisser dans leurs écrins, le jour de la cérémonie, montre, chaîne et médaille qu’elles recevraient en cadeau. Ces nouveautés, disaient-elles, les distrairaient obligatoirement durant les offices. Hélas, la tentation était forte et le jour venu, ce conseil n’était guère suivi d’effet !

 

(Les aubes, que revêtent aujourd’hui les communiants, ne se sont généralisées qu’à partir du milieu des années 60 dans nos contrées)

Préparatifs de la fête familiale

« On est de communion cette année ! » entendait-on souvent !

   La communion solennelle, depuis des lustres, se fête aussi en famille !

   Dans ces années 60, on réunissait de grandes tablées ce jour-là ! Très longtemps à l’avance, les maîtresses de maison recrutaient une bonne cuisinière, de connaissance ou de renommée et sollicitaient voisins et voisines pour le service !

  Le repas au restaurant n’était pas fréquent et n’y recouraient à cette époque que quelques familles du bourg.

  Les mois précédents, étaient aussi l’occasion de faire quelques petits travaux d’entretien et d’embellissement de la maison, en vue de la réception !

  Il fallait également prévoir la « tenue vestimentaire de circonstance » pour chaque membre de la maisonnée ! Cette période garantissait de l’ouvrage à nos couturières !

Après la messe, séance photos !

   A la sortie de la cérémonie en fin de matinée, il ne fallait pas trop s’attarder sur le parvis ! Jean-Baptiste Thierry, le photographe de La Gacilly, s’installait chez Louise et Julien Bayon au bas de la place ! Une installation sommaire et provisoire, faisait office de studio. Chaque communiant posait alors pour la traditionnelle photo.

 

Les repas de communion entrecoupés par les Vêpres

   On se hâtait ensuite vers la maison car la cuisinière attendait, les serveurs avaient dressé les tables, garni les vases de fleurs blanches, mis en évidence le menu (tapé chez l’imprimeur ainsi que les images pieuses) devant chaque convive.

   Ce déjeuner de fête ne devait pas prendre du retard car au milieu de l’après-midi,  les cloches tinteraient encore pour rappeler l’assistance du matin, aux Vêpres cette fois. On repartait donc pour l’église, souvent dans la précipitation mais…sans certains invités masculins, qui après un bon repas, renonçaient à aller chanter le Magnificat !

   Au cours des années 70, les Vêpres furent supprimées du programme de la communion solennelle, à la grande satisfaction des familles, il ne faut pas le cacher !

   Le soir, on refaisait bombance avant le départ des invités !

 

Le lendemain de communion

  Le lendemain, c’était disait-on « le retour de communion ».

  Les communiants avaient congé ce lundi !

  On offrait à déjeuner à la cuisinière et aux gens qui s’étaient dévoués au service, la veille. En fin de repas, se joignaient à eux, autres voisins et amis pour « le café de communion ». Ces invités du second jour, arrivaient aussi avec petit cadeau ou petit billet de circonstance.

   

La communion passée, s’ouvrait la porte de l’adolescence…

 

    Les communiants étaient heureux… Leur retraite de trois jours, avait suscité la prise de grandes résolutions pour continuer à suivre le « bon chemin » ; celui qui allait aussi les conduire vers la grande classe de l’école primaire ou à l’entrée au pensionnat, généralement fixée à 12 ans, en ces années 60.  

L’harmonie fanfare de la fondelienne

l'harmonie fanfare de la fondelienne

    La création de la section musique de la Fondelienne de Carentoir remonte au XIXe siècle. Après une première tentative en 1874, l’esquisse de la Fondelienne actuelle voit le jour en 1885 grâce à l’abbé Jouet, prêtre mélomane. Celui-ci  met tout en oeuvre pour contacter des personnes susceptibles de financer l’achat des instruments. Sollicité, Mr Orinel, notable de Carentoir, accepte. Grâce à lui, l’Harmonie de Carentoir voit le jour et va pouvoir se développer.

     Dès le 15 août de la même année, elle effectue sa première sortie au pardon de Notre Dame de Fondelienne et se place sous sa protection.

     Peu à peu, L’Harmonie de Carentoir se fait connaître et anime de nombreuses fêtes locales. Elle participe même à des concours, notamment celui de Vannes, et remporte ses premières médailles.

    Durant la guerre 14/18, l’Harmonie est mise en sommeil. mais elle reprend de plus belle en 1919. C’est l’année où Théophile Pajot intègre la musique.

     Jusqu’en 1940, l’ensemble va poursuivre son activité et participer à l’animation des fêtes de Carentoir et des communes environnantes.

    Au début de la guerre 39-45, l’abbé Plantard, par sécurité, va cacher les instruments (pistons, bugles, barytons, basses et contrebasses) à l’intérieur des arcades de l’église.

     Après la guerre, l’Harmonie se reconstitue sous la responsabilité de Mr Maisonneuve. On reprend les anciens instruments mais on y adjoint des clairons et des cors de chasse. Si bien que l’Harmonie devient « l’Harmonie Fanfare de la Fondelienne de Carentoir ».

    En 1963, après la mort de Mr Maisonneuve, L’abbé Noblet, curé de Carentoir, demande à Théophile Pajot de prendre sa succession

   Jusqu’en 1973, l’Harmonie Fanfare fonctionne avec une vingtaine de musiciens. Puis elle s’associe avec d’autres communes comme Guer, Maure de Bretagne et Redon. Le groupe s’agrandit et compte alors près de 80 musiciens.

  La formation musicale est assurée par Théophile Pajot, son adjoint, Paul Payen, Bernard Massot et Emile Baratte.

   Dans les années 80, plusieurs récompenses en concours de clairon individuel vont venir couronner le travail des musiciens et de leurs responsables.

 

 

Les premiers statuts de la fanfare Notre Dame de Fondelienne de Carentoir

 

Courrier arrivé en Préfecture le 25 Octobre 1898 (tampon)

 

Société

 

De la fanfare Notre Dame de Fondelienne de Carentoir

 
   

Statuts

 

 

Art. 1 er – Il est créé à Carentoir une Fanfare sous le titre de Société Notre Dame de Fondelienne.

         Elle a son siège au bourg communal

 

Art 2 – Elle comprend des membres titulaires et des membres honoraires. Les premiers sont soumis aux obligations tracées par le règlement.

 

Art 3 – l’admission des Sociétaires pour chacune des deux catégories aura lieu sur la présentation de deux membres et sera décidée par le Bureau qui prononcera également les exclusions.

      Les sociétaires qui n’auront pas atteint l’âge de 21 ans devront justifier de l’autorisation de leurs parents ou tuteurs.

 

Art 4 – Le Bureau se compose d’un président, d’un Vice-président, d’un Directeur de la musique et d’un Secrétaire-Trésorier.

 

Art 5 – Les membres du Bureau sont nommés en assemblée générale. L’élection n’est valable que si la réunion comprend au moins des Sociétaires.

            Les membres du Bureau sont nommés pour une année.

 

Art 6 – Tout membre de la Société versera chaque année une cotisation de dix centimes, sauf le cas ou sa situation appréciée par le Bureau ne le lui permettrait pas.

 

Art 7 – les membres titulaires de la Société recevront les ordres du directeur, qui indiquera le jour et l’heure des répétitions.

            Ils sont tenus d’y assister sous peine de dix centimes d’amende par jour d’absence non motivée et de cinq centimes de retard.

            Trois absences consécutives non justifiées suffiront pour faire considérer le membre défaillant comme démissionnaire.

 

Art 8 – A la fin de chaque année, et sur la convocation du Président, le Secrétaire-Trésorier rendra compte à la Société de l’emploi et de l’état des ressources.

 

Art 9 – Toute discussion politique ou religieuse est interdite dans les réunions quelles qu’elles soient.

 

Art 10 – En cas de dissolution, l’actif pécuniaire sera distribué également entre les membres titulaires, étant établi que les instruments de musique et le mobilier sont apportés par M. Jouet directeur qui en est le propriétaire.

 

Art 11 – Toute modification aux présents statuts sera soumise à l’approbation de l’autorité supérieure.

 

  René Jouet                                                         François Pajot

  Directeur                                                           Secrétaire-Trésorier

spectacle lumino-aquatique

spectacle lumino-aquatique

   

   En août 1987, les membres de la Maison des Jeunes et de la Culture de Carentoir décidèrent de présenter un spectacle son et lumière  sur l’étang du bois vert à Carentoir. La date retenue fut le samedi 23 juillet 1988.

 

   Le thème choisi était « Un soir sur les mers du monde » . Le spectacle appelé communément par les jeunes « spectacle lumino aquatique » devait embarquer le public sur toutes les mers du globe. 

 

 

Les préparatifs

 

    7 plateformes furent installées sur l’eau. Une jonque, une gondole  et des palmiers en cartons furent créés pour le spectacle. Le pont du Rialto et un château servaient d’arrière-plan. Une cloche, une fausse lune et un piano complétaient le décor. Des canoës furent prêtés par la MJC de Guer.

 

  Plus de 180 bénévoles

 

     On pouvait trouver des électriciens pros et amateurs qui avaient la charge  d’installer tout ce qui était son et lumière. Une cinquantaine de projecteurs furent ainsi placés sur les plateformes.

    Des bénévoles devenus menuisiers créèrent plateformes, jonque, gondole, cloche…

   Les enfants de l’école de Bel Air réalisèrent les panneaux publicitaires pour annoncer le spectacle.

   Des couturières bénévoles confectionnèrent une soixantaine de costumes.

   Des gradins pouvant accueillir les spectateurs furent installés sur la route  face à l’étang.

 

Samedi 23 juillet 1988 : 2500 spectateurs

 

    Après un temps pluvieux  toute la journée, le temps s’éclaircit enfin dans la soirée. Un public très nombreux , plus de 2500 spectateurs, vint assister au spectacle.

   Le spectacle commença par une chorégraphie. Un moine sonnant une cloche au milieu du plan d’eau annonça le début du voyage : un périple visuel, sonore, coloré et très frais.

      On put apprécier:

 – l’ Ecosse et son sonneur de cornemuse devant un château.

 – l’Asie avec sa jonque et ses parapluies colorés suivi d’une démonstration d’aïkido réalisée par une association  de Carentoir qui pratiquait cette activité.

 – Tahiti et ses vahinées dansant  sur une musique adéquate devant un soleil couchant avec palmiers et canoës.

 – Le Pérou et ses musiciens jouant sur la musique de « El Condor Passa ». Le public enthousiaste accompagna ce morceau en frappant des mains.

 – L’Italie avec pour décor le pont Rialto devant lequel des danseurs et danseuses en robes de cérémonie et costumes d’époque évoluaient sur une musique de Rondo Vénéziano.

     Tout au long de la soirée le public  put rêver en compagnie de Pierrot et Colombine partis à la rencontre des marcheuses sur l’eau tout de blanc vêtues, noyées dans la lumière des projecteurs et des fumigènes.

      Un feu d’artifice tiré des deux côtés de la rive, formant une voûte de lumière sur une musique des Pink Floyd clôtura le spectacle.

     La soirée se termina par un grand bal en extérieur organisé sur le parking de la salle polyvalente.

 

En conclusion

 

     Le public repartit satisfait et heureux  d’avoir passé une agréable soirée.

    Le spectacle permit  de développer l’esprit d’initiative des jeunes dans le domaine de l’animation de la commune.

   Une partie des jeunes et des moins jeunes, grâce à cette animation, se sont rencontrés et ont travaillé ensemble dans un même but.

  Un chèque de 10 000 F fut remis à la crèche d’ « Aréquipa Pérou » qui oeuvre pour venir en aide aux enfants des bidonvilles.

Le Théâtre

Le Théâtre

Témoignage de DANIEL CHASTAGNER Carentorien d'origine ; né en 1941

Souvenirs du Théâtre

  Je reconnais ce cadre avec beaucoup d’émotion. Par exemple le trou du souffleur, au premier plan, où se tenait l’abbé Beurel tandis que je chantais sur l’avant-scène :

                               

      « Il était un orphéoniste

      s’appelait-il Pierre ou Baptiste,

      l’histoire n’en dit pas un mot

      Do si la sol fa mi ré do.. 

      Il faisait voile vers l’ Angleterre

      Mais par l’effet des vents contraires,

      Il aborda près du Congo

      Do si la sol fa mi ré do »

 

   A côté de moi, Jean-Paul Maillard, grimé en noir avec un  bouchon brûlé, agitait avec un grand éventail en carton.

C’était en 1949-1950.

Au premier plan : le trou du souffleur

   J’ai le souvenir de trois pièces de théâtre jouées entre 1947 et 1950 dans ce magnifique théâtre. L’une se déroulait dans le cadre d’un château. Louis Pelvé, le peintre, y avait un rôle majeur. Une autre était liée à la Résistance et un certain  Lanoë de la Danais était le traître Shaeffer. Avec des coups de fusil et des odeurs de poudre dans la salle une autre relatait l’aventure de Charles de Foucault, missionnaire assassiné par les Touareg. Quant aux titres ?

    J’ai le souvenir également d’une pièce où Louis Pelvé, habillé en « Louis XIV » restait immobile pendant toute la scène, comme un décor. Il  se levait à la fin, comme un »deus ex machina », à la stupeur de toute la salle. Gros effet sur le gamin de 6 ans que j’étais.

    Une autre pièce de la même période relatait un épisode d’espionnage avec coups de feux qui dissipaient une odeur de poudre dans la salle.

 

Debout de G à D

Denis Trochet, Lucien Houeix, René Jouet, L’abbé Allain, Marie-Thérèse Le Covec (Génouel), Paul Lecoq

Assis de G à D

René Pihéry, Marie-France Couédor (Jouet), Louis Lecoq, Annick Texier

Premières séances de cinéma

    Dans la salle de théâtre, à gauche en entrant : la cabine de projection de « Ciné 47 ». Mon papa, André Chastagner était le promoteur et le projectionniste de cette attraction hebdomadaire pendant cinq ou six ans.

    Madame Rénimel, la maman de Gaston et Christiane, tenait la billetterie, sous l’escalier du théâtre.

    Les films arrivaient de Rennes à l’Hôtel de France en grandes galettes d’aluminium par le petit autobus de Monsieur Plantard.

    La promotion du film était assurée par le chanoine Bruneau qui annonçait le spectacle en chaire, ou pas si c’était trop osé à son goût.

     J’y ai découvert Laurel et Hardy.

 

Fête de la terre à la Haute-Bouexière

fête de la terre à la haute-bouexière

Bulletin paroissial novembre 1948

Deux figures de la chouannerie

Deux figures de la chouannerie

     Deux chefs chouans ont particulièrement marqué l’histoire de la Chouannerie à Carentoir et dans les communes environnantes : Léopold De Cacqueray et le chevalier de Montméjean.

Léopold de cacqueray

   Léopold de Cacqueray, ancien page de  Louis XVI, est un gentilhomme manceau. Il va venir dans la région faisant partie de l’association bretonne d’Armand de la Rouerie et chouannant sous les ordres de Puisaye. Il essaie de structurer et d’organiser la chouannerie entre Questembert, Allaire et la Gacilly-Carentoir. Il établit son QG au château de la Bourdonnaye. Il crée à partir de là un réseau de poste avec au départ La Minière en Réminiac, La Noë Cado en Les Fougerets et Port de Roche  sur la Vilaine, réseau qui va essaimer sur toute la Bretagne et servira aux chouanneries ultérieures. Il inaugure aussi la tactique fuyante qui fera la part belle aux combats chouans.

   Le 14 mars 1795, alors qu’il se préparait à assister à la conférence de La Mabilais, il est tué lors d’un accrochage avec une patrouille de gendarmes vraisemblablement près de Tirpen ( Malestroit). Il est inhumé près du calvaire Ste Anne de Malestroit dès le lendemain, de peur que les chouans du secteur n’enlèvent son corps. Sans doute a-t-il été trahi et suivi car ses hommes fusilleront 3 personnes du secteur en représailles, les soupçonnant d’être à l’origine de cette trahison ou ayant pratiqué la délation. Louis Sol de Grisolles lui succède alors comme chef de corps des insurgés du district de Rochefort

Tour du château de la Bourdonnaye occupée par les chouans durant la Révolution

le chevalier de montméjean

   Alexandre Dupuy Monbrun de Montméjean, s’il n’est pas Carentorien d’origine a néanmoins des liens avec Carentoir. Il est natif de la Lozère, lieutenant au régiment du Forez à Sedan. En 1782 il se marie avec Anne Gabrielle Le Roy de La Danais. Il émigre en 1791 puis revient clandestinement dans la région où habite son épouse. Lors des évènements de 1793, les chouans de Carentoir le mettent à leur tête. Il a alors sous ses ordres, Davalo de Tréal, Chevalier de Carentoir, les frères Boutemy et Jouvance de Glénac. En mars 1793, il dirige les chouans du secteur dont le contingent était fixé à 58 hommes lors de la prise de Rochefort en Terre.

   A partir de ce moment, si sa tête est mise à prix (environ 600 livres), lui se met vraiment à chouanner avec une bonne trentaine de partisans et 10 cavaliers. Sa rapidité de mouvement déconcerte les bleus et les patriotes lancés à ses trousses. On le signale en Morbihan ou en Ille et Vilaine. Il est partout et nulle part. Il se permet de délivrer 14 jeunes gens de Carentoir qui sont emprisonnés localement pour refus de servir dans les armées de la République.

   Ses terres de Carentoir, sa maison de la Danais sont considérées comme biens nationaux et vendues en partie au prêtre constitutionnel Rubault, de La Gacilly. Le bétail sera vendu à la foire de La Gacilly.

   Montméjean est arrêté aux alentours de Malestroit, à l’été 1793, semble-t-il, et  guillotiné quelques jours plus tard. Il y a quelques désaccords d’historiens sur ces dates.

maisons de chouans

Ecole publique du Temple (suite)

ecole publique du Temple (suite)

   L’historique de l’école publique du Temple, est issu des archives de notre Mairie. Ces archives relatent bien qu’une maison du bourg, fit office d’école pendant quelques décennies, soit de 1851 à 1885 environ…

 

   Il semblait intéressant de pouvoir localiser cette maison et surtout de savoir si elle existait encore.

  Des témoignages recueillis, auprès de personnes natives du Temple, nous l’ont appris !

   Eh! bien oui, elle est toujours là, dans le centre du bourg, jouxtant une haute et belle bâtisse et face à la petite place et au bar « Le Templier ».

   De plus, un article du journal local « Les Infos » du 10 septembre 1976, consacré à Monsieur Joseph Leblanc 91 ans, propriétaire du lieu et y résidant, nous le confirme.

   Monsieur Leblanc annonçait d’entrée à son interlocuteur que cette maison fut la première école du Temple de Carentoir !

  Michel Colléaux qui signa en 1976 le reportage au Temple, la décrivait très joliment, comme suit : « Une maisonnette  blanche, qui semble n’avoir pas d’âge, un jardinet, telle se présente, aux yeux du visiteur, la retraite du Père Leblanc, 91 ans, doyen du canton ».

  Aujourd’hui, le doyen du canton nous a quittés, depuis de longues années mais la maison (qui n’est plus blanche) est entre de bonnes mains, très gracieuse malgré son grand âge ! Avec ses pierres apparentes et ses volets bleus, elle nous renvoie une image authentique des maisons de bourgs d’autrefois.

   Concernant les enseignants qui se succédèrent dans cette maison du Temple au cours du 19ème, nous avons peiné à les retrouver sur les divers recensements mais un généalogiste local, aguerri, nous est venu en aide ! Ses recherches aboutissent sur trois instituteurs recensés dans le bourg :

-1856 Pierre Letexier 38 ans

-1872 Pierre Perro 68 ans

-1876 François Burel 50 ans

    

     Début 20ème,  le recensement de 1901, nous indique la présence de Marie Tatard, institutrice, célibataire de 27 ans.

  Elle est toujours présente dans le recensement de 1906 où est révélée sa naissance le 27 juillet 1873 à Renac.

  On y trouve également une seconde institutrice, désignée adjointe de Melle Tatard, arrivée à l’école du Temple entre 1901 et 1906 en la personne d’Eugénie Geniès née le 27 07 1883 à Montignac (Dordogne) et décédée à Vannes le 27 05 1972.

  Quelques natifs du Temple confirment en effet que leurs parents ou grands-parents ont appris, à lire écrire et compter, sous la houlette de Mademoiselle Tatard !

  Cette fille de forgeron de Renac, célibataire, fut nommée au Temple, au mieux en 1898. En atteste, « un prix d’honneur de fin d’année », attribué à un élève de la Gilardaie et signé par Melle Tatard. Comme beaucoup d’écoliers de notre pays dont l’année scolaire avait été  satisfaisante, il reçut en récompense 2 magnifiques livres d’histoire, offerts par le Ministère de l’instruction publique. La demande officielle de cette récompense, dut être à l’initiative de Melle Tatard.

  Ces ouvrages dont le temps a endommagé dorures et enluminures, sont cependant précieusement conservés par les descendants du bon élève de 1898

    

   Hormis son acte de naissance, aucune autre information sur Marie Tâtard ** après son passage au Temple.

  Toutefois, quelques précisions sur la vie privée des 2 enseignantes, nous sont apportées par notre aide en généalogie :

   -Le père de Marie, après son veuvage, aurait quitté Renac et serait venu habiter au Temple avec sa fille (recensement de 1911).

  -Quant à Eugénie Geniès, elle se marie à Montignac (Dordogne) le 18/09/1913 avec Paul Chapel. Le couple s’installe en Bretagne. Leur fils André naît à Tréal le 6/10/1919.

 

  D’autres souvenirs ou témoignages, s’il en est, seraient bienvenus pour compléter ce retour sur l’école communale d’autrefois !

 

M.GB

 

** Tâtard avec accent circonflexe sur son acte de naissance

 

le manoir de la chouannière

le manoir de la chouannière

   On y accède en prenant la route de Bruc sur Aff. Une longue avenue nous y amène.
  Le premier bâtiment à droite est un appentis qui abritait autrefois la calèche des propriétaires. Le bâtiment est très simple mais le pignon arrière est protégé par des Essentes de châtaignier assemblées comme des ardoises.
  A suivre, on trouve une chapelle à 8 pans surmontée d’un clocheton. Cette chapelle est datée de 1724

  A l’intérieur, le plafond est composé d’une charpente cintrée. Les 8 pans des murs symbolisent la résurrection (La fin et le recommencement).
   Elle a été rénovée par M. Joseph Orhand dans les années 2000.

    

   Autrefois nommé « Chohannière », le lieu doit son nom au blason orné de chats-huants du premier propriétaire connu du lieu, Jean Peschart, chevalier conseiller au parlement de Bretagne, vers 1430.
   A l’origine, la propriété comprend les bâtiments, un bois, une écluse et des pêcheries sur l’Aff. Par mariage, elle passe aux Hudelor vers 1550, puis aux Ruellan. En 1639, elle est achetée par Guillaume de Marnière, commandant de marine à Brest. En 1786, c’est René-Ange Constant de Marnière qui en hérite. Il fait lui aussi carrière dans la marine et sera capitaine de vaisseau du Roi à Brest. Lui succéderont, par mariage, la famille de Lorgeril, puis les de Cintré.
   La Chouannière est laissée à l’abandon dans la dernière partie du 20ème siècle. Elle est rachetée par Joseph Orhand en 1991, un agriculteur qui en louait les terres. C’est lui qui rénovera le manoir et la chapelle dans les années qui suivront.

  La partie la plus à l’ouest de la longère est un corps de logis composé de deux bâtiments accolés : une plus ancienne datant du 16ème siècle et une autre du 17ème-18ème.
  Sur la façade de la partie la plus ancienne, on voit les traces d’une large porte en plein cintre qui a été comblée. Au-dessus à gauche, une autre porte a aussi été rebouchée et devait mener à la salle haute. L’accès devait se faire par une échelle ou un escalier extérieur amovible. On entre dans le bâtiment par une porte à meneau qui s’ouvre sur la cuisine.

   Le rez de chaussée se divise en deux parties :
  D’abord, une large salle avec un sol pavé de galets (chose assez rare en Bretagne), une grande cheminée de schiste bleu bien ouvragée avec deux corbeaux sculptés. Le manteau avait dû être orné de 3 écus ou emblèmes qui ont été martelés. Au fond, près d’une étroite fenêtre à coussiège, on trouvait un fourneau en pierre, avec une dalle de schiste moulurée et percée de deux orifices permettant de recevoir une grille de cuisson.
  Dans la salle suivante, plus réduite, on peut voir une petite cheminée avec un linteau de schiste recouvert de rosaces à six branches ou avec une croix centrale et des pommes de pins.

  A l’étage, on trouve un vaste grenier avec une vieille charpente à voûtement en tiers point. L’entrait est orné de trois marques de compagnons : une roue solaire, une rosace à six branches et une croix palmée tronquée en décorent le centre.

   La partie centrale du logis est plus récente et imposante. Elle est flanquée à l’arrière de deux tours à base carrée. La plus imposante des deux abrite un large escalier en bois massif desservant les trois étages. A la base de cette tour, on peut voir le début d’un souterrain. L’entrée a été bouchée, mais on retrouve des traces de celui-ci à l’extérieur du bâtiment. La légende locale dit que ce souterrain irait de la Chouannière au manoir de Bois Orhant à Bruc sur Aff et qu’il passerait sous la rivière. En fait, il se prolonge d’une cinquantaine de mètres derrière le château et s’arrête au niveau d’un mur débouchant sur un chemin creux. Ce souterrain est creusé à environ un mètre de profondeur. Deux murets écartés de 50 centimètres soutiennent un plafonnement de larges dalles de schiste. On ne pouvait pas s’y déplacer debout. Les dalles recouvertes de terre, le souterrain est indécelable. Il devait permettre de s’enfuir ou de prendre à revers d’éventuels agresseurs. Il a peut-être été construit dans la période d’insécurité des guerres de religion.

  La partie avant de ce logis est plus récente et a été remaniée entre le 18ème et le 19 ème siècle pour laisser place à de grandes ouvertures. Deux lucarnes à fronton triangulaire ornent la toiture. Elles sont en tuffeau.

 

  Pendant la révolution, la famille de Marnière ayant émigré, le manoir est occupé par leur ancien régisseur, l’agent national Leblanc. Il y stocke du blé et des armes. Le 2 mai 1795, Constant Cadio, à la tête de 25 chouans, attaque la Chouannière et s’empare du grain entreposé ainsi que d’un canon.
   On dit qu’une des marches de l’escalier se serait écroulée pendant l’attaque.

La porte rouge

la porte rouge

charles marie hurel

  « Le maistre en chirurgie »

    Il y a plus de 3 siècles, la maison de Serre ou de Saire devint la possession du marquis de la Bourdonnaye. Charles Hurel, son homme de confiance en devint propriétaire vers 1754.

    En 1777, elle sera habitée par Charles Marie Hurel le « maistre en chirurgie » et ses deux filles, Perrine Julienne et Perrine Marie. Il perdit son épouse en 1781 et se remaria en 1784. Sa nouvelle épouse aura la responsabilité d’élever ses deux filles.

   Charles Marie Hurel s’installa dans sa maison de Serre comme chirurgien dentiste. Pendant longtemps, le linteau d’une porte a porté l’inscription « dentiste ». Il pratiquait à l’occasion des autopsies. Un document émanant du tribunal de Rochefort en Terre l’atteste.

 

 La révolution

    Arrive la Révolution. La population est d’abord réceptive aux nouvelles idées et certains participent à la rédaction des cahiers de doléances.

   En 1792, de nombreuses mesures décidées par le comité révolutionnaire  exaspérèrent les habitants des campagnes : la suppression des objets religieux dans les églises, l’obligation pour les prêtres de prêter serment à la constitution civile et toutes sortes de réquisitions affectant surtout les paysans.

    Toutes ces mesures discriminatoires furent en partie à l’origine de la chouannerie et créèrent la discorde. Certains prirent le parti des royalistes et d’autres celui des républicains.

     Charles Marie Hurel se rangea du côté des républicains. Selon des archives, il était présent à Rochefort en Terre lors du « sac de la ville  » par les chouans.

     Dans la région de la Bourdonnaye, aux dires de Michel de Galzain, écrivain et historien, la répression fut dirigée par Charles Marie Hurel. Dès lors il fut considéré comme traître par les chouans et sa tête fut mise à prix.

 

Son arrestation et son exécution

 

   Pour avoir participé à plusieurs expéditions punitives, il ne se sentait pas en sécurité.

  Le jour de son arrestation, il dut se rendre dans un village de Tréal. A son retour, il fit la tournée des cabarets mais en cours de route, il fut attaqué par un petit groupe de chouans. Il réussit à leur échapper et  revint chez lui à Serre. Mal  lui a pris, car les autres l’avaient suivi et déferlèrent sur sa maison.

  Le pillage de la maison terminé, ils s’emparèrent de Charles Marie et l’emmenèrent d’abord hors de chez lui, près du cellier. Là, ils l’encordèrent pour l’emmener vers le lieu de son supplice.

  Ensuite on entendit un coup de feu venant du côté de la Haute-Bourdonnaye.

  Ce n’est que le lendemain, qu’on le découvrit étendu mort devant la porte de la bergerie  sur laquelle son sang avait giclé.

   Pour cette raison elle s’appelle depuis ce jour « PORTE ROUGE » .