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le château de la ville quéno

Armoiries de la famille de Talhouet

Le château de la Ville Quéno est dès le XIVe siècle le siège d’une seigneurie appartenant successivement aux familles Couppu, Raguenel de Malestroit, Montejan, Thierry et Méhaud avant d’être acquise par François de Talhouet, gouverneur de Redon et Valence du Bois-Orhand à la fin du XVIe siècle.

 

En 1681, Louis Redon de Talhouet, gouverneur de Redon, décrit la terre de La Ville Quéno en ces termes: » La maison, manoir, terre et seigneurie de la Ville Quéno situés en la dite paroisse de Carentoir, consistant en un grand corps de logis contenant de face environ quatre-vingts pieds et de profondeur autres quatre-vingts pieds, avec un pavillon au bout vers le soleil levant, cabinets, écuries, cuisine, boulangerie, cellier, portail, première et basse-cour, jardins, vergers, prairies, bois de haute futaie et de décoration, garennes, colombier, mail et vignes. »

 

La seigneurie compte également à cette date une métairie située près de la propriété,  deux moulins, celui à eau de la Fosse et celui à vent du Vicomte. Plus tard viendra s’ajouter le moulin de Gouro.

 

Au XVIIIe siècle, La Ville Quéno devient le coeur d’un immense domaine constitué de petites seigneuries situées sur Carentoir et les communes limitrophes. La famille De Talhouet devient entre autres propriétaire des seigneuries du Bois-Orhand, de La Herviais, de Noyal et de Quelneuc.

 

 A ces acquisitions vont s’adjoindre progressivement les terres de La Gélinaie, du Bois-Brassu, du Boschet, le fief de Clazeul ainsi que les seigneuries de la Touche-Peschard et de la Touche-au-Roux.

 

La Ville Quéno reste la résidence principale  de la famille de Talhouet jusqu’à la fin du XVIIIe siècle.

En 1776, Mr le marquis Joseph de Talhouet de Boishorand devient président à mortier au parlement de Bretagne et s’installe de manière plus permanente dans son hôtel à Rennes. De 1790 à 1792, Il sera le premier maire de la ville. 

 

Durant la période révolutionnaire, le château est plus ou moins abandonné. Il est  la cible des insurgés et subit quelques déprédations.

 

A la fin du XIXe siècle, Henri de  Talhouet épouse Marie Marthe  Roullet de la Bouillerie. Ils  décident d’investir dans la rénovation du château et font appel à un architecte très en vogue à cette époque, Auguste Beignet.  Celui-ci rénove profondément les bâtiments tout en s’appuyant sur l’existant. L’édifice une fois remanié, redevient la résidence privilégiée de la famille.

 

Ce château  est toujours la propriété de la famille de Talhouet.

Sources : « Fonds de la Ville Quéno »